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robélia ≠ i'll love you long after you're gone.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:40

We accept the love
we think we deserve
If I should stay, I would only be in your way. So I'll go, but I know I'll think of you every step of the way. And I will always love you, I will always love you. You, my darling you, hmm. Bittersweet memories  that is all I'm taking with me. So goodbye, please, don't cry. We both know I'm not what you, you need. And I will always love you, I will always love you. ROBELIA, chapitre III



Comment s'était-elle retrouvée dans cette galère ? Tout ce qu'elle avait voulu, c'était aller boire un verre avec Daegan et grappiller quelques informations sur l'Oblivion et maintenant, elle était obligée de ramener Robyn chez lui. Cela faisait un mois qu'ils ne s'étaient pas vus et le ventre de Cordélia n'avait fait que grossir encore plus, rendant désormais visible à tous sa grossesse indésirée. Elle avait abandonné l'idée de tuer l'enfant – se doutant qu'une telle chose était impossible en raison de cette sale vicieuse de Freya. Elle était donc entrain d'élaborer deux plans bien distincts l'un de l'autre, des plans dont elle avait prévu de parler ce soir là avec une de ses meilleurs amis. Mais non : il avait fallu que l'irlandais soit là – avec un autre crétin de son pays d'origine d’ailleurs – et qu'il gâche absolument tout ce que la jolie rouquine avait en tête. Visiblement, il n'avait pas supporter de la voir flirter pour obtenir ce qu'elle désirait et il s'était jeté la tête la première dans une bagarre, sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Résultats des courses, elle était obligée de ramener un joueur de quidditch dans un état absolument pitoyable jusqu'à chez lui. Pendant un moment, elle avait envisagé d'appeler un de ses proches mais elle savait qu'elle aurait du probablement expliquer pourquoi le garçon s’était jetée sur un groupe d'hommes de deux fois sa taille et ce n'était définitivement pas une bonne idée. Elle était bien contente que personne – ou presque – ne soit au courant de tout ce qu'il s'était passé entre eux et elle comptait bien à ce que les choses continuent de cette manière. Sachant déjà où il habitait, elle n'eut aucun mal à porter malgré son état le garçon à peine conscient jusqu'à chez lui et à le déposer sur le pas de la porte. Toquant à celle-ci avec force, elle se dissimula dans les ombres en attendant que la fiancée n'arrive pour ramasser son futur époux et le ramener chez eux. Alors que les minutes passaient et que personne n'arrivait, elle finit par grincer des dents et par aller taper de nouveau – toujours sans obtenir la moindre réponse. Finissant par grincer des dents, elle entreprit d'ouvrir la porte elle-même et elle ne put que rouler des yeux au manque évident de protections magiques autour de l'appartement. A croire que Robyn et la crétine qui lui servait de petite amie n'avait aucun instinct de survie. Passant de nouveau le bras du garçon autour de ses épaules, elle l'amena jusqu'à ce qu'elle supposa être sa chambre, le déposant sur le lit en soupirant avant de s'étirer longuement. Elle ne se sentait absolument pas à l'aise ici – et pire, elle commençait à se sentir étouffée. C'était dans ce coin là qu'ils avaient du s'étreindre tendrement, contre cette porte qu'il avait du tendrement la pousser pour l'embrasser. C'était sur le lit même que souvent, le soir, il avait du la faire sienne avant de lui chuchoter qu'il l'aimait. La nausée était entrain de lui monter au nez alors qu'une douleur sans nom lui serrer le cœur, et ce ne fut que le son des grognements de Robyn qui la sortit de ses sombres réflexions. « Hey, on se calme Kung Fu Panda, t'en as assez fait pour ce soir. » Elle ironisa, le forçant à s'allonger sur le lit, venant s’asseoir à côté de lui pour finir par lui nettoyer tout doucement le sang sur le visage. Elle lui passa en effet un mouchoir humide sous le nez et sur la lèvre avec attention, avant de lui retirer sa chemise pour observer les dégâts sur le reste de son corps. Pointant sa baguette en direction de ses bras et épaules, elle remboîta l'une d'entre elle et apposa une attelle à l'autre bras qui était visiblement cassé. « Tu iras voir St. Mungo pour plus de soins demain. Maintenant, tu as besoin de dormir. » Ne lui laissant pas vraiment le choix, elle lui lança un sortilège de sommeil, avant de le coucher face contre le lit, en se redressant. Elle s'apprêtait à partir quand soudainement, elle se dit qu'elle devrait profiter d'être là pour finalement, approfondir les sortilèges qu'elle avait lancé sur le jeune homme quelques années auparavant. S'il était tombé malade, c'était parce qu'elle n'avait pas apposé sur lui toutes les protections magiques et il fallait donc qu'elle y remédie au plus vite. Elle pourrait également en profiter pour protéger ce foutu appartement qui était aussi peu sécure qu'un jardin en plein air. Se relevant pour de bon, ses yeux finirent par s'accrocher à une photo d'un couple souriant dans un cadre et elle ne put s'empêcher de le prendre entre ses doigts fins. Son visage pâlit nettement quand elle reconnut la femme que le brun serrait et embrassait tendrement. Daisy. Une ancienne amie, dans une autre vie. Alors c'était elle la fameuse fiancée. Le goût amer de la trahison vint une nouvelle fois se déposer sur sa langue et faire bouillir son sang. Elle ne pouvait définitivement avoir confiance en personne. « Salope. » Elle chuchota, jetant le cadre sur le sol qui se brisa en un millier de petits morceaux de verre. Sortant finalement de la chambre, elle partit en direction du salon  où elle commença les préparatifs pour apposer les protections sur le propriétaire des lieux aussi bien que sur ceux-ci. Se concentrant en fermant les yeux, elle commença alors le rituel, des runes dorées apparaissant alors sur tous les murs de l'appartement – mais aussi, sur le corps de Robyn. C'était douloureux, comme si elle était entrain de mourir lentement mais sûrement. C'était aussi douloureux que ces fois où Freya s'en prenait directement à elle, où elle la poussait à bout en tentant de prendre le contrôle de son corps. C'était douloureux au point que si la volonté de la rouquine ne faiblissait pas, son corps, lui, avait du mal à suivre. De son nez coulait en effet un fin filet de sang qui pourtant ne la faisait pas arrêter sa cérémonie. Peu importe ce que cela lui coûtait, elle protégerait Robyn coûte que coûte. Et ce sortilège était le meilleur pour ça.

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these violent delights have violent ends ◊ born with a void, hard to destroy with love or hope. built with a heart, broken from the start and now i die slow. in the valley of the dolls, we sleep. got a hole inside of me. living with identities that do not belong to me. in my life, i got this far. now I’m ready for the last hoorah. dying like a shooting star.
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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:44

We could be lovers.


C’était une très mauvaise idée, mais cela n’avait pas empêché de Robyn de jouer avec le feu. Cette fois-ci, il avait fini par s’y brûler. Accompagné de Rohan, l’un de ses anciens camarades de Poudlard, il avait passé la soirée à boire en maudissant la Terre entière. La soirée n’avait été que grognements et pleurnicheries sur leur vie amoureuse. Quand Rohan s’apitoyait sur son sort au sujet de Daegan, son acolyte, lui, braillait sur Cordélia. Et pour cause, les deux filles étaient attablées plus loin, en pleine conversation sur un sujet qui semblait prendre toute leur attention. De loin, cela n’avait paru qu’être une petite soirée entre deux amies, à converser sur leur vie quotidienne, à discuter sur leurs mecs et à critiquer le monde entier. Les choses avaient changé quand, soudainement, Cordélia avait invité un homme beaucoup trop entreprenant à leur table. Daegan avait commandé trois nouveaux verres et Robyn les avait maudits pour être aussi enjouées à la vue d’un bel âtre du genre de ce type. Musclé, bronzé, il était l’archétype même du gars que les femmes adoraient, n’en déplaisent aux deux irlandais qui levaient les yeux au ciel en finissant leur énième verre. Combien en avait-il bu ? Lui-même ne s’en souvenait plus. Pompette, une idée – la meilleure de tous les temps selon lui - avait germé dans son esprit. Après avoir mâché ses mots que Rohan avait compris – entre alcoolos, la base – et avoir ôté le bras qu’il lui avait attrapé instinctivement, ne souhaitant pas aggraver leur situation auprès des filles, Robyn avait décidé de se diriger vers elles. Il s’était retourné vivement, avait bousculé un homme deux fois trop grand qui lui avait renversé son verre de whisky-pur-feu, et avait échangé un regard vers son acolyte avant que celui-ci ne comprenne l’issu de l’échange. L’esprit échauffé par les longs regards que Cordélia échangeaient avec un autre homme que lui avaient fini par définitivement l’agacer et l’avaient poussé à se défouler sur le premier venu. Les jurons avaient volé dans la pièce, avant que cela ne soit au tour de Robyn, qui s’était littéralement explosé contre le comptoir. Les bagarres dans les bars sorciers ressemblaient à celles des bars moldus. Les cris et les insultes fusaient à toute allure alors que des clans se formaient autour des deux adversaires. On connaissait déjà le gagnant de cette bataille. Il n’était pas difficile de comprendre que Robyn ne faisait pas le poids face au sorcier de deux mètres, aux muscles aussi gros que la tête du joueur de quidditch. Il avait perdu Rohan de vue quand il s’était pris un coup en pleine figure, si fort qu’il en avait perdu l’équilibre, en renversant une chaise à sa chute. Pendant un instant, il avait même tout simplement oublié l’endroit dans lequel il se trouvait et la raison de cette escapade nocturne. La suite, elle était aussi pitoyable que l’état dans lequel il se retrouvait à la fin. Il gît sur le sol, dans le brouillard, un voile blanc sur ses yeux quand Cordélia finit par le prendre en charge pour le ramener chez lui. Sans qu’il ne sache réellement où elle l’emmène – ne sachant réellement si elle connaissait son adresse – il se laisse guider, ne se concentrant plus que sur la douleur qui l’assaille au moindre mouvement. Une très mauvaise idée, que Gabriel lui aurait dit. Pas un seul mot ne sort de sa bouche quand elle frappe brutalement sur sa porte, même s’il sait que personne ne répondra à cette heure-ci. Rose passe du temps avec ses amis, d’où l’idée de Robyn d’aller errer dans les bars en compensation. Il hausse un sourcil quand elle parvient sans grand mal à les faire entrer dans l’appartement, mais ne prononce toujours rien. Il n’en a pas la force. Elle l’emmène jusqu’à sa chambre avec difficulté, alors qu’il continue de gémir quand elle tire sur son bras sans réellement s’en rendre compte. Quand elle le laisse tomber enfin sur son lit, c’est comme s’il ne s’était pas assis depuis des années. Le soulagement se lit sur son visage alors que ses muscles sont endoloris. Il cligne des yeux, réalisant la difficulté à pleinement voir. Le lendemain risque d’être plus compliqué. Il tente de se redresser, mais ne parvient qu’à tirer un peu plus sur son épaule et son bras, l’obligeant à grogner de douleur, bien vite oublié en entendant la remarque de Cordélia. Y’a un sourire qui se dessine sur ses lèvres. C’est mignon comme surnom, malgré l’ironie qui s’entend dans le timbre de sa voix. « Merci. » Qu’il dit simplement. Merci d’être là. Elle l’aide à s’allonger, s’assoit près de lui pour nettoyer avec délicatesse le sang séché sur son visage. Elle s’occupe avec tendresse de lui et avec une attention toute particulière qui émeut presque Robyn. Il observe ses gestes professionnels, comme si elle avait fait toute sa vie. Un grognement de mécontentement sort de ses lèvres quand dans un mouvement de baguette magique, son épaule bouge pour retrouver sa place. Ca en vaut la peine, il va déjà un peu mieux. La douleur est moins forte, et avec son attelle, son bras ne tire plus sur ses muscles. Il ouvre la bouche, souhaitant l’arrêter, n’ayant nullement besoin de prendre du repos – après tout, il est en pleeeeeine forme, ça se voit, non ? – mais Cordélia est bien plus rapide. Elle commence à le connaitre, et ne lui laisse pas le choix. A peine cligne-t-il des yeux que c’est le néant. Il s’endort comme un bébé. Il ne sait combien de temps passe, il sait seulement que lorsqu’il ouvre les yeux, ses muscles sont engourdis. La douleur semble s’être atténué, du moins, jusqu’à ce qu’il quitte péniblement de son lit et qu’elle revienne instantanément lui asséner un coup au moral. God, mais quelle idée stupide. Et ce Rohan qui aurait pu l’arrêter, par Merlin. Son Jaggy, lui au moins, aurait été d’une plus grande aide. Il tente vainement de s’étirer, mais abandonne bien vite l’exercice quand il réalise qu’elle n’a le don que de le faire grogner un peu plus. Il se demande si Cordélia est repartie aussi vite qu’elle l’a déposé sur son lit quand ses yeux tombent sur le cadre brisé sur le sol. Après un long gémissement ressemblant à un miaulement, il parvient à l’attraper et à le reposer sur le meuble avec le sentiment de se perdre un peu plus dans le mensonge. La colère de la Swan est pleinement compréhensible, mais la jalousie qu’elle ressent le fait sourire malgré le malaise. Finalement, elle n’est plus aussi indifférente à son charme. Son histoire avec Rose doit cesser… s’il ne souhaite pas que cela se termine avant même qu’elle n’ait réellement commencé. Les rôles auraient été inversés qu’il aurait très certainement réagi d’une très violente et désastreuse manière. Dans la lumière, le cadre reflète son visage abîmé et une grimace se dessine sur son visage, avant que ses yeux s’ouvrent en grand en réalisant d’étranges marques sur son torse découvert. Sa main libre se pose sur les symboles avec la plus grande précaution, les questions venant germer dans son esprit. Quand il quitte finalement la chambre avec l’attention d’envoyer un hibou à Peah pour lui en parler, il retrouve une Cordélia très concentrée et en pleine… méditation ? Ses yeux se posent, curieux, sur les runes apparues sur son mur et avec un soupir de soulagement, il a l’impression qu’elle n’est pas totalement innocente dans cette histoire. « Mais qu’est-ce que tu fais ? » Qu’il demande, interloqué, malgré la petite idée qui lui vient en tête. Il ne connait pas l’utilité de cette magie, mais nul doute que Cordélia semble savoir ce qu’elle fait. Il s’approche doucement, réalise soudainement qu’elle saigne, que son visage ne montre qu’une expression de douleur, et la seule chose qui lui vient à l’esprit est d’aller chercher un mouchoir et de lui attraper le bras pour qu’elle cesse cette incantation qui lui est inconnu. « Tu saignes, arrête. » Il vient nettoyer délicatement le sang sous son nez., concentré dans sa tâche, avant de relever les yeux pour croiser son regard. Le sien, il est désolé. Désolé d'avoir fait ce grabuge dans le bar, d'avoir tout fait foirer comme à son habitude.

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robelia. +“ They didn’t agree on much. In fact, they didn’t agree on anything. They fought all the time and challenged each other every day. But despite their differences, they had one important thing in common. They were crazy about each other. ”
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:45

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C'était effectivement douloureux pour Cordélia. Cela revenait à libérer sa magie pour la diffuser en Robyn mais aussi, à l'intérieur des murs de sa maison pour lui assurer une protection optimale. Nul doute que le sortilège de la rouquine protégerait également la traîtresse qui lui servait de fiancée mais c'était un prix bien mince à payer pour s'assurer que tout irait bien avec le joueur de Quidditch. La Swan n'avait que faire du sang qui coulait sur son visage – ce n'était pas la première fois que cela arrivait et cela ne serait probablement pas la dernière. Elle n'était en rien une chochotte et elle ne comptait pas changer avec l'âge. Elle n'entendit pas le brun arriver, pas plus que ses mots quand il lui adressa la parole. Ce ne fut que lorsqu'il posa sa main sur son bras et qu'il commença à lui nettoyer le visage qu'elle comprit que le jeune garçon s'était réveillé – plus tôt qu'elle ne l'avait prévu. Elle ouvrit alors lentement les yeux, plongeant ses yeux dans ceux de son vis à vis. Le regard de la sorcière n'était en rien semblable à celui qu'elle avait en temps normal. Non content de briller dans la semi-obscurité, il était du même or que les symboles qui avaient marqués les murs de l'appartement et le corps de Robyn – symboles qui étaient tout doucement entrain de disparaître. Fronçant des sourcils alors que ses prunelles retrouvaient une couleur verte émeraude, la jeune fille se recula d'un pas en repoussant de la main le bras de l'irlandais pour qu'il cesse de la toucher. « Tu me déranges. » Elle lui dit, agressive au possible alors que déjà elle lui tournait le dos, sa main venant presque instinctivement se poser sur son ventre arrondi. Elle ne voulait pas être là, elle ne voulait pas être dans cet appartement avec lui. Cela lui filait une véritable nausée et elle savait pertinemment que cela n'était en rien lié à sa grossesse. Elle était agacée de ne pas pouvoir finir ses sortilèges ce soir mais elle devait désormais partir. Elle reviendrait plus tard, un autre jour, quand les lieux seraient vides et quand personne ne pourrait la déranger. Allant chercher sa veste qu'elle avait déposée dans un coin en arrivant, elle fut prise d'un puissant vertige – plus fort encore que celui qui l'avait conduite à l’hôpital quelques semaines plus tôt – et elle dut se rattraper à une table basse pour ne pas tomber, renversant un vase par la même occasion. Grognant légèrement, elle se redressa seule en fouillant dans sa poche avant de poser quelques gallions sur le meuble, toujours sans regarder le jeune homme derrière elle. « Pour la mocheté que j'ai cassé. » Elle dit, avec moquerie, remettant clairement en doute les goûts de la personne qui avait décoré l'endroit. Ce n'était définitivement pas sa tasse de thé et elle avait hâte d'être rentrée chez elle pour retrouver sa demeure et le charme des vieilles bâtisses irlandaises d'un autre temps. Renfilant sa veste rapidement alors qu'elle remettait ses cheveux tranquillement dans son dos, elle revint en arrière et contourna de nouveau le brun sans le regarder pour se diriger vers la porte d'entrée. Elle ne voulait pas plonger ses yeux pâles dans les siens, pas cette fois. Non. Cette fois-ci, elle ne se laisserait pas avoir par le garçon. Il n'était plus Gabriel – elle ne doutait pas une seule seconde que celui-ci n'aurait jamais été un pareil hypocrite. Il n'aurait jamais couru après deux femmes à la fois, pas comme ça, jamais. Mais Robyn lui, il lui faisait la cour pour mieux demander la main d'une autre. C'était ridicule – et surtout, c'était horriblement blessant. Elle avait mal, Cordélia, bien plus que ce que le jeune homme ne pouvait l'imaginer. Il était celui qui lui faisait du mal – et ces derniers temps, bien plus que cette connasse de Freya Romanov ne l'avait fait en vingt-trois ans. Voilà pourquoi elle voulait le fuir lui, cet endroit, tout. Elle voulait retourner auprès de son père, auprès de son fils et tout oublier. Peut être qu'elle aurait du finalement le lancer cet 'Oubliettes' – mais pas sur lui, sur elle. Jamais elle ne serait tombée enceinte, jamais elle n'aurait eu à endurer tout ce mal, toute cette souffrance. Jamais son cœur n'aurait été aussi brisé qu'à cet instant précis. « Tous mes vœux de bonheur. Je vous souhaite sincèrement d'être heureux ensemble. » Le pire dans tout cela, c'était que la rouquine était profondément honnête à ce sujet. Oui, elle haïssait la nouvelle Daisy, oui elle était tellement retournée contre Robyn qu'elle n'avait qu'une seule envie et c'était de l'étrangler. Mais elle voulait toujours son bonheur – plus que tout au monde.  Sa main posée sur la poignée de la porte d'entrée, la rousse avait finalement fait son choix. Cette fois-ci, elle ne reviendrait pas en arrière. Cette fois-ci, il pourrait tenter tout ce qu'il voudrait, il ne pourrait pas l'attendrir et se jouer d'elle. Malgré tout, elle avait encore une fierté, et elle en avait marre d'être considérée comme une sorte de jouet sexuel, l'amante à qui on ment. Pour les cinq pitoyables mois qu'il lui restait à vivre, elle comptait être bien plus que cela. Pour elle mais aussi pour cet enfant qui grandissait en elle et que malgré tout ce qu'elle pouvait laisser croire, elle aimait déjà. Pour ce petit il ou elle qui un jour, serait tout ce qui resterait de la sorcière, de la femme qu'elle avait été.  

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:46

Elle repousse son bras, ne lui laisse pas le temps de nettoyer correctement son sang qu’elle lui a déjà tourné le dos. Robyn soupire et roule des yeux, désappointé par son brusque changement de comportement. Décidément, il ne comprendra jamais les femmes. Si Rose est relativement facile à vivre, elle s’adapte à lui, Cordélia est une autre paire de manche. Elle ne se laisse que rarement approcher et ne s’abandonne à lui que lorsque la situation se voit critique. C’est sans doute pour cette raison-là que Robyn s’est jeté aussi facilement dans la gueule du loup dans ce bar. Inconsciemment, il se voyait déjà dans ses bras et dans ses fantasmes, elle resterait toute la nuit à ses côtés, jusqu’au lendemain. Vraisemblablement, son plan avait échoué. Il ne répond pas à la phrase qu’elle lâche, agressive et sévère comme toujours. Un peu fatigué et encore un peu mal, il n’a pas réellement envie de se battre, pas alors que le moindre mouvement est une torture. Il est douillet, Robyn. Un peu trop sans doute et intérieurement, Gabriel se moque de son alter-ego. Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’il se blesse. De son balai, il est lui arrivé de faire certaines chutes qui auraient pu mettre en péril sa carrière. Heureusement, ses réflexes avaient toujours permis d’éviter le pire des situations. Des réflexes qui reviennent instinctivement quand est prise par un soudain vertige. Sa main libre se lève, son corps épouse le mouvement pour arrêter sa chute mais elle se reprend bien vite grâce à la table basse. « Est-ce que ça va ? » Demande-t-il, soudainement inquiet. Cela n’arrive pas souvent une Cordélia en position de faiblesse. Les rôles étaient très souvent inversés. Le vase qu’une amie à Rose leur avait offert s’explose sur le sol, mais Robyn ne s’en alarme pas, toujours concentré sur la femme enceinte qui lui est plus précieuse. De toute façon, il était moche. Il avait plusieurs fois tenté de persuader sa fiancée de le ranger dans un placard oublié, jugeant qu’elle ne se mélangeait pas harmonieusement aux autres couleurs mais elle avait toujours refusé. Maintenant, c’est fait. Il hausse un sourcil quand elle pose des gallions sur la table, et comprend bien vite son intention. Aussitôt, il secoue de la tête, refusant immédiatement cet argent. « Il était pas moche. » Qu’il rétorque quand même, par simple volonté de la contredire comme il a trop vite pris l’habitude de faire. Pourtant, il est clairement en accord avec elle cette fois-ci. Il se refuse simplement de l’entendre critiquer l’appartement qu’ils ont tellement pris de temps à décorer avec soin, malgré quelques détails, comme ce vase. « Reprends tes gallions, je ne veux rien. » Qu’il lui dit en glissant les pièces vers elle. Il n’a pas besoin d’argent, et il ne rachètera pas un truc aussi moche, alors elle n’a pas besoin de le payer pour un objet qu’il n’appréciait pas. « Tu devrais t’asseoir, tu veux quelque chose à boire ? » De l'eau, du thé, peu importe, qu'elle lui demande et il le fera sans discuter. Elle ne l’écoute pas, elle enfile sa veste et se dirige déjà vers la porte d’entrée, alors que ses vœux de bonheur reviennent tomber comme un cheveu sur la soupe. Son cœur se serre, il repense à ce cadre qu’elle a sans aucun doute volontairement brisé dans sa chambre. Robyn, il veut faire les choses bien. Il ne veut ni blesser Cordélia, ni blesser Rose. Pourtant, il ne se rend pas réellement compte qu’il blesse les deux et bien plus encore en se comportant comme un goujat. Il s’amuse avec elles comme il s’amuserait avec des poupées alors que la seule chose qu’il souhaiterait, c’est que la situation s’arrange. Il a un profond attachement pour sa fiancée, et la voir pleurer lui fend le cœur, pourtant, le temps passe, et moins l’envie de vouloir s’unir avec elle est présente. Au contraire, il aimerait simplement pouvoir lui dire qu’il vaudrait mieux terminer cette histoire comme elle a commencé, malgré les sentiments qu’il aura toujours à son égard. Elle a été une part importante dans sa vie, et elle le sera toujours. Et en attendant, il patauge, sans savoir qu’il brise un peu plus le cœur de Cordélia. Il ne s’en rend pas compte, elle a toujours été si froide avec lui, si distante, comment peut-il s’en rendre compte ? Elle ne cesse de lui répéter qu’elle ne l’aimera jamais, qu’ils ne seront jamais ensemble, comment peut-il savoir qu’elle est une si bonne menteuse ? Il n’est pas devin. Gabriel s’en rendrait compte (et n’aurait jamais osé faire une telle chose dans tous les cas), mais il est bien loin aujourd’hui. « On n’est pas heureux ensemble. On l’a peut-être été, un jour, mais plus maintenant. » Qu’il ajoute, la vague à l’âme, le cœur au bord des lèvres. Il est honnête avec elle. Il ne peut pas éternellement continuer à se cacher derrière des faux-semblants. Si Rose ne s’était toujours pas rendu compte du pot-aux-roses (à moins qu’elle ne tente seulement de se le persuader), lui, sentait qu’ils ne pourraient continuer longtemps ainsi. Cela devenait compliqué quand elle s’approchait de lui et qu’il se forçait presque pour l’embrasser avec une moue expressive qu’elle ne comprenait pas toujours. Pourtant, ils étaient presque heureux. Il y a quelques mois encore, ses yeux brillaient de mille feux quand il parlait de mariage, d’une vie à deux. Il s’en réjouissait presque, parce qu’il savait qu’il passait une nouvelle étape dans sa vie et que grâce à Rose, il réussirait à définitivement tourner cette page sombre de son passé. Mais ce n’est plus le cas. Elle ne parviendra jamais à le détacher de Cordélia. « Je vais la quitter, Cordélia. » Qu’il annonce de but en blanc, alors que la porte est déjà ouverte et qu’elle est prête à franchir la sortie. Et c’est probablement la meilleure chose qu’il devrait faire, si seulement il n’était pas aussi indécis, si seulement il n’avait pas aussi peur de blesser les autres.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:47

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If I should stay, I would only be in your way. So I'll go, but I know I'll think of you every step of the way. And I will always love you, I will always love you. You, my darling you, hmm. Bittersweet memories  that is all I'm taking with me. So goodbye, please, don't cry. We both know I'm not what you, you need. And I will always love you, I will always love you. ROBELIA, chapitre III



Déjà en temps normal, Cordélia ne supportait pas que l'on s’occupe d'elle. Elle ne supportait pas qu'on soit aux petits soins avec elle et qu'on la chouchoute comme une petite fille fragile. Son père avait bien tenté de le faire pourtant, alors qu'elle était petite et là, alors qu'elle était enceinte. Mais non, elle ne l'avait pas laissé faire et les deux fois elle avait montré les crocs pour qu'il change de comportement. Elle ne voulait pas dépendre des actes ou des attentions des autres – elle était suffisamment grande pour s'occuper d'elle toute seule. Ses plus proches amis avaient fini par accepter cette partie un peu bourrue d'elle – même si certains essayaient toujours plus ou moins discrètement de veiller sur elle comme elle elle veillait sur eux. Mais Robyn ne devait pas comprendre ça. Il ne devait pas comprendre cet instinct de loup solitaire qui définissait totalement la jolie rousse et qui la rendait si dangereuse. Voilà pourquoi il s'était rapproché d'elle pour tenter de l'aider – sans pour autant y parvenir, la rouquine s'étant déjà redressée seule. Elle n'avait pas besoin de lui, elle n'avait besoin de personne. Elle se suffisait à elle-même. « Ce ne sont pas tes oignons. » Elle répondit avec une certaine hargne, avec un mordant évident. Elle ne voulait pas de sa pitié et de sa complaisance – cela la rendait tout bonnement malade. Cette situation la rendait tout bonnement malade. Elle ne voulait plus de tout ça, plus de cette vie et à cet instant précis, elle regrettait presque de ne pas pouvoir en finir dès à présent. Elle eut d'ailleurs un claquement de dents méprisant au refus du garçon, et un ricanement mauvais à sa remarque. Elle ne retirerait pas sa remarque – ce vase était d'une mocheté affreuse – comme elle ne reprendrait pas son argent. Elle payait toujours ses dettes, peu importe la situation et ce n'était pas aujourd'hui qu'elle comptait changer ça. Elle restait fidèle à celle qu'elle était et c'était important pour elle. C'était la seule chose qu'il lui restait, la seule à laquelle elle pouvait se rattacher pour ne pas se mépriser totalement. Elle eut d'ailleurs un sifflement de mise en garde à la proposition du garçon. Etait-il véritablement sérieux ? Pensait-il sincèrement qu'elle allait s'asseoir là, dans l'appartement qu'il partageait avec sa fiancée pour partager une petite tasse de thé en sa compagnie ? Il était tout simplement fou, un goujat ou juste stupide ? « Je ne veux rien venant de toi. » Elle dit, tranchante et d'une froideur que même avec lui, elle n'a jamais exprimé. Elle ne comptait pas s'éterniser, elle ne comptait pas lui parler à la base. Elle avait espéré que vu son état il dormirait bien plus longtemps que cela mais visiblement, il tenait mieux l'alcool qu'il ne le laissait supposer. Et voilà que désormais il tentait de lui faire une nouvelle fois son numéro d'adorable garçon. Mais non, cette fois-ci le cœur de la sorcière était endurci comme de la pierre et il pourrait lui dire tout ce qu'il voudrait que cela ne la ferait pas revenir vers lui. Elle renonçait à ses bras, à ce eux qui auraient pu exister un jour, dans une autre vie. Nul doute que s'ils revenaient une troisième fois à la vie, elle se rappellerait de cela et elle le repousserait d'autant plus, rancunière comme jamais. « Vos problèmes de couple ne me regardent pas, je ne suis pas psychomage. » Elle le coupa, cassante, visiblement irritée par le fait qu'il lui parle de sa vie sentimentale. Elle ne voulait rien en savoir, elle voulait continuer à en nier l'existence. Si elle n'y pensait pas, cela faisait un tout petit peu moins mal. Sur la poignée de la porte d'entrée, ses doigts se crispèrent nettement aux derniers mots du garçon. Se rendait-il compte à quel point il ressemblait à cet instant aux horribles époux qui mentaient à leurs maîtresses pour les conserver à leurs côtés – leur promettant de quitter leurs femmes pour les épouser elles, alors qu'ils ne comptaient absolument pas faire l'un ou l'autre ? Avait-il aussi peu de respect pour elle ? Elle s'apprêtait à sortir sans lui répondre, se refusant à lui montrer à quel point il l'avait atteinte, à quel point il avait pu lui faire du mal quand soudainement, ses sens furent mis en alerte. Elle avait ce don Cordélia, ce don pour le combat, pour la survie. Et avant même que l'attaque ne put atteindre sa cible, elle était déjà en mouvement. Elle aurait pu jeter un sort, renvoyer celui de son adversaire mais ce ne fut pas son esprit qui prit les choses en main – mais son instinct. Elle devait protéger Robyn, coûte que coûte, et tant pis si elle finissait blessée dans le processus. Et c'est ce qui arriva, alors qu'elle se jeta littéralement sur le brun pour le projeter au sol, le sauvant sans le moindre doute possible d'une mort certaine. « Attention ! » Elle hurla, alors qu'elle le plaquait face contre le sol, son corps le couvrant pour le protéger de l'explosion qui ne tarda pas à arriver. La baie vitrée du salon explosa littéralement alors qu'un puissant hydre de feu venait embraser presque tout sur son passage – et surtout le dos de la rouquine dans lequel il planta ses griffes – laissant des marques de griffures sanguinolentes et brûlant la peau jusqu'à la faire légèrement brunir. Grimaçant sous la douleur, cela ne l'empêcha pas de se relever aussi vive que l'éclair au milieu du chaos qu'était devenu l'ancien appartement de Robyn – désormais calciné et pour la plupart des objets, réduits en miettes. Avec un air farouche sur le visage, elle observa les six sorciers responsables de ce capharnaüm apparaître face à eux, alors que déjà dans sa main, sa baguette laissait s'échapper quelques étincelles furieuses. « Mais ce ne serait pas notre très chère Sofia ? Tu es aussi de la partie – cela risque d'être encore plus intéressant... » Claquant de la langue, elle repoussa Robyn du bras derrière elle – le poussant dans un coin de la pièce alors que déjà, les runes d'or se remettaient à briller sur lui et autour de lui, formant une sorte de petit dôme protecteur doré autour de lui, qui l'accompagnait dans tous ses mouvements. Elle n'avait pas eu le temps de le terminer mais cela serait suffisamment le temps qu'elle ne trouve pour eux un moyen de s'échapper. « Tu restes derrière et tu ne bouges pas, okay. Ne me dérange pas. » Elle claqua furieusement dans sa direction avant de reporter rapidement son attention sur les nouveaux venus – et plus spécialement, sur celui qui portait le nom terrible de la Montagne (  What a Face  )  en raison... et bien, de sa montagne de muscles. « Amusant pour moi, probablement, ça sera fort agréable de vous botter vos gros culs une nouvelle fois. » Il se mit à grogner alors qu'un sourire méprisant venait arrondir la courbe des lèvres de la jeune fille. Elle savait que la provocation était le meilleur moyen de mettre ses ennemis en colère et donc de les rendre stupide. Mais elle perdit son sourire en l'entendant, son visage devenant incroyablement dangereux et effrayant à ces quelques mots. « Mais on est pas là pour toi aujourd'hui, ma jolie. On est là pour ton petit chéri, le beau Gabriel Peverell. Cette fois-ci, je compte bien me faire son joli minois. On a un vieux compte à régler lui et moi. » Se mettant en garde, sans quitter des yeux son adversaire, elle leva sa baguette pour se préparer au combat qui s'annonçait. Celui-ci promettait d'être d'une violence rare et malgré la présence de Robyn derrière elle, elle ne comptait pas se retenir cette-fois ci. Il allait finalement voir pourquoi il n'appartenait pas au même monde. Son dos la brûlait, le sang continuait de couler abondamment et pourtant, son visage était froid et déterminé. Elle ne comptait pas perdre. « Moi vivante, tu ne le toucheras jamais. »  Le visage de ses ennemis s'arrondirent de sourires morbides alors que déjà, tous pointaient leurs baguettes vers elle. Mais elle n'avait pas peur, non. Levant la sienne plus rapidement, elle se jeta dans la mêlée en lançant un sort électrique qui vint frapper deux de ses opposants en les envoyant au tapis dans des véritables hurlements de douleur. La bataille venait de commencer.   

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:48

Rien de ce qu’il ne dit ne semble pouvoir l’arrêter cette fois-ci. Décidée à disparaitre de son appartement, mais aussi de sa vie, sa main est déjà sur la poignée, prête à ouvrir la porte pour s’engouffrer dans le couloir de l’immeuble. Robyn ne peut plus rien faire pour la persuader de changer d’avis, pas même la bombe qu’il lance. Quitter Rose hante son esprit depuis le retour de Cordélia, pourtant, il n’est jamais parvenu à tirer véritablement un trait à leur histoire. Lorsqu’elle rentre de sa journée de boulot, que ses yeux croisent ceux de son fiancé et qu’ils s’illuminent en sa présence, son cœur se serre, ses mots se coincent dans sa gorge. Il ravale les larmes, Rose ne se rend compte de rien, mais Robyn, lui, sait. Il sent que la corde sensible s’étire toujours un peu plus et qu’elle finira bien par se briser un jour ou l’autre. Et tant qu’elle restera intacte, il n’y touchera pas. Pas encore. Encore moins quand il réalise que Cordélia ne deviendra jamais sienne. Se complaisant dans son quotidien et son confort, il n’est pas prêt à tout risquer sans qu’il ne soit sûr des sentiments de la jolie rousse. Cette même rousse qui soudainement, cesse tout mouvement. Il hausse un sourcil, espère secrètement qu’elle a changé d’avis (peu probable cela dit avec un caractère comme le sien), mais n’y pense guère longtemps. Une fraction de seconde, c’est le temps qu’il faut pour qu’il se retrouve sur le sol, la demoiselle sur son dos. Son épaule s’écrase douloureusement contre le parquet, mais ce n’est rien comparé à la souffrance qu’il vient d’esquiver. Le cri de Cordélia perce ses tympans, suivi par une explosion qu’il frôle de peu. Il est miraculeusement sauvé par la tempête rousse malgré les débris de verre éparpillés dans le salon qui ressemble à présent à un champ de bataille. Quand il se redresse, l’ampleur des dégâts est plus grave que ce qu’il n’espérait. Son salon est réduit à néant. Il ne reste plus rien que ses yeux pour pleurer l’énorme perte que leurs assaillants ont causé. Ses meubles ont disparu sous un tas de cendres et tandis que ses yeux analysent le moindre détail, une voix étrangère s’élève et claque dans l’air. Son regard croise ceux des nombreux hommes qui leur font face et sans qu’il n’en comprenne la raison, un flash explose dans son esprit alors qu’une colère sourde grandit en lui, celle de Gabriel, tapi dans l’ombre. Le soldat, lui, n’a aucun mal à reconnaitre l’imposante masse qui le dévisage avec tout le mépris qu’il ressent envers lui. La Montagne les surplombe aisément et sa musculature n’a rien à envier à Gabriel, et pourtant, il n’avait eu aucun mal à l’éliminer dans son autre vie. Une chose qu’il ne semble pas avoir accepté, même après les nombreuses années qui les séparent aujourd’hui. Qu’il est rancunier. Un jour peut-être qu’il acceptera la défaite. Instinctivement, ses doigts glissent dans sa poche pour attraper sa baguette – qu’il ne trouve évidemment pas, laissée dans la chambre quelques minutes auparavant. Un grognement s’échappe de ses lèvres, Cordélia le poussant au même moment dans ses retranchements. Gabriel refuse obstinément mais Robyn ne l’entend guère de la même oreille, et se voit contraint d’obéir alors que les runes d’or réapparaissent pour se mettre à tourner autour de lui, ne formant plus qu’une cage dorée pour le protéger de toute forme d’attaque. Néanmoins, pris par une explicable envie de prendre sa place dans la guerre, il ouvre la bouche, prêt à protester, mais elle ne fait déjà plus attention à lui. S’ensuit un dialogue dans une langue étrangère dont il ne reconnait aucun mot. Il roule des yeux, ce n’est qu’à ce moment-là qu’il remarque le dos déchiqueté de sa bien-aimée. Malgré le sang qui dégouline sur les débris, malgré sa peau calcinée, Cordélia n’est pas prête à abandonner la bataille, ce qui a le don de le rendre un peu plus admirable. Cette femme est une véritable tigresse. Elle ne se laissera pas abattre tant qu’elle pourra encore lever sa baguette magique sur eux. Robyn réalise comme elle est plus hargneuse qu’il l’imaginait jusqu’à présent – non pas qu’il en doutait, cela dit. Le duel qui se joue face à lui tourne au ralenti dans son esprit. Le temps s’arrête, l’éternité commence alors que les sorts fusent de toute part. Fascinée par l’aisance de Cordélia et par la violence du combat, Robyn reste figé dans la contemplation de ce spectacle. Il se retrouve en plein cœur d’une guerre qui ne lui appartient pas, du moins, le pense-t-il. Gabriel sait qu’il n’est pas totalement innocent dans cette attaque. Il se souvient de leur combat, des sorts qu’ils avaient échangés dans des coups de baguettes aussi tranchants qu’un poignard. Le duel avait été long, il l’avait autant épuisé que blessé, mais il était parvenu à le neutraliser. Ce n’est pas à Cordélia de payer le prix de son passé. Gabriel se refuse de la laisser mettre en péril sa vie pour sauver sa propre peau. Ce n’est pas son rôle. C’est à lui de la protéger, pas la sienne. Furieux, l’esprit de Robyn bouillonne dans ce mélange de sentiments qui l’assaillent de toute part. Ses mains sont moites, elles tremblent alors que son mal de crâne recommence à le hanter. Il passe une main nerveuse sur son visage, finit par se prendre la tête entre les mains - ou du moins, tente-t-il avec sa main encore valide -  alors que Gabriel lutte fébrilement pour prendre possession de ce corps qui lui appartient autant qu’au joueur de quidditch. La guerre fait rage autour de lui, mais elle se joue aussi dans sa tête. Sans qu’il ne parvienne à véritablement contrôler ses membres, le guerrier de l’écarlate ne réussit qu’à se précipiter sur le mur pour se le prendre en pleine figure et assommer Robyn pour la négligence qu’il fait preuve et surtout, pour son égoïsme que Gabriel n’accepte pas. Lui vivant, il continuera à hanter son alter-ego jusqu'à ce qu'il se tourne vers la bonne direction.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:48

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Voilà une facette d'elle qu'il aurait probablement jamais du voir – celle d'une tueuse. Cordélia était une machine de guerre, horrible, indestructible et surtout, sans la moindre pitié. Sans même hésiter, elle rompit le cou d'un de ses adversaires alors que déjà elle retournait combattre les autres. Elle devait trouver un moyen de s’éclipser le plus rapidement possible de là avec Robyn. Alors qu'elle se débarrassait d'un des tueurs en le pendant avec son propre fouet, ses yeux furent soudainement attirés par l'étrange spectacle que leur offrait le joueur de quidditch. Elle ne put que rouler des yeux en grognant un peu. Vraiment – son ancien amant devait probablement tenter de faire faire quelque chose de stupide à sa nouvelle existence et, comme tout ce qui concernait Robyn, cela foirait d'une manière royale. Elle ne pouvait définitivement pas le laisser tout seul – et ce, même sous sa protection magique. Elle devait l'emmener loin d'ici. Et visiblement, la Montagne avait compris ce qu'elle comptait faire puisqu'il se dressa entre elle et sa cible, un sourire morbide sur les lèvres. L'affrontement qui en suivit fut encore plus sauvage et barbare que celui qu'avait probablement connu Gabriel dans le passé. Ils se déchirèrent, s'envoyèrent à travers les murs, s'arrachèrent les chairs mais finalement, grâce à un coup de ventre bien placé ( What a Face )  la rouquine réussit à le projeter et au sol et à l'immobiliser. Il tenta bien de s'enfuir mais bien décidée à ne pas lui en laisser l'occasion, elle commença à lui enfoncer ses pouces dans les yeux, jusqu'à les exploser – ainsi que sa cervelle. Une partie de celle-ci ainsi que du sang giclèrent sur elle mais elle ne s'en soucia pas, se relevant rapidement en laissant le cadavre mort de son ennemi derrière elle. De nouveaux membres de l'Oblivion venait d'arriver et c'était avec peur et horreur qu'ils la regardaient tous. Et ils avaient raison de le faire – elle n'aurait strictement aucune pitié pour eux. Attirant depuis le lit la baguette de Robyn jusqu'à elle, elle se débrouilla pour rejoindre celui-ci en éliminant certains de ses opposants, attrapant celui-ci par le tshirt pour l'attirer contre elle. « T'es vraiment un gros con Gabriel, c'était pas le moment de venir le faire chier. » Elle grogna alors que finalement, lentement mais sûrement, ses yeux devenaient complètement noirs. C'était un phénomène qui ne se produisait que lorsqu'elle s'apprêtait à libérer une grande masse d'énergie noire, quand elle se plongeait dans les magies les plus sombres. Quand elle prévoyait ses plus grands carnages. Une fumée noire et violette commença à les entourer et à les séparer des autres et quand finalement, Cordélia se transplana avec l'irlandais, celle-ci explosa, réduisant à néant non seulement entièreté de l'appartement du joueur de quidditch mais aussi, toutes les personnes s'y trouvant. C'est chez le père de la rouquine qu'ils finirent par atterrir, et celui-ci se précipita vers eux avec un visage inquiet. Le prenant à part, elle lui expliqua rapidement la situation avant de disparaître dans les escaliers pour non seulement allait s'occuper d'elle-même mais aussi, éviter le brun. Elle ne voulait non seulement pas parler de ce qui venait de se passer mais elle ne souhaitait pas également qu'ils discutent de nouveau de sa grossesse. Montant les marches rapidement, ce n'est pourtant pas vers son ancienne chambre qu'elle se rendit en premier mais en direction de celle où elle savait que son fils était entrain de dormir. S'y rendant, elle vint lui caresser tendrement les cheveux et déposer un baiser sur le front avant de refermer la porte tout doucement pour s'engouffrer dans la pièce voisine où l'elfe de maison, Dobby, l'attendait déjà. Elle eut un léger sourire pour celui-ci, pas vraiment étonnée de sa présence. Il avait toujours pris le plus grand soin d'elle depuis qu'elle était petite et visiblement, cela n'allait pas changer aujourd'hui. Ne prenant pas tout de suite le temps de se débarbouiller, elle retira son tshirt et son soutien gorge qu'elle jeta négligemment sur le sol, avant d'aller s'allonger sur le ventre sur le lit – la tête plongée dans son oreiller. Grimaçant légèrement de douleur quand l'elfe commença à lui retirer les morceaux de verre plantés dans son dos, elle se mordit violemment les lèvres pour ne pas laisser voir à quel point cela pouvait être douloureux. Ce ne fut que lorsqu'elle sentit que la créature avait soudainement arrêté de la soigner qu'elle fronça les sourcils pour prendre la parole. « Dobby, pourquoi tu arrêtes, que se passe-t-il ? » Cela ne ressemblait définitivement pas à son majordome de ne pas bien faire les choses et elle se demandait bien ce qui avait pu se passer pour que celui-ci arrête soudainement de s'occuper convenablement d'elle.  

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:50

A peine Robyn hausse des sourcils, un frisson d’horreur parcourant chaque parcelle de son corps, qu’il se frappe la tête contre le mur et tombe sur le sol. Et c’est le néant. Il se perd dans le noir. Intérieurement, Gabriel rit de lui mais d’une certaine manière, il le protège aussi de la violence du duel qui se joue entre Cordélia et la Montagne. Robyn n’est pas encore prêt pour la réalité de la situation. Trop jeune, trop inexpérimenté, trop gamin pour qu’il puisse comprendre les véritables enjeux de cette rencontre. Mais Gabriel, lui, en a pleinement conscience. Furieux de ne pouvoir lui planter à nouveau sa dague dans son crâne dégarni, il ne peut que se réjouir de la tournure de la situation quand il réalise que Cordélia est auprès de lui. Elle semble en avoir terminé avec cette histoire, comme lui, l’a fait quatre cent ans auparavant. Si elle le voyait, elle verrait même un sourire sur ses lèvres face à sa remarque, malgré la déception de réaliser que la nouvelle Sofia, elle, n’a plus besoin de lui. « Un plaisir. » Qu’il lui aurait rétorqué, se moquant pertinemment de s’en prendre à son alter-ego. Après tout, c’est de lui-même qu’il s’attaque, il en a bien le droit. Persuadé que Cordélia en fait de même avec sa tendre Sofia, elle ne peut réellement lui en vouloir de faire ce dont il a envie avec ce stupide Robyn. Quand celui-ci rouvre péniblement les yeux, il se retrouve chez Emory. Ou du moins, chez les Swan. Il lui faut un temps pour reconnaître le papier peint et leur père qui s’éloigne un instant aux côtés de Cordélia. Il a l’air inquiet, plus encore lorsqu’elle ouvre la bouche pour lui expliquer Merlin sait quoi sur la situation. Il lâche un soupir, un peu nauséeux suite au transplanage alors même qu’il était encore dans un état second, et se laisse finalement tomber sur le canapé sans quitter des yeux le duo qui continue à discuter. Il aimerait pouvoir les entendre et résoudre le mystère qui englobe la jolie rousse, mais seuls quelques murmures et chuchotements incompréhensibles parviennent jusqu’à ses oreilles. Rien de véritablement concluant, malheureusement. Agité, il décide de remettre correctement son attelle alors que Cordélia disparait déjà dans la demeure sans même revenir prendre de ses nouvelles. Il ne s’en rend compte que lorsqu’il relève les yeux et croise ceux d’Aloysius. L’expression qui se lit sur son visage est indéchiffrable comme à son ordinaire. Robyn n’a jamais su cerner le père Swan. Il y a comme une aura rassurante qui se dégage de lui, qui l’apaise et qui semble le rendre meilleur, sans qu’il ne parvienne pourtant à en comprendre le sens. A Emory, il l’a toujours appelé « le vieux sage » pour sa manière particulière de pouvoir lire en lui avec une facilité déconcertante. Sa voix grave s’élève dans la salle quand il lui demande ce qui lui est arrivé, laissant soigneusement le sujet concernant le duel avec la Montagne pour plus tard. Avec une mine décomposée, Robyn lui raconte son aventure irlandaise aux côtés de l’un de ses amis qui s’est très mal terminé. Il y a un long silence qui s’installe entre eux après le soupir de l’homme. Le joueur de quidditch se sent soudainement idiot, réalisant les conséquences de son acte. Sans nul doute, il n’a pas réfléchi en se jetant sur cette bête qui tentait de draguer Cordélia. Comme pour éviter une conversation délicate entre le père et le futur gendre, il quitte le canapé en demandant toutefois s’il est possible de rejoindre l’auror dans sa chambre, histoire de réaliser l’ampleur des dégâts. Après un regard énigmatique, il hoche de la tête et disparait dans la cuisine. Il lui faut tous les efforts du monde pour monter les marches et rejoindre l’étage. Par chance, il connait la maison comme sa poche, ayant passé beaucoup de temps chez les Swan lors des vacances scolaires, lorsqu’ils se retrouvaient avec Emory et Jagger durant quelques semaines, et n’a aucun mal à retrouver la chambre de Cordélia. De nombreux souvenirs se mélangent dans son esprit quand il traverse le couloir et c’est avec un petit sourire qu’il se retrouve sur le pas de la porte. Sourire qui disparait bien vite, remplacé par une grimace de dégout en voyant Dobby s’affairer sur le dos cramé de la demoiselle. L’elfe n’a aucun mal à sentir sa présence puisqu’aussitôt, il se retourne. Ils échangent un regard complice, avant que la petite créature lui laisse finalement la place, malgré la légère hésitation. « C’est moi… » Qu’il finit par rétorquer en réalisant que sa question est toujours en suspens. Il s’agenouille péniblement face au corps nu de la jolie rousse sans lui laisser réellement le temps de protester. Elle n’est pas réellement en état de pouvoir le faire et tant mieux, après tout. « Ne… ne bouge pas. » Son ton est doux, tendre, un peu hésitant. Il ne veut pas l’effrayer, ni la braquer. Au moindre faux-pas, il est conscient qu’il risque de tout gâcher. Il se retient même toute remarque qui pourrait être prise comme une possible attaque. Avec Cordélia, on n’est jamais sûr de rien. Avec mille et une précautions, il enlève les derniers bouts de verre encore plantés dans sa chair. Ses sens sont à l’affût du moindre rejet de sa part. Il tremble quand il les pose sur le plan de travail que l’elfe avait préparé. Novice, il n’est sans doute pas aussi adroit que Sofia ou Cordélia l’aurait été, mais Robyn tente de faire de son mieux. Il commence à nettoyer et désinfecter la plaie après un regard complice avec Dobby qui acquiesce doucement avant de disparaître, quand il réalise que la tâche sera sans aucun doute plus ardue. A chaque passage sur sa brûlure, à chaque fois que sa peau touche la sienne, la peur de lui faire mal lui coupe souffle. Sa brûlure est plus grave qu'il ne l'aurait pensé. Et ça, c'est un peu à cause de lui. Ça le rend terriblement mal de voir qu'elle l'a sauvé au détriment de sa propre vie et son mutisme est plus révélateur de son mal être qu'il ne le pense.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:50

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La blessure faisait souffrir la jeune fille mais elle intériorisait énormément ce qu'elle ressentait pour ne pas inquiéter les gens autour d'elle. Dobby comptait à ses yeux et elle ne voulait pas que celui-ci se fasse du souci pour elle. Depuis qu'elle était petite, l'elfe de maison avait toujours veillé sur elle avec douceur et gentillesse et il faisait partie intégrante de la famille aux yeux de la jolie rousse. Allongée sur le lit, elle laissait la créature s'occupait d'elle avec rapidité et efficacité et forcément, quand elle ne sentit plus ses petites mains œuvrer derrière elle, elle se demanda bien ce qu'il pouvait se passer. Elle fronça nettement les sourcils en entendant la voix de Robyn et elle tourna légèrement le visage pour le regarder se rapprocher. Elle ne pensait pas que celui-ci oserait remonter jusqu'ici ni même qu'il en aurait la force. Elle avait plutôt imaginé qu'il finirait par s'enfuir en courant, par peur ou juste par crainte pour sa vie. Feulant tout doucement, tel un animal sauvage et blessé, elle le laissa néanmoins s'asseoir à côté d'elle et s'occuper de son dos sans le chasser. L’observant à travers le rideau de ses cheveux roux, elle ne mit pas longtemps à noter ses mains tremblants et hésitantes. « Tu trembles. » Elle dit, son visage tiquant légèrement comme le seul et unique signe de la douleur qui la prend au corps alors qu'il s'occupe d'elle. En présence du jeune homme, elle se fait encore plus dure, encore plus forte – encore plus surhumaine. Elle ne veut pas qu'il la voit faible et qu'il pense qu'une simple petite blessure puisse être suffisante à avoir raison d'elle. Un coussin sous son ventre bien plus arrondi qu'il y a un mois, elle finit par poser sa main sur celles du garçon alors qu'elle plonge longuement ses yeux dans les siens pour sonder son âme. Elle essaye d'y voir aussi Gabriel, de comprendre ce qu'il a pu tirer comme conclusion de son altercation avec la Montagne. Elle veut aussi voir si son aimé n'est pas trop traumatisé, pas trop effrayé. Soupirant finalement, elle vient lui caresser tendrement sa joue du bout des doigts alors que ses lèvres viennent effleurer la pommette du brun, en une caresse douce et légère. « Je vais bien. » Elle chuchota pour le rassurer – un mensonge bien sûr, mais il n'avait pas besoin de le savoir. Il n'avait pas besoin de savoir que son corps était en feu et que chaque mouvement lui procurait une douleur intense. Se redressant tout doucement, elle finit par se relever – comme toujours – alors qu'elle commençait déjà à retirer tranquillement son pantalon.  Le jetant tout doucement sur le garçon, elle finit par soupirer alors qu'elle se dirigeait tranquillement vers sa salle de bain en lui ordonnant presque de la suivre. Finissant de se déshabiller entièrement, elle se glissa sous la douche dont elle tourna les robinets au maximum, collant tout doucement son front contre le mur. Les yeux fermés, elle laissait ses pensées s'échapper quand soudainement, elle sentit la présence du brun derrière elle. Restant un moment immobile, elle finit par se retourner lentement pour plonger son regard dans les yeux. Ne disant rien, elle finit par laisser ses doigts glisser tout doucement sur les hanches du joueur de quidditch alors qu'elle venait coller son corps contre le sien. Elle était toujours épatée de voir à quel point ses courbes épousaient parfaitement celles du jeune homme, à quel point leur étreinte semblait si naturelle. Restant tout contre lui, son visage caché dans le creux de son cou, elle finit par frotter tout doucement son nez contre celui-ci avant de venir déposer plusieurs fois ses lèvres sur sa peau chaude. Amoureusement, elle déposait des baisers sur cette zone qu'elle savait tout particulièrement sensible, allant de l'épaule jusqu'à la gorge pour remonter jusqu'au creux de l’oreille. Ses doigts continuaient, quant à eux, de caresser la peau tendre de ses hanches, traçant des arabesques et des mots d'amour que sa langue ne dirait jamais. C'était un moment très doux, très tendre, comme ils n'avaient jamais eu l'occasion d'en vivre jusqu'à aujourd'hui. Mais après tout ce qui avait bien pu arriver tout au cours de la soirée, ils avaient probablement besoin aussi bien l'un que l'autre de cet instant unique et magique qu'ils n'auront probablement jamais l'occasion de revivre dans le futur.   

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:52

Cordélia ne se laisse que rarement approcher d’aussi près et c’est bien pour cette raison-là que Robyn est sur ses gardes. Sa démarche est lente, un peu hésitante quand il vient à elle. Comme s’il avait affaire à un enfant peureux, il est précautionneux et chacun de ses gestes est calculé de sorte à ce qu’il ne soit pas trop brusque. Il l’apprivoise petit à petit en souhaitant la mettre en confiance. C’est la première fois qu’il est aussi rigoureux, qu’il n’est pas aussi brutal. De nature à sauter à pieds joints dans la mare, il se fait violence et il réalise que ce n’est pas aussi facile qu’il l’espérait. Encore moins de jouer aux médicomages. Soigner les gens est un véritable métier. Elle demande de la maitrise, des connaissances et surtout une rigueur qu’il n’a pas lui-même. On ne lui demande pas autant d’effort sur un terrain de quidditch et c’est bien pour cela qu’il est aussi doué dans son domaine. Ses gestes sont maladroits et ses mains tremblantes. Lorsque Cordélia lui fait une remarque à ce sujet, Robyn ne fait aucun commentaire. Il l’aurait fait, en temps normal. Il lui aurait dit que c’est bien normal, qu’il n’a jamais fait ça de sa vie et qu’il n’a aucune envie d’aggraver – si c’est réellement encore possible – sa plaie dégueulasse. Il ne dit rien, parce qu’il n’arrive pas à comprendre la véritable intention de sa phrase. Cordélia est un mystère pour lui. Elle se moque de lui en permanence et son arrogance lui hérissent littéralement les poils, pourtant, il lui arrive parfois de se montrer maternelle avec lui, et agréablement gentille. Aujourd’hui, il ne saurait déchiffrer son ton dans une situation pareille alors il reste concentré sur sa tâche. Et surtout, il n’a aucune envie de la mettre en colère, pas après avoir entrevu ce que Gabriel lui-même aurait appelé d’un massacre. Par chance, sa perte de connaissance lui a permis de rester ignorant de la véritable puissance que possède Cordélia mais cela ne l’empêche pas d’imaginer les corps sans vie et le sang sur le sol après le duel et d’en être perturbé pour toute la soirée. Se rendant probablement compte de son mutisme, sa main se pose sur la sienne. Son geste surprend le jeune homme qui lève aussitôt les yeux vers elle. Son regard s’insinue dans le sien, elle cherche des réponses. En Gabriel, elle ne lit que mélancolie et soulagement. Attristé, parce qu’il réalise que même dans cette nouvelle vie, le passé revient toujours les hanter. Cordélia se bat depuis toujours pour protéger un garçon qui est incapable de la comprendre, pour les protéger et espérer une vie meilleure. Une vie qu’ils n’auront sans doute jamais. Néanmoins, il est rassuré de voir comme elle s’en sort à merveille. Sofia a pris tellement d’assurance qu’il ne peut qu’en être fier. On ne peut pas en dire autant de Robyn, qui semble réaliser toute l’importance du pouvoir de sa bien-aimée et de la peur qu’elle inspire autour d’elle. Malgré son amour, il n’est plus véritablement sûr de reconnaitre la fille dont il est tombé amoureux. Dans ses souvenirs – ou plutôt dans ses fantasmes, elle n’était pas aussi… brutale. Il ferme les yeux quand elle vient caresser sa joue, puis finit par baisser la tête, un peu honteux, mal à l’aise de se sentir aussi épié et tente de reprendre ses soins. Fort heureusement, il se souvient de ses blessures et de la manière dont les médicomages s’étaient occupés de lui. Il passe sa main sur son visage pour essuyer les quelques particules sales et se relève pour suivre Cordélia sans un mot. Exténué et toujours aussi dépité par la situation qui ne cesse de lui revenir en tête, il en perd ses mots et obéit à ses ordres sans répliquer. Il se déshabille maladroitement, se bat presque avec son tee-shirt après avoir retiré son attelle et entre à son tour sous la douche. Il savoure quelques instants la sensation agréable de l’eau coulant sur sa peau alors que son regard accroche à nouveau celui de Cordélia. Elle est plus douce qu’à l’ordinaire, ce qui le met doucement, mais surement, en confiance. Il la laisse venir contre lui et se faufiler dans son cou pour y déposer de petits baisers qui le rendent toute chose. Des frissons parcourent la moindre parcelle de son corps à son contact, l’obligeant à fermer les yeux pour apprécier son geste amoureux. Naturellement, ses lèvres viennent chercher celles de Cordélia pour les effleurer, les caresser puis les embrasser avec tendresse, alors que leurs langues s’emmêlent amoureusement ensemble. Sa main dans ses cheveux glisse jusqu’à sa nuque qu’il tient fermement contre lui, de peur qu’elle disparaisse trop vite. Lorsqu’ils se reculent pour respirer, son front se pose contre le sien alors qu’un sourire timide se dessine sur ses lèvres. C'est un moment comme il y en a peu dans leurs vies, un moment qu’il chérit et qu’il tente de graver dans son esprit. Il n’y a plus l’animosité qu’il lit parfois sur le visage de Cordélia, plus de distance ni de froideur dans leurs regards. Il retrouve celle qu’il aime plus que tout au monde, l’unique de son cœur. Ses doigts viennent jusqu’à sa joue et de son pouce, il effleure ses lèvres encore rougies par leur baiser affectueux. Ils restent un instant accrochés l’un contre l’autre, front contre front, les yeux dans les yeux sans qu’aucun ne veuille briser cet instant unique. Robyn n’ose prononcer aucun mot, de peur qu’elle réalise à nouveau son erreur, que tout s’arrête une énième fois alors que cela avait si bien commencé. Il finit par se reculer après lui avoir volé un énième baiser, pour observer son corps dénudé et les traces encore fraiches de son duel. Délicatement, il caresse du bout des doigts certaines anciennes cicatrices qu'il découvre, les redessinant avec un grand sérieux, perdu dans ses pensées. Il les embrasse avec amour sur son passage, comme un père le ferait après une mauvaise chute de son enfant adoré, comme si cela les ferait disparaitre. Elle n’a pas été épargnée par la vie et pourtant, elle ne laisse rien paraitre et même avec cela, elle n’a pas hésité une seule seconde. « C’était de la folie… » Qu’il murmure plus pour lui-même que pour elle, bien qu’il ne doute pas qu’elle l’ait entendu. C’était de la folie de s’être jetée dans la gueule du loup alors qu’elle aurait pu y laisser sa vie… pour lui.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:53

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Ce n'est pas dans les habitudes de la jeune femme de se montrer aussi douce et tendre – et spécialement avec Robyn. Mais elle était épuisée ce soir et entre le bébé, la bagarre du jeune homme dans le bar et celle qu'elle avait du mener chez lui, elle avait besoin de se reposer un peu. Elle avait besoin de faire un break et de s'éloigner de tous les problèmes de sa vie. Elle aurait pu repousser le joueur de quidditch, lui faire peur pour qu'il quitte sa chambre mais elle n'en n'avait ni le cœur ni la force .Ce soir, elle voulait arrêter d'être Cordélia. Juste pour une nuit, elle voulait être une femme comme les autres qui pouvait profiter de la présence de son aimé. Elle se doutait bien que Gabriel tout comme Robyn n'étaient pas prêts à l'accepter telle qu'elle était. Les années l'avaient transformée en monstre et elle n'avait plus rien de la jolie princesse Sofia qu'elle était près de quatre cent ans auparavant. Elle avait troqué ses bijoux et belles robes contre un cœur de pierre et une détermination inébranlable et elle ne pouvait plus faire marche arrière. De toutes les manières, elle n'en avait plus le temps : dans moins de cinq mois, elle rendrait l'âme en donnant la vie. Ironie, quand tu nous tiens. Elle se sentait bien, là, tout contre Robyn, à déposer de tendres baisers dans son cou. C'était un peu comme s'ils s'étaient coupés du monde entier, comme s'ils n'y avaient plus qu'eux sur Terre et que rien d'autre que leur amour ne comptait. Elle aurait voulu pouvoir vivre comme ça pour toujours, partir loin avec le jeune homme et trouver ce bonheur dont ils avaient été privés dans leurs premières vies. Malheureusement, elle n'avait jamais été du genre à fuir ses responsabilités et elle mènerait son combat jusqu'à la fin – quitte à sacrifier ce bonheur auquel elle aspirait tant. Et parce qu'elle ne voulait pas que le brun ait aussi à abandonner tout espoir d'être un jour heureux, elle l'avait toujours repoussé, rejeté – elle avait toujours fait tout son possible pour qu'il aille vers d'autres femmes qui elles, n'étaient pas maudites, destinées à mourir dès leurs venues au monde. Mais il semblait que peu importe les chemins qu'ils empruntaient, leurs peaux finissaient par se retrouver, leurs cœurs liés pour toujours l'un à l'autre. Elle fut hésitante au début, ne sachant pas vraiment si cela était une bonne idée, mais elle finit par s'abandonner et par lui rendre son baiser avec sensualité et langueur. Elle le faisait durer, l'approfondissait sans pour autant chercher à le rendre passionné, profitant de la douceur et de la tendresse du moment. C'était probablement la première fois qu'elle se montrait aussi affectueuse avec lui, qu'elle agissait comme une compagne et non pas comme une amante. Ses doigts étaient remontés le long de son dos et ils dessinaient des formes imprécises sur celui-ci, se délectant du toucher délicat de sa peau mouillé. Son corps se détendit, laissant toute la tension qui l'habitait habituellement disparaître sous les doigts du jeune homme alors que les yeux de la rouquine parlaient bien plus que ses lèvres closes. Je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Je t'aimerai toujours. Tout ça, c'est pour toi. Et rien que pour toi. Dans de messages qu'elle n'était pas prête à lui envoyer et lui, pas prêt à recevoir et que pourtant ses prunelles émeraudes lui envoyaient comme des étoiles à suivre dans la nuit noire. Elle frissonne à chaque fois que ses lèvres viennent effleurer une cicatrice – elle n'a pas eu le temps de les faire disparaître depuis son retour – mais pas de douleur non. Sa bouche sur sa peau, sa prévenance sont un délice pour la sorcière qui n'arrivait pas – plus – à vivre sans. Et Merlin qu'elle essayait. Sa main se déplaça d'elle même pour venir caresser sa joue alors qu'elle regardait le brun agenouillé devant elle. L'autre caressait ses cheveux avec lenteur, tendresse, enroulant ses mèches brunes autour de ses doigts longs et fins. « Je suis Auror. C'est mon métier. » Elle commenta au début, lui avouant son métier, comme si cela suffisait à justifier qu'elle se soit littéralement jeté sur lui pour le sauver, malgré sa grossesse, malgré le fait qu'elle aurait pu être tué. Son regard se tourna sur le côté alors qu'elle se mettait à fixer le mur avec intensité, comme si elle essayait d'y lire quelque chose, comme  si elle espérait y trouver la vérité universelle. Elle reprit alors, en chuchotant, comme si elle était dans ses pensées, comme si elle n'était elle-même pas sûre de pouvoir formuler ces quelques mots. « Tu voulais savoir ce que j'ai fait ces cinq dernières années, et bien, tu en as eu un aperçu. C'est ce que ma vie a été. C'est ce que m'a vie a toujours été. Et c'est ce qu'elle sera toujours – jusqu'à ce qu'elle ne se termine, ce qui ne devrait plus tarder désormais. » Pour une fois, elle s'ouvrait un petit peu à lui – elle avait la sensation qu'elle le lui disait après le véritable bordel qu'elle venait de mettre dans sa vie. Elle savait qu'elle aurait du rester loin de la Grande Bretagne, qu'elle aurait du rester crever dans son coin, seule – qui l'aurait regretté après tout. Reposant ses yeux sur lui, elle vint à son tour caresser ses lèvres de son pouce alors qu'un éclair de pur amour mais aussi de pure souffrance venait traverser ses prunelles claires. C'était si dur d'être si proche de lui et pourtant si loin. « C'est pourquoi, peu importe ce que je peux ressentir pour toi, je ne pourrais jamais te mêler à tout ça. Nous deux ça a toujours été impossible et ça le sera toujours Robyn. Ce n'est pas une question de sentiments ou quoi que ce soit. C'est juste... cela est juste impossible. » Elle termina dans un souffle en retirant lentement sa main pour se détourner légèrement pour ne plus avoir à le regarder dans les yeux. Elle n'arrivait pas à s'ouvrir convenablement – elle n'était pas douée pour ça, elle en avait perdu l'habitude et le cœur. Elle était toujours si fermée que s'ouvrir était trop difficile. Elle était toujours entrain de mentir au point qu'elle ne savait plus comment dire la vérité. Et tout ça, ça lui faisait tourner la tête. « L'amour importe peu dans des histoires comme la notre. » Elle conclut tout doucement en posant sa main sur les robinets, se détournant complétement de lui cette fois ci. Peut être qu'il comprendrait mieux ce qu'elle voulait dire en repensant à l'attaque. Peut être que de lui même, cette fois-ci, il partirait et referait sa vie. La sienne, de toutes les manières, ne comptait pas ou peu. Et sans lui, elle n'avait plus de sens. La mort allait bientôt venir la chercher et maintenant qu'elle mettait un point final à toute cette folie, elle en était presque heureuse.  

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:54

Serrés l’un contre l’autre, l’éternité commence. Il est bien, Robyn, contre elle. Il pourrait y rester des heures. Des jours et des nuits sans se lasser du contact de sa peau contre la sienne. Il n’a besoin de rien, seulement d’elle pour se sentir existé. Ce soir-là, il se sent enfin différent. Elle parvient à remplir le trou béant à la place de son cœur, à rallumer la flamme au creux de ses reins, la lumière au fond de ses yeux. La douleur n’existe même plus. Les mauvais souvenirs disparaissent dans leurs baisers et dans leurs caresses. Il oublie les coups qui sont tombés, le sang qui a giclé et la mort qui les a guettés de si près. Il oublie le visage fermé de sa bien-aimée, les reproches et les rejets. Apaisé, ses nerfs se relâchent après cette dure soirée. Les doigts qu’elle laisse glisser tout le long de son dos sont un véritable délice alors que les siens explorent ce corps qu’il connait déjà par cœur. Il lui appartient, comme le sien sera toujours à Cordélia. L’échec cuisant de son futur mariage ne fait que confirmer ce qu’il n’a cessé de lui répéter depuis leurs premières rencontres. Ils sont destinés l’un à l’autre, et qu’elle le veuille ou non, ils finiront toujours par se retrouver pour s’aimer. Le temps de quelques heures, Robyn cesse de lutter pour avoir des réponses à ses questions. Il abandonne les armes, ne cherche plus à forcer la porte et se laisse simplement guider par la volonté d’être avec elle. Cordélia vient caresser sa joue d’un geste tendre, l’obligeant à lever les yeux et se redresser pour lui faire face. Il hausse des sourcils, surpris par sa prise de parole. Sa carapace s’en est allée et elle se permet de lui révéler quelques informations de sa vie, ce qu’elle n’aurait probablement jamais fait auparavant. Auror, qu’elle dit. Une carrière qui ne lui étonne guère plus longtemps. Cordélia a toujours fait partie des meilleurs de sa promotion, de l’école tout simplement. Il l’a déjà vu jouer avec sa baguette. Ses doigts se marient parfaitement au morceau de bois alors que sa tête, elle, connait les sorts à la perfection. Au fond de lui, bien avant qu’ils n’aient quitté les bancs de l’école, il savait déjà qu’elle finirait auror. Ses confessions ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Elle ouvre pour la première les portes de son jardin secret. Robyn l’écoute avec attention, il boit littéralement ses paroles. Aucun mot ne sort de sa bouche, il se sait peu doué pour communiquer, surtout avec Cordélia, avec qui la conversation finit toujours par de longues disputes sans fin. Ses yeux ne la quittent pas, tentent d’accrocher à nouveau son regard pour percer son esprit et chercher les réponses. Sa voix est si sincère qu’elle en est presque effrayante tant la vérité lui est jeté en pleine figure. Les informations viennent mais Robyn n’est plus certain de vouloir les connaitre. Il peine à en comprendre le sens et son esprit reste bloqué sur les mots qu’elle annonce alors que sa bouche continue de lui avouer entre deux déclarations, les sentiments qu’elle éprouve pour lui. Il en oublie tout le reste le temps d’un instant, déboussolé par ce qu’il vient de comprendre. Il cligne plusieurs fois des yeux, peu sûr de l’avoir entendu de sa propre bouche et instinctivement, un sourire se dessine sur ses lèvres. Il ne l’espérait plus depuis tellement longtemps. Il s’était déjà imaginé l’aimer pour deux le reste de sa vie, tant le chemin avait été long pour parvenir à l’embrasser et tant elle l’avait rejeté ces dernières années. L’idée qu’elle puisse partager le même amour lui semblait inconcevable. C’était si peu crédible que même ses rêves les plus fous ne parvenaient à les dessiner. «  Tu m’aimes aussi ? » Qu’il demande d’un ton hésitant. Il lui demande confirmation, parce qu’il a besoin de l’entendre à nouveau, besoin qu’elle le rassure, qu’elle lui dise que ce ne sont pas des affabulations. Il est si fatigué que cela serait fort possible. Au fond de lui pourtant, Gabriel lui chuchote qu’il est sur la bonne voie, qu’il ne rêve définitivement pas. Mais il lui rappelle aussi les quelques mots qu’elle a prononcé plus tôt et le sous-entendu évident d’une mort arrivée bien trop tôt dans la vie d’une jeune fille. Ce n’est pas le manque d’amour qui les sépare véritablement, ce sont les autres. Et « les autres », ils lui sont inconnus. Robyn fronce des sourcils alors qu’il la retourne et vient attraper le menton de Cordélia pour qu’elle le regarde dans les yeux. « Regarde-moi, Cordélia. Tu ne mourras pas de sitôt, d’accord ? Promets-moi que tu continueras à te battre parce que quoique tu fasses, je serais toujours là. Tu m’entends ? Je serai toujours là et ce, peu importe ce qui se passe. Tu n’arriveras jamais à m’éloigner, tu ne te mettras que plus en danger en voulant me protéger. » Il n’a pas conscience qu’elle ne pourra lutter éternellement contre la mort et ce, même si elle se bat de toutes ses forces. Il ne pense qu’à ses sorciers qui sont venus les attaquer et à tous les autres qui ne cesseront sans doute de la pourchasser. Le fait qu’elle le protège était déjà quelque chose qu’il n’approuvait pas totalement, alors en plus, si elle risquait sa vie pour cette tâche, il était hors de question qu’elle le laisse ainsi. Il secoue de la tête, désapprouvant l’idée de la perdre comme il l’avait déjà perdu une première fois. L’épreuve était beaucoup trop difficile, il ne s’en remettrait jamais. Pas cette fois. Si la mort venait la prendre, qu’elle vienne le prendre aussi. « On est dans le même bateau. On réussira ensemble, main dans la main et tu le sais que ça pourrait marcher si tu me faisais un peu confiance, si tu me laissais t’aider. » C’est presque une supplication dans sa voix. Laisse-moi t’aider. Laisse-moi entrer dans ta vie comme t’es entrée dans la mienne. « Et on en rira plus tard, quand on sera vieux, moches et ridés et qu’on n’aura plus que nos enfants à penser. » Qu’il dit dans un sourire timide, cherchant à détendre l’atmosphère. C’est comme ça qu’ils les voient, comme ça que leur vie se terminera.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:55

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Ils étaient comme coupés du temps et du reste du monde. Sous cette douche, il n'y avait plus que leur amour qui comptait, rien d'autre n'importait. Cela ne changeait au final pas grand chose dans la vie de la rousse qui avait quasiment toujours fait passer le brun avant tout. Les sentiments qu'elle ressentait pour le joueur de quidditch dépassait l'entendement et si elle ne pouvait pas les étouffer dans son cœur, alors, elles s'en servirait pour le protéger de tout et de tout le monde – y compris d'elle même. Elle était un monstre, une tueuse en puissance et elle ne pouvait définitivement pas rester auprès de lui sans risquer de lui faire du mal. Et la sorcière ne pouvait pas supporter l'idée que quelque chose lui arrive de nouveau par sa faute. L'expérience Gabriel et Sofia lui avait laissé un goût bien trop amer en bouche. Aujourd'hui, comme hier, la survie de Robyn était la seule chose qu'elle désirait et si elle devait mourir ou tuer pour se l'assurer, alors cela lui allait parfaitement. Elle tremblait tout doucement sous les doigts du jeune homme et ne pouvait empêcher les siens de caresser son dos dans des gestes apaisants. Elle savait que la soirée avait été difficile pour lui et qu'il avait besoin d'un peu de réconfort – chose qu'elle était prête à lui donner. Cordélia était bien plus prévenante qu'elle ne le laissait supposer aux premiers abords et elle ne voulait pas que le garçon soit traumatisé pour toujours par les choses qu'il l'avait vu faire.  En entendant sa question, elle se mordit les lèvres en regardant sur le côté dans un aveu bien plus parlant que tous les mots du monde. Elle n'était pas douée de toutes les manières avec les grandes déclarations et les mots doux – une chose qu'elle avait abandonné avec Sofia. Elle ne savait pas comment lui dire ces trois mots – et n'était pas sûre que c'était une bonne chose à faire, surtout maintenant. Il ne lui restait que quelques mois à vivre et elle ne voulait pas devenir un fantôme dans l'existence de Robyn. « Je viens de te dire que mes sentiments importaient peur dans notre histoire. » Et c'était la vérité. Peu importe la nature de l'affection qu'elle avait pour lui, cela ne les sauverait pas au contraire, cela ne les ferait qu'encore plus souffrir et ils ne pouvait pas se le permettre. Il y avait déjà eu beaucoup trop de sang et de larmes entre eux, il était tant que cela s'arrête, qu'ils tournent la page et aillent de l'avant. Ils étaient destinés à s'aimer mais surtout à se perdre et ils ne pouvaient pas aller contre ça. C'était leur destiné, écrite dans les étoiles avant même leurs naissances. Elle eut un sourire triste en l'écoutant – il lui rappelait à quel point ils évoluaient dans des mondes différents. Ils n'arriveraient jamais à être sur la même longueur d'ondes peu importe combien de temps et d'efforts ils mettraient à essayer de le faire. « Robyn... Tu crois vraiment que je n'ai pas senti à quel point tu avais peur de moi toute à l'heure ? Tu crois vraiment que ce que j'ai fait ce soir chez toi, c'était ma facette la plus sombre ? Non. J'ai fait bien pire. Et je ferai bien pire. Et si ce que tu as vu cette nuit t'a effrayé, tu ne pourras jamais supporter le reste. Je ne suis en rien la version idéalisée et fantasmée de moi que tu as tout au fond de ton cœur. Je suis un monstre – et je ne peux pas changer ça. Et personne ne peut aimer un monstre ou rester à ses côté. » Dans un premier temps, elle esquiva volontairement les premiers propos du jeune homme, ne souhaitant pas s'attarder dessus. Elle ne pouvait lui promettre une telle chose quand elle était épuisée de se battre, de lutter en permanence pour sa survie. Il n'avait probablement toujours pas conscience de ce que cela faisait d'être elle, d'être en permanence sur le fil du rasoir et de n'avoir quasiment aucun contrôle sur sa propre existence. Elle n'avait jamais eu le choix, jamais eu son mot à dire. Tout lui avait toujours été imposé. Finalement, son existence n'avait pas tellement été différente de celle de Sofia. Elle était toujours privée de sa liberté et elle ne pourrait la gagner que dans la mort. Et peut être que cette fois-ci, dans celle-ci, elle réussirait à assurer la vie de l'homme qu'elle aimait. « Tu ne peux pas m'aider, Robyn. Personne ne le peut. Ce n'est pas une question de confiance, ce n'est pas une question de réussite. C'est juste impossible. Et Merlin que j'ai essayé, j'ai vraiment tout essayé. Mais aujourd'hui je sais que tout ça, toutes ces choses auxquelles tu t'accroches encore, ce n'est pas pour nous. Ça ne sera jamais pour nous. » Son cœur se brisa à ces quelques mots mais elle devait les lui dire. Il devait abandonner ces rêveries d'un autre temps, d'une autre histoire. La leur n'avait pas lieu d'être et elle avait abandonné espoir depuis bien longtemps. Elle avait compris pourquoi elle était revenue à la vie – pour arrêter l'Oblivion – et c'était sur ce quoi elle comptait se concentrer ces derniers mois de sa vie. Elle devait se faire passer en second plan et remplir sa mission avant de tirer sa révérence. Lui caressant tendrement la joue du dos de la main, elle finit par poser une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes, pour lui offrir le baiser le plus tendre, le plus amoureux mais surtout le plus triste de tous les temps. Une manière de dire adieu, de fermer une bonne fois pour toute le livre. Alors qu'elle se détachait tout doucement, quelques mots s’échappèrent dans un souffle, venant caresser le visage du garçon. « Je ne serai jamais vieille Robyn. A vrai dire, je ne verrai même pas la prochaine année. » Se détachant tout doucement de lui après cet aveu, elle le contourna tout doucement pour sortir finalement de la douche en attrapant une serviette qu'elle entoura autour de son corps alors qu'elle retournait finalement dans sa chambre. Posant une main sur son ventre arrondi, elle ferma longuement les yeux pour tenter de renflouer toute la souffrance qui venait l'envahir de nouveau. Mais ce n'était pas son dos qui lui faisait du mal, non, c'était bel et bien son cœur. Il avait beau être consumé par la rage et la haine, être aussi sombre que la plus noire des nuits, il battait toujours vaillamment dans sa poitrine pour le fils Lysaght. Et c'était, plus encore que Freya , que la grossesse ou que ses ennemis, ce qui la tuait véritablement, lentement, à petits feux, comme le plus doux des poisons.  

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:56

Robyn a toujours eu ce besoin de mettre des mots sur ses sentiments. C’est plus réel quand il les entend de la bouche des autres. Ca sonne comme une officialisation, comme une concrétisation de leur amour. Et même si elle le lui a nettement sous-entendu, il a besoin qu’elle le lui confirme en le déclarant plus directement, en se jetant dans la gueule du loup. C’est important pour lui, ça lui montre qu’elle fait un véritable pas vers lui, qu’elle n’a pas honte et qu’elle assume pleinement ce qu’elle peut ressentir au fond d’elle. Mais c’est sans doute un peu trop tôt pour elle. Elle détourne son regard, elle l’évite comme la peste noire et c’est avec une déception non dissimulée qu’il écoute sa réponse. Il baisse des yeux, soudainement mélancolique. La discussion devient difficile pour tous les deux. Elle ne réalise pas comme c’est important dans leur histoire. Il a besoin de savoir. Lui aussi, a besoin d’être rassuré. Il a besoin de sentir qu’elle est avec lui, qu’elle l’aime autant que lui, l’aime en retour. Evidemment, une part de lui ne cessera de lui répéter que ses sentiments seront toujours plus forts que les siens, mais il espère toujours que cela ne soit pas le cas. Cordélia est une handicapée des sentiments. Il n’a jamais réussi à obtenir d’elle de véritables mots doux. Pas même un véritable compliment de sa part. Elle joue à cache-cache avec lui et il n’est pas certain de pouvoir continuer la distance. Quand elle ouvre à nouveau la bouche pour le contredire – en est-il persuadé – elle marque un gros point. Il ne peut nier le fait qu’il ait été terrifié en voyant le début de combat qui s’est joué devant lui. Elle l’a vu se transformer à la venue de ces colosses et de la manière dont elle leur a répondu. Elle n’était plus celle qu’il avait côtoyée durant des années dans l’école. Elle était devenue une guerrière, une sorcière au regard terriblement noir. Nul doute qu’elle les avait anéantis sans une once de pitié à leur égard. A ces pensées, un frisson revient parcourir son corps, comme pour le rappeler de la peur qui régnait encore en lui. A leur arrivée dans ces lieux, il avait fait mine que cela n’avait eu aucune importance, mais c’était faux. C’est aussi faux que lorsqu’il ouvre la bouche pour lui répondre en secouant la tête : « Je n’ai pas eu peur, j’ai été surpris. » Et surpris, il l’a bien été. La journée avait été rude pour lui. Il avait été déjà bien amoché dans ce bar en plein cœur de Londres et le voilà qu’il avait eu à subir la destruction de son appartement et le sacrifice de sa jolie rousse.  « Et tu n’es pas un monstre… tu as simplement eu à faire ce qu’il fallait. » En lui disant ses mots, il cherche aussi à s’en persuader. Elle n’a fait que son devoir après tout. N’importe qui en aurait fait de même… Lui aussi s’il avait été seul… Ou du moins, l’espère-t-il. C’est pour cette raison qu’ils avaient été à Poudlard, cela avait aussi été pour se protéger des autres en cas de duel. Peu convaincu, il réalise que Cordélia n’a pas complètement faux en refusant son aide depuis toujours. Il n’est pas fait pour ce genre de vies, Robyn. Probablement qu’il serait prêt après un entrainement, mais au fond de lui, il n’était pas assez mature pour accepter d’endosser de telles responsabilités. « Je veux quand même continuer à y croire. » L’espoir fait vivre après tout. C’est bien avec l’espoir qu’il est encore capable d’ouvrir les yeux chaque jour. Qu’aurait-il été sans l’espoir qu’il avait guidé depuis ses premières jeunes années ? Cet espoir de lui adresser pour la première fois la parole, de la faire sourire, de partager un moment avec elle, de l’embrasser, de lui faire l’amour, de ne faire plus qu’un avec elle. Leur histoire n’est pas vouée à l’échec. Il le sait, il en est persuadé tout au fond de lui. Son cœur ne cesse de lui répéter qu’elle ment, qu’elle cherche simplement à se protéger de ses sentiments trop grands. Il esquisse un sourire alors qu’elle caresse sa joue du dos de sa main. Il tourne doucement de la tête pour pouvoir embrasser ses doigts avec tendresse, avant qu’elle ne vienne d’elle-même poser ses lèvres sur les siennes. Il ne comprend pas véritablement le sens de ce baiser qui lui parait plus doux qu’à l’ordinaire. Il est triste, son baiser, il est mélancolique, comme leur histoire, comme les mots qu’ils s’échangent depuis quelques minutes. On dirait un adieu qu’elle est incapable de prononcer avec de véritables mots. Et ses dernières paroles en sont la confirmation. C’est la fin. De leur relation. De tout espoir. De tout. Robyn ne réagit pas immédiatement à la bombe qu’elle lui lance. Il cligne des yeux, perplexe, avant de froncer les sourcils alors qu’elle quitte déjà la douche pour s’enrouler autour d’une serviette. Il reste interdit un moment, puis la rejoint dans sa chambre en oubliant de se rhabiller, une main sur son visage. « Qu…quoi ? C’est une plaisanterie ? » Qu’il demande naïvement, désespéré par l’idée de pouvoir s’imaginer une seconde fois la perdre. C’est tellement injuste ce qu’elle lui déclare, elle n’a pas le droit de l’abandonner alors même qu’ils viennent de se retrouver, elle n’a pas le droit de lui briser le cœur alors qu’il vient à peine de se rafistoler. « Mais pourquoi tu me dis un truc pareil, tu veux me faire chialer, c’est ça ? C’est pour me punir ou un truc du genre ? » L’information a du mal à entrer dans sa tête et Robyn est totalement coincé, ne souhaitant pas réaliser l’impossible. Cordélia, morte. Encore une fois. Lui qui pensait s’en sortir définitivement et commencer une histoire d’amour avec sa rousse, a mal calculé son coup. « C’est pas drôle, Cordélia, putain c’est pas drôle… » Qu’il répète, en passant une main dans ses cheveux, qu’il pourrait presque arracher tant l’angoisse est à son paroxysme. C’est une très mauvaise plaisanterie, une très très mauvaise plaisanterie, voilà tout. Et dans la minute qui suit, elle va rire de lui et de sa crédulité.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:56

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Cordélia, c'était tout le contraire de Robyn : elle détestait mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, elle détestait bavarder sur ses sentiments et sur les élans de son cœur. Cela la faisait se sentir terriblement inconfortable et ce n'était pas quelque chose qu'elle avait envie de ressentir pour le moment. Déjà que la situation n'était pas des plus appréciables il n'y avait nul besoin de l'empirer en se forçant à utiliser ce genre de choses. Elle avait été plutôt claire sur la nature de son attachement à l'égard du joueur de Quiditch et si celui-ci n'était pas suffisamment intelligent pour comprendre la signification de ses mots c'était tant pis pour lui. Il n'avait qu'à être un peu plus intelligent. Et meilleur menteur aussi. Elle soupira longuement à la réponse de celui-ci, ne pouvant s'empêcher de lever les yeux au ciel. Pensait-il vraiment pouvoir lui raconter de telles salades ? Non seulement il était un très mauvais menteur ais en plus de cela, la rouquine était un véritable détecteur à bobards. Il avait eu peur et c'était évident – et ce n'était pas plus mal. Cela prouvait qu'il avait un minimum de jugeote et surtout, qu'il tenait à sa vie. Et ça, c'était plutôt bon signe finalement. « Robyn, tu viens d'avoir un frisson de peur y a pas deux secondes, tu me prends vraiment pour une conne ou tu es un menteur chronique ? Parce que là les mensonges ils commencent à s'accumuler un peu trop. » Elle répondit du tac au tac, cassante comme auparavant. La discussion la met dans une position qui la force à remettre des barrières ente eux, à se protéger pour ne pas souffrir encore. Ce n'était vraiment pas facile pour elle de se livrer ainsi au garçon et elle regrettait presque de l'avoir fait en l'écoutant. Il n'avait visiblement pas conscience de la réalité des choses et ses sentiments pour elle étaient si mal fondés que cela lui brisait le cœur. Il n'était qu'un fantasme, une idée qu'il se faisait de sa personne qui n'avait strictement rien à voir avec qui elle était réellement. Elle allait donc taper un grand coup fort, briser toutes ses certitudes et le forcer à ouvrir les yeux «Quand j'avais six ans, j'ai écorché vif mon père biologique avant de le mettre en feu alors qu'il était toujours en vie. Ce n'était pas un homme bien et il l'avait mérité, certes, mais comme ça tu vois un peu mieux le topo. » Elle dit en plantant son regard dans le sien, comme pour le mettre au défi d'oser dire après cela qu'il n'a pas peur d'elle, qu'elle n'est un monstre et qu'elle ne lui fera jamais du mal. Bien sûr, il n'avait pas besoin de savoir que son géniteur était alors le chef fou de l'Oblivion et qu'il avait tenté d'abuser d'elle, non, ce n'était que des détails dans l'histoire. Il n'avait pas besoin de savoir trop de détails – cela le mettrait en danger. Elle soupire de nouveau en venant caresser tout doucement son bras, presque dans un geste de réconfort. Petit à petit, elle détruit ce lien entre eux, lui montre les failles de leur histoire et lui fait comprendre qu'ils ont atteint le point de non-retour. Il n'y a pas de eux possible, il n'y a pas de pages à écrire. Il n'y a pas d'avenir. « Robyn... Il n'y a pas d'espoir. Il n'y en a jamais eu. C'était perdu d'avance, écrit dans les étoiles avant même que toi ou moi nous ne naissions. Cette histoire, ce nous étaient condamnés avant même son commencent. » Oui, ils portaient en leurs cœurs la malédiction de Sofia et Gabriel et peu importe ce qu'ils pouvaient faire, ils ne pourraient jamais y échapper. Quittant la salle de bain après lui avoir avoué en partie la réalité de son sort, elle rejoint la chambre en inspirant longuement, resserrant sa serviette autour de son corps. Elle se mordit légèrement les lèvres en l'entendant alors qu'elle inspirait pour reprendre contenance, avant de se retourner. Elle leva un sourcil en remarquant que c'est entièrement nu qu'il avait fini par la rejoindre et elle ne perdit pas l'occasion de le regarder sous toutes les coutures. S'il n'était pas aussi musclé que feu Gabriel, il n'était tout de même pas repoussant à mater, elle devait bien le lui reconnaître. Soupirant, elle ramena tous ses cheveux mouillés sur une épaule, commençant à les démêler de ses doigts fins et agiles. « Ça n'en n'est pas une. Je suis très sérieuse. Je devais mourir dans deux ans mais certains... événements inattendus ont précipité les choses on va dire. » Inutile de lui dire que c'était la grossesse de leur enfant qui en était la cause. Un enfant dont elle ne saurait jamais rien. Elle avait refusé de passer d'autres examens supplémentaires et de savoir s'il s'agissait d'un garçon ou d'une fille. Elle ne voulait pas s'attacher pour ne pas hésiter au moment fatidique. Elle voulait rester forte et déterminée jusqu'au bout et elle se doutait que penser à ce petit être grandissant en elle ne l'aiderait en aucun cas à achever son ultime acte. « C'est quelque chose que je sais depuis toujours. Je l'ai accepté, je m'y suis faite. Personne n'y peut rien, pas même moi alors ça ne sert à rien que je pleurniche sur mon sort, ça ne l'arrangera pas. » Elle dit tout doucement en se rapprochant de lui pour venir lui caresser la joue avec tendresse de nouveau. Elle voulait l'apaiser, le calmer un peu alors que ses autres doigts venaient caresser son bras. Elle était bien, proche de lui, trop même. Cette soirée était particulière, unique. Demain, il sera difficile de revenir à la réalité, de laisser le rêve derrière elle. « C'est pour ça que tu ne dois pas t'accrocher Robyn. Va-t-en. Rejoins ta petite fiancée qui t'aime et que tu aimes aussi. Il n'y a pas d'avenir avec moi, seulement la mort. Et le deuil. » Elle chuchota tout doucement en plantant ses yeux dans les siens. Oui, il devait partir, rejoindre sa connasse de petite amie et tout oublier à son sujet. Elle était une morte parmi les vivantes, un compte à rebours bientôt achevé. Elle ne pouvait rien lui donner d'autre que la mort et la souffrance et elle ne pouvait pas supporter l'idée de lui infliger ça. Elle se força alors à sourire, à reprendre ce masque joueur et comique qu'elle abordait quand les choses devenaient trop compliquées ou trop intenses. Cela ne faisait pas bon de s'enfoncer dans le drame – elle n'en ressortait jamais indemne. « Et puis, il faut vraiment que tu arrêtes de te balader tout nu devant moi, tu ne sais pas l'effet que ça me fait. » Elle plaisanta tout doucement, se penchant pour venir planter ses crocs à plusieurs reprises dans la peau tendre du garçon, alternant les morsures possessives et les baisers incandescents. Oui, il fallait qu'il parte et une fois qu'il aurait franchi la porte, elle pourrait pleurer tout son  soul avant de se relever et de reprendre, seule, son combat. C'était ça sa vie et elle l'avait accepté. Il était trop tard pour faire marche arrière désormais.  

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 13:57

Robyn ne souhaite en aucun cas retrouver la Cordélia d’il y a quelques années. La froide, sombre et distante Lysaght qui s’était toujours montrée cassante et rigide avec lui. Celle qui ne cherchait pas à l’écouter prononcer un seul mot, pas même un « bonjour » qu’il lui lançait entre deux couloirs avec un sourire enjôleur. Celle qui roulait des yeux en se maudissant probablement intérieurement de devoir le supporter quand il se pavanait autour d’elle comme un paon. Celle qui ne bronchait pas quand il roucoulait avec ses petites-amies en espérant un signe de jalousie. Celle qui aurait été incapable de lui dire toutes ses choses qu’il attendait depuis longtemps. Et pourtant, elle revient le hanter à nouveau. Il ne souhaite pas la blesser, ne souhaite pas qu’elle disparaisse si vite, pas alors qu’ils partagent pour la première fois un instant si magique, mais il est incapable de réfréner ce sentiment d’angoisse qui le prend aux tripes et qu’elle remarque aussi bien que son nez au milieu de la figure. Robyn baisse des yeux, pris sur le fait, rattrapé par la réalité. Il est comme un gosse qu’on vient de disputer, il ne sait plus réellement où se placer. Il aimerait disparaitre derrière les rideaux pour qu’elle ne voie pas son visage défait, mais il est toujours face à elle et il ne trouve aucune explication, aucune nouvelle excuse à lui donner. Le spectacle qu’elle lui a offert et son ton méprisant calment ses envies de lui mentir plus qu’il n’en a déjà fait. Elle est capable de tout –et assume parfaitement ses meurtres sanglants - et malgré l’amour qu’elle lui sous-entend, il ne préfère pas se risquer à toucher ses épines. La seule chose qu’il parvient à lui répondre et un simple « Oh mon Dieu. » qui franchit de ses lèvres sans qu’il ne le veuille réellement, simple réflexe à la vision qu’elle lui offre de cet homme mutilé cramant sous les étoiles. Cette image lui en donne la nausée, à tel point qu’il déglutit difficilement en comprenant au regard de la demoiselle qu’elle ne plaisantait pas. Au fond de lui, Gabriel lui murmure néanmoins qu’elle avait probablement de bonnes raisons à torturer un homme d’une manière aussi barbare, mais à cet instant, Robyn ne l’entend plus. Y’a que les battements douloureux de son cœur qu’il perçoit et dans ses yeux, brille l’incompréhension et le désarroi. Rien d’autres ne sort de ses lèvres parce que rien ne vient. Désarmé par la femme qui lui fait face, le joueur de quidditch n’a pas la force de la contredire. Elle n’est pas un monstre, qu’il pense, mais elle en donne l’air, et ça marche. Pas assez cependant pour le repousser complètement. Le cœur a ses raisons que la raison ignore. S’il pouvait oublier cet amour ou le transférer à une autre femme, ça se saurait depuis longtemps. Il est hésitant au premier abord quand elle vient caresser son bras, puis il devient plus confiant. La Cordélia maléfique n’est pas dans cette maison. Elle n’est plus là et c’est une toute autre facette qu’elle lui montre quand ils ne sont que tous les deux. Ses mots sont durs, mais comme à son habitude, ses gestes la trompent. Leur histoire est sans espoir, mais au fond de ses yeux, elle espère secrètement que cela ne soit pas le cas. Naturellement, ses doigts jouent avec une mèche de ses cheveux, qu’il finit par ranger derrière son oreille alors qu’il s’approche pour l’embrasser tendrement à la commissure de ses lèvres. « Ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas essayer. » Et si ça ne marche pas, ils en auront eu confirmation. Robyn, lui, ne pourra pas se plaindre d’avoir au moins réfléchi à la question et d’avoir tenté l’impossible avant de s’avouer vaincu. Vaincu, il l’est. Elle lui annonce sa mort comme elle annoncerait l’heure à un passant. Sans aucun chagrin, ni même une émotion particulière. Non, l’idée semble avoir été accepté depuis un bon bout de temps et Robyn se demande presque depuis combien de temps elle a connaissance de cette information. Pas depuis hier en tout cas. Y’a son monde qui s’écroule sous ses pieds quand il la rejoint dans la chambre, toujours nu et ruisselant, son cœur qui se brise en mille morceaux et qui tombe tout au fond de lui. Elle le prend si bien que c’en est terrifiant, mais elle ne devrait pas, bordel, elle ne devrait pas l’accepter si facilement alors qu’il compte tellement sur elle. Il secoue de la tête négativement, refusant de croire à cette idée et pourtant, elle est bien sérieuse, et elle lui confirme presque la date de son futur décès. Robyn n’en croit pas ses oreilles et recule d’un pas quand elle commence à s’approcher de lui. Elle parvient quand même à venir jusqu’à lui pour caresser sa joue alors que déjà, une larme s’échoue sur le sol. « Arrête... » Les souvenirs de la découverte de sa chambre complètement détruite le hantent de nouveau, tout comme ce sentiment constant de se noyer sans parvenir à lâcher complètement prise. Robyn, il n’est pas prêt à subir une telle épreuve. Il en a déjà trop fait, mais elle ne lui laisse guère le choix. Par chance, elle a toujours le sens de l’humour, mais le jeune homme n’a plus envie de rire. Pour elle, il esquisse néanmoins un sourire peu convaincant et finit même par rire de sa plaisanterie. « Laisse-moi au moins ce plaisir. » Elle lui a tout retiré, jusqu’à l’espoir de pouvoir un jour fonder une famille avec elle et définitivement oublier ces dernières années qui lui restent encore à travers la gorge, elle peut bien lui laisser la satisfaction de voir qu’il lui plait toujours. Il passe sa main sur sa joue pour effacer le chemin que la larme s’est tracée. « Ça sert peut-être à rien de pleurer, mais je peux pas m’en empêcher, désolé. » Il se sent stupide à pleurnicher à chaque fois qu’ils se rencontrent. Il a l’impression de n’avoir fait que ça depuis son retour. Un vrai gosse celui-là. Elle a peut-être raison quand elle ne cesse de lui répéter qu’il n’est pas assez mature pour le monde. Mais si le monde, c’est devoir accepter l’idée de la perdre, alors oui, elle a surement raison. « Ca me fend le cœur de devoir la rejoindre, tu le réalises ? Non, évidemment que non, toi, tu penses toujours que je l’aime. Je ne serai pas là si je l’aimais vraiment. Je le pensais quand je disais que je la quitterais. » Il serait à ses côtés, à lui expliquer sa mésaventure, et puis ils auraient décidé de terminer la soirée ensemble, avec un soudain besoin de réconfort. Pourtant, il est bien avec Cordélia, à chercher ce réconfort auprès d’elle. C'est bien la preuve que ses sentiments ne sont pas aussi forts qu'elle le pense. « Je peux même le faire maintenant si tu me crois pas, elle me prendra pour un salaud, mais c’est peut-être ce que je suis après tout. Je suis qu’un égoïste, je veux que tu restes avec moi. » Et que tu ne meurs pas. Que tu t’en ailles pas vers les étoiles, parce que j’ai encore besoin de toi pour me botter l’arrière-train quand je sens que je perds pieds. Et là, maintenant, je perds pieds. « Je veux pouvoir profiter de ces derniers mois avec toi, de faire comme si tout irait bien au lendemain. » Mais ce bonheur-là, elle le lui prendra aussi, comme elle a fini par tout lui prendre.

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Cordélia Swan
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Elle lui laisse entrevoir une partie de ses ténèbres, de qui elle est réellement au delà de l'image de la gentille fille de bonne famille. Elle n'est pas faite pour lui, elle n'est faite à vrai dire pour personne. Elle n'avait plus le droit d'aimer ni d'être aimée en retour. Cordélia ne cessait de se répéter que si Sofia s'était tuée plus tôt dans le passé, Gabriel aurait probablement survécu à toute cette folie. Elle portait la culpabilité de la mort de tous ces soldats qui auraient pu être sauvés si elle n'avait pas été vivante, si elle n'avait pas été l'hocruxe de Freya. Voilà pourquoi, aujourd'hui, elle n'avait pas peur de se salir les mains pour rattraper sa faiblesse passée. Elle se fichait d'elle même, de son sort et de sa réputation. Les choses qui la concernaient n'étaient pas vraiment importantes pour elle. Elle n'était même pas hantée par les horreurs qu'elle avait pu commettre – et encore moins par la mort de son géniteur. Si Freya l'avait énormément aidée à accomplir son acte, elle considérait qu'elle devait en porter la responsabilité et ne pas dire que l'ancienne directrice de Durmstrang avait contrôlé ses actions. Elle continua à fixer intensément Robyn après qu'il ait baissé les yeux, lui brûlant la nuque de ses émeraudes incandescentes. Elle ne lui épargnait rien des atrocités qu'elle était capable de commettre – elle voulait qu'il se rende compte qu'elle n'était pas une petite poupée fragile. Elle était le monstre qui se cachait sous le lit et dévorait ceux et celles qui avaient le malheur de s'endormir quand elle était dans les parages. « Peux-tu réellement aimer une personne comme ça ? J'en doute. Personne ne peut m'aimer. Personne ne peut aimer un monstre. » Elle conclut sans chercher à l'épargner et à lui rendre la pilule plus facile à avaler. Elle n'était pas douée pour rendre les choses plus agréables ou juste moins difficiles. Quand la rouquine acceptait de parler, de dire la vérité, elle se montrait toujours franche voire même cruelle. Et malheureusement pour Robyn, il en faisait les frais à cet instant précis. Tout doucement, elle soupira à sa remarque, souriant néanmoins tristement en sentant ses lèvres à la commissure des siennes, alors qu'elle tournait instinctivement la tête pour capturer tout doucement sa bouche de la sienne, l'embrassant lentement et longuement, comme si elle voulait arrêter le temps et rester pour toujours avec lui dans cette chambre, loin des problèmes qui les attendaient à l'extérieur. Elle avait du mal à contrôler ses gestes, à garder dans ceux-ci la froideur qu'elle avait dans ses mots. Les yeux clos, les lèvres toujours contre les siennes, elle chuchota sa réponse, son souffle caressant son visage « A quoi bon ? Cela ne nous apportera que des larmes et une souffrance supplémentaire. » Si elle commençait à céder maintenant, elle n'était pas sûre d'avoir la force et le courage de mettre fin à sa vie dans cinq mois. Elle n'aurait peut être pas la volonté de partir et cela lui faisait peur. Elle ne pouvait pas prendre le risque de laisser Freya prendre possession d'elle et détruire une nouvelle fois tout le monde magique. Il en allait de la sécurité des êtres qu'elle aimait plus que tout au monde – Robyn en tête. Ses lèvres vinrent danser sur sa joue, là où se trouvait autrefois la larme, alors qu'elle riait tout doucement en passant ses bras autour de son cou. Ses doigts vinrent tout naturellement caresser les cheveux à la base de sa nuque, dans un geste qu'elle voulait apaisant et réconfortant. Elle ne voulait pas qu'il soit triste. Elle ne voulait pas qu'il pleure par sa faute. « Et bien, je dirais que le plaisir est surtout pour moi – et mes yeux. » Elle renchérit, bien décidée à continuer sur la voix de l'amusement pour détendre l'atmosphère. Mais il était encore tout fragile et c'était à elle de se montrer forte pour eux deux. Elle ne pouvait pas flancher – Gabriel ne l'avait après tout jamais fait. Elle lui devait bien ça. Elle se tendit nettement contre lui alors qu'il lui parlait de sa fiancée et presque instinctivement, son visage vint se cacher dans son cou qu'elle embrassa à plusieurs reprises. Comme un animal désirant s'attirer ses faveurs, elle tentait inconsciemment de se rendre plus intéressante, plus envoûtante que celle à qui il avait passé une bague au doigt. « On ne se fiance pas à une personne qu'on aime pas. » Elle le contredit, alors que son corps se pressait tout doucement contre le sien. Ses mots et ses gestes se contredisaient toujours autant, témoignant du trouble présent en la rouquine. Ce qu'elle désirait et ce qu'elle devait faire s'opposer et une véritable guerre intérieure mettait sans dessus dessous l'ancienne serpentarde. Soupirant tout doucement, elle finit par planter ses crocs dans son cou pour manifester son mécontentement, avant de venir embrasser tout doucement la plaie légèrement saignante pour apaiser la douceur. Cette blessure était à l'image de son amour pour lui ; aussi douloureux et dangereux que tendre et intense. « Tu n'es pas un salaud. Tu es un drama queen, un gamin, un narcissique et un aveugle mais tu n'es pas un salaud. Je ne pourrais jamais aimer un salaud. » Une nouvelle fois, elle disait les choses sans vraiment les dire, jouant des mots et faisant passer des messages qu'elle ne pouvait dire de vive voix. Relevant son visage vers lui, une de ses mains vint caresser sa joue avec douceur, son pouce retraçant ses lèvres avec lenteur. Elle l'aimait tellement qu'elle se sentait étouffer. Elle l'aimait tellement qu'elle aurait tout fait pour lui. Et cela, il n'en aurait jamais conscience. Mais c'était mieux comme ça. « Je ne peux pas prendre le risque que tu perdes la vie par ma faute. Pas toi. » Elle chuchota tout doucement en se mettant sur la pointe des pieds pour venir effleurer ses lèvres avec lenteur, comme une légère caresse « Je m'en fiche si je dois mourir demain, mais jamais – jamais – je ne laisserai qui que ce soit te faire du mal, pas même moi-même. » Elle rajouta, scellant finalement leurs lèvres dans un long et profond baisser, laissant finalement tomber sa propre serviette pour venir coller son corps contre le sien, pour pouvoir profiter de sa chaleur et de sa présence toute contre elle. Elle n'avait besoin que de ça pour retrouver un peu de courage. Lui. Elle. Eux.  

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 14:02

Elle se décrit comme une monstruosité. Comme une chose que l’on ne peut pas aimer, que l’on ne peut que détester. Et pourtant, Robyn ne fait pas semblant. Il n’a jamais fait semblant. Il l’aime si fort qu’il en crève chaque jour. Il l’aime au point de pleurer et rire pour elle dans une même soirée. C’est bien qu’elle se trompe quand elle lui prononce ses mots. Et sa famille ? Et Cersei, Echo, Mateus et les autres ? Eux aussi l’aiment plus qu’elle ne le pense, mais elle est bien trop aveugle pour le comprendre. Elle est perdue dans cette illusion de n’être qu’un fardeau pour le monde, qu’une machine à guerre. Elle a oublié qu’elle est aussi humaine que lui et que tous les autres.  « Tu me poses la question comme si j’avais choisi de t’aimer, mais je l’ai pas choisi. Ça prouve bien que t’aimer n’est pas impossible. » Qu’il annonce en roulant des yeux. Est-ce qu’elle sait réellement ce qu’est l’amour ? Elle n’a pas l’air de comprendre comme il est aussi démuni qu’elle par le flot de sentiments qu’il ressent rien qu’en croisant ses yeux verts émeraudes. C’est elle et puis c’est tout. Elle a beau lui demander de retourner auprès de sa fiancée, ses ordres ne servent strictement à rien. Ils ne font que retarder l’échéance. Elle a beau tenter de lui persuader qu’il aime Marissa, elle ne parviendra jamais à détourner un cœur. Aucune magie, même la plus noire, ne peut guérir ce mal. Y’a pas de solution miracle à son problème qui dure depuis trop longtemps. Si longtemps qu’il est ancré en lui, qu’il vit en lui comme une partie à part entière. Le lui retirer, c’est tout lui retirer. Autant le tuer qu’on en finisse au plus vite. Mais Cordélia vient contredire chaque mot qu’elle prononce, chaque pensée qu’elle se permet de lui dire. Elle explose chaque barrière qu’elle a elle-même érigé en l’embrassant volontairement alors que lui-même ne se permettait plus une telle marque d’affection. Son baiser est long, lent et langoureux. Elle s’excuse de tout ce qu’elle lui inflige et du massacre qu’elle lui fait endurer à chaque pas qu’il fait vers elle. C’est comme si elle lui faisait son mea culpa, pour recommencer à lui asséner des coups dans le bide. Elle vient lui murmurer quelques mots, qu’il décide d’oublier en l’embrassant à nouveau, lui laissant à peine le temps de terminer sa phrase. Il refuse de l’écouter déblatérer ce qu’il considère comme des conneries. Sa main glisse dans ses cheveux quand il recule pour plonger ses yeux dans les siens. « C’est pire quand tu joues avec moi comme tu le fais depuis ton retour. » Il n’a jamais été aussi sérieux que dans ses mots, qu’il prononce avec un certain agacement dans sa voix. Elle est retour depuis quelques mois. Des mois qui lui ont semblé une éternité tant il lui a semblé vivre des choses qu’il n’aurait jamais cru vivre dans une vie. Elle lui fait vivre des montagnes russes d’émotions dont elle n’a probablement pas conscience. C’en est assez. Si elle, a l’impression d’être prise pour une « pute » alors lui, a la sensation de n’être qu’un pantin entre ses mains. Ils ne se voient que lorsqu’elle se permet une apparition et lorsqu’elle en a eu assez de jouer à la poupée, elle disparait comme si elle n’avait jamais existé. Et pourtant, malgré sa lassitude, Robyn ne peut résister à ses gestes tendres, à ses baisers amoureux et à ses douces caresses sur la moindre parcelle de sa peau. Son sourire triste est toujours sur ses lèvres, mais malgré sa plaisanterie, rien ne vient vraiment apaiser sa détresse face à la révélation de son imminente mort. Son bras encore valide s’enroule autour de sa hanche lorsqu’elle l’embrasse dans le cou, et s’accroche à elle comme une bouée de sauvetage. « C’est pas la première fois que je fais une connerie… eh ! » Elle vient de le mordre ou bien… ? Il tente de se reculer, surpris par ce geste plus qu’inhabituel – quoique… après tout, Cordélia est capable de tout – mais abandonne bien vite, réalisant qu’elle l’apaise aussitôt par un baiser. Elle est complètement folle. Folle à lier. Faudrait l’interner. Il prendrait la chambre d’à côté, il en aurait lui aussi bien besoin. C’est peut-être la seule solution qu’il lui vient à l’esprit pour qu’ils finissent leur vie ensemble. Il fronce des sourcils à l’entente des qualificatifs qu’elle choisit pour le décrire, et finit par rouler des yeux. Elle aurait pu s’abstenir de lui dire de telles choses, surtout à ce stade de la conversation. Il sait qu’elle n’a pas beaucoup de tact et qu’elle ne tourne jamais autour du pot mais tout de même, elle commence à le connaitre. Elle devrait savoir que ce n’est pas avec de telles paroles qu’elle parviendra à lui remonter le moral. Sa serviette glisse pour tomber sur le sol, son corps se colle à lui dans une longue étreinte et ses lèvres s’unissent aux siennes sans qu’elle ne lui laisse réellement répondre à ses derniers mots. Mais Robyn a des choses à dire et après avoir longuement profité de son amour, il met fin à ce rapprochement et la repousse, sa main se levant au niveau de son visage pour l’arrêter si elle venait à revenir à la charge. C’est une véritable torture de la voir dans le plus simple appareil sans devoir la toucher. Assurément, sa crédibilité en prendrait un coup. « N’essaie pas de m’amadouer, parce que je m’en fiche pas, Cordélia ! Qu’est-ce que je deviens, moi, si tu crèves ? » Il secoue de la tête, réalisant que ses mots ne la toucheront sans doute pas. Elle a tellement de mal à se mettre à sa place, à comprendre qu’il l’aime qu’il lui faut une autre image pour lui représenter sa peine. « Qu’est-ce que tu deviendrais, toi, si je crèverai du jour au lendemain ? Bah, c’est la même chose, en mille fois pire. » Qu’il énonce, son visage soudainement plus sévère. Il fait appel à ses sentiments, à ce qu’elle ressent pour lui à son entente. Avec ça, elle peut probablement comprendre le mal qui lui a rongé lorsqu’elle a disparu de la circulation. Il soupire doucement, baisse la tête pour observer le sol, un peu hésitant et finalement, se jette à l'eau. « J’ai fait des cauchemars si réels que j’avais l’impression de rêver quand j’ouvrais les yeux. J’ai fait des crises si sévères que j’espérais mourir quand je recommençais à respirer. Si tu meurs, je finirai moi aussi par en crever et tu seras plus là pour me sauver. » S'il retombe dans la déprime, il n'est pas certain de pouvoir s'en sortir cette fois-ci. Et ça, même Jagger n'y pourra rien. Il s'abaisse doucement pour attraper la serviette de Cordélia, qu'il lui tend, sans poser un seul regard sur son corps ô combien délicieux. « Et il faut vraiment que tu arrêtes de te pavaner toute nue devant moi, tu ne sais pas l'effet que ça me fait. » Qu'il ajoute après un silence gênant, répétant ses mêmes mots dans l'intention de détendre un peu l'atmosphère et surtout de se persuader que la situation n'est pas aussi dramatique qu'elle n'y parait... ou si peu.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 14:05

We accept the love
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If I should stay, I would only be in your way. So I'll go, but I know I'll think of you every step of the way. And I will always love you, I will always love you. You, my darling you, hmm. Bittersweet memories  that is all I'm taking with me. So goodbye, please, don't cry. We both know I'm not what you, you need. And I will always love you, I will always love you. ROBELIA, chapitre III



Elle ne pouvait pas se permettre de se considérer comme une humaine à part entière. Elle ne pouvait en aucun cas se reposer sur ses sentiments, sur ses doutes ou craintes comme une jeune femme de son âge. Elle devait impérativement être au dessus de tout ça, au dessus de ces trivialités qui rendaient les hommes et femmes fragiles. Il n'en allait pas que de sa propre sécurité mais également de celle des autres. Si elle n'était pas forte, si elle n'était pas insubmersible, beaucoup en payerait le prix cher. Et elle ne voulait pas que d'autres personnes meurent par sa faute. La culpabilité qui l'habitait était déjà si grande qu'elle ne pourrait probablement pas supporter un poids supplémentaire sur la conscience « Non, je sous-entends juste que tu aimes une version idéalisée de moi – une Cordélia avec laquelle tu pourrais marcher main dans la main, échanger des baisers au détour d'une rue ou rigoler autour d'un café. Ce n'est pas moi Robyn, ça ne sera jamais moi. » Elle lui répliqua tout doucement, bien consciente que ses sentiments ne venaient pas de lui mais probablement de Gabriel qui devait s'accrocher à Sofia tant bien que mal. Cependant, ce n'était pas une chose qu'elle pouvait lui dire actuellement – cela la pousserait à devoir lui révéler la vérité sur son identité et sur le lien qui les unissait l'un à l'autre dans le passé. Et ça, elle ne pouvait pas se le permettre, elle ne pouvait pas prendre le risque qu'il se rappelle de tout désormais. Elle n'avait plus que cinq mois à tenir, et alors, elle pourrait quitter ce monde et enterrer pour toujours l'histoire de Sofia et de son Gabriel. Elle sourit légèrement dans le baiser qu'il lui donne, lui mordille les lèvres comme un chat mal éduqué qui n'en ferait qu'à sa tête. Elle était du genre joueuse et cela, il ne l'ignorait probablement pas. Elle le lui avait déjà montré à plusieurs reprises au cours de leurs étreintes et même s'ils n'avaient jamais eu l'occasion d'agir comme un couple, c'était un trait de sa personnalité qui se réveillait très facilement au contact du brun. Elle soupira cependant en l'entendant, venant frotter son nez contre sa joue avec lenteur, son souffle se perdant dans son cou. Il ne comprenait définitivement rien. « Je ne joue pas avec toi Robyn. » Elle commença, en mordillant sa mâchoire légèrement, sans chercher à lui faire du mal. « Je joue contre moi. Contre ce que je dois faire d'un côté et ce que je désire de l'autre. » Elle expliqua, se doutant que cela ne serait pas suffisant pour lui comme informations sur la situation. Elle ne jouait pas le moins du monde avec lui – elle se retrouvait juste prise entre ce qu'elle voulait plus que tout au monde et son devoir qui ne cessait de se rappeler inlassablement à elle. Elle désirait être avec lui, enchaînait ces nuits ardentes et passionnées, ces réveils amoureux et ces journées délicieuses – mais elle ne pouvait pas. Chaque seconde qu'elle accordait à leur histoire était une seconde perdue dans la lutte contre l'Oblivion. Et peu importe tout l'amour qu'elle pouvait ressentir pour lui, c'était une chose qu'elle ne pouvait pas oublier d'un simple claquement de doigts. Elle ricana en le sentant surpris, recommençant son petit manège à plusieurs reprises, comme pour laisser la trace de son passage sur sa peau. Si elle le rejetait, si elle le poussait dans les bras d'une autre, elle considérait toujours que Robyn lui appartenait exclusivement et que personne ne pourrait jamais le lui prendre. Il était sien, tout comme elle était sienne. « Dis moi plutôt quand tu n'en as pas fait, ça sera plus rapide. » Elle rétorqua, avec une pointe d'amusement dans la voix, alors qu'elle remontait le visage pour plonger ses yeux dans les siens. Ils étaient bien là, rien que tous les deux. Ils auraient pu être heureux si Freya n'avait pas décidé d'élire domicile en elle. Mais les choses étaient ce qu'elles étaient et ils ne pourraient jamais goûté à ce plein bonheur – du moins, pas dans cette existence là. Peut être que la troisième serait finalement la bonne – elle pouvait toujours espérer. Elle grogna quand il la repoussa, avant de rouler des yeux à ses premiers mots. Il serait probablement bien plus heureux si elle crevait, c'est clairement cela le fond de sa pensée. Elle n'était qu'un poison qui venait compliquer sa vie et sans elle, il s'en sortirait beaucoup mieux. Mais soudainement, un grondement sauvage, sombre se mit à monter du fond de sa gorge alors que pendant quelques secondes, le vert de ses yeux devint noir. Elle le regardait comme un animal furieux, prêt à mordre, prêt à faire du mal. Elle n'était plus tout à fait elle-même. « Ne parle plus jamais de mourir, tu m'as comprise ? Jamais. » Non, c'était définitivement un point bien trop sensible pour elle, et déjà, les images de la mort de Gabriel recommençait à tourner dans sa tête. Le noir finissant tout doucement par se dissiper dans ses yeux, c'est avec son émeraude habituelle qu'elle vint caresser son bras avec douceur, comme pour lui témoigner un peu de soutien et de tendresse après ce grondement infernal. Elle lui remonta le menton du bout du doigt alors que déjà sa main venait se poser tendrement sur sa joue avec une douceur presque maternelle. « Je te le redis : je peux t'effacer la mémoire, Robyn. Et si tu as peur pour les autres, alors j'effacerai leurs mémoires aussi. Ce n'est pas grave si on m'oublie. Ta vie en vaut la peine. » Oui, la survie de Robyn valait bien ce sacrifice et tant pis s'il n'y avait personne pour la pleurer -  au moins le garçon serait toujours en vie. Et probablement bien plus heureux. Une petite moue boudeuse vint cependant s'inviter sur ses lèvres alors qu'il lui tendait la serviette. Refusant de la rendre, elle croisa tout doucement ses mains dans son dos, cabrant légèrement son corps dans sa direction dans un même geste dans un mouvement qui se voulait innocent et non-désiré. « Tu dis ça mais tu ne me touches même plus. Tu n'éprouves plus de désir pour moi, c'est ça ? » Elle rajouta, avec une petite voix triste alors que ses doigts finissent par venir jouer avec une de ses longues mèches de cheveux roux. S'il voulait vraiment lui résister, il allait devoir être bien plus ferme que ça.  

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 14:06

« Avec ce que j’ai vu, crois-moi, je ne t’idéalise plus… » Il en a vu assez pour alimenter ses longues conversations auprès de ses amis. Ils ne le croiront pas. A leur place, il ne le ferait pas. Robyn est connu pour extrapoler. Ils ont l’habitude. Ils l’entendent se vanter et se morfondre toute la journée. Il n’est un secret pour personne. Il est un show télévisé à lui seul et c’est sans doute pour cette raison-là que ses fans l’apprécient autant. Il est authentique. Quand il gagne un match de quidditch, il change la face du monde. Et quand il leur racontera que son appartement a été détruit, il dira que tout le quartier a été englouti. Il leur donnera des détails sinistres et morbides, à tel point que Peah en aura des haut-le-cœur. Emory, lui, sera horrifié alors que Jagger se mettra à rire, comme à son habitude, sachant pertinemment qu’il en fait beaucoup trop. Robyn ne s’en rend pas compte, il ne le fait pas exprès, il cherche simplement à leur faire vivre ce que lui ressent. Et ce qu’il ressent est incomparable. Il vit les montagnes russes émotionnelles avec Cordélia. Ce soir a été digne d’un Grand Huit. « …mais cela n’a en rien altérer mes sentiments pour toi. » Qu’il ajoute néanmoins. Et c’est tout le contraire qui s’est produit. Il a eu peur, terriblement peur qu’en y repensant, il en tremble encore. Ses muscles sont endoloris, son visage encore un peu pâle de l’événement qui s’est produit. Traumatisé, il en rêvera longtemps avant d’oublier les regards effrayants de ses ennemis. Il ne comprend pas l’acharnement dont ils ont fait preuve, ni leur volonté de vouloir les détruire. Il ne comprend rien, elle ne lui a pas réellement expliqué la situation. Mais c’est pas si grave, parce qu’il a vu une nouvelle Cordélia, même s’il ne doutait pas qu’elle puisse être ainsi. Combattive. Protectrice. Déterminée. Elle s’est blessée pour lui. Elle s’est ouverte à lui – elle a bien été obligée. Avec le recul, certaines choses semblent plus claires. Finalement, la voir sous un autre visage est plus rassurant qu’inquiétant. Elle n’est pas parfaite. Elle est simplement humaine. Elle est comme les autres, à quelques exceptions. Si elle pensait pouvoir le faire fuir, c’est encore raté. Robyn est un pot de colle. Il ne la quittera pas tant qu’il ne sera pas rassasié. Il sourit à ses paroles, mais surtout à ses mordillements. Ils ne sont intimes que depuis quelques mois mais il commence à connaitre ses petits gestes amoureux. Il reconnait ses manières un peu sauvages de se comporter avec lui, de le griffer et mordre comme si elle cherchait à le marquer de part et d’autres. Elle est plus joueuse que câline. Un peu désarçonné les premières fois, il réalise que c’est une manière bien personnelle de lui montrer son affection, et c’est bien plus adorable que certains gestes dont il a l’habitude provenant de ces anciennes conquêtes. « Qu’est-ce que tu dois faire ? Qui a décidé qu’on n’aura pas le droit à une chance, nous aussi ? » Son raisonnement lui semble être une bonne excuse pour pouvoir continuer son petit manège sans qu’il ne puisse avoir lui aussi son mot à dire. Elle est trop vague. Toujours trop vague. Un autre l’aurait peut—être compris. Evidemment, il n’a pas conscience des véritables enjeux, ni de la menace qui pèse constamment sur leurs têtes. Il ne sait pas que ces psychopathes ne sont pas les plus effrayants, ni les plus dangereux. Il est loin d’imaginer dans quel pétrin il est engouffré depuis qu’il est né. Ce n’est qu’un ignorant et c’est peut-être la meilleure chose qui puisse lui arriver depuis le début de leur histoire. Gabriel l’aurait supporté. On ne peut en dire autant de Robyn. Il esquisse un sourire tendre quand ses yeux plongent dans les siens. Cordélia n’a rien d’un monstre. A cet instant, ils ressemblent presque à un couple normal. A deux personnes s’aimant sincèrement, qui partagent un moment complice et intime. Ils n’ont rien à envier aux autres. Certains en viendraient même à les jalouser tant leurs corps transpirent leur amour. Même avec toutes les épreuves qu’ils ont eu à traverser, Sofia et Gabriel vivent encore à travers leurs yeux. Freya n’est pas parvenu à les séparer, au contraire, elle a renforcé leurs sentiments plus que jamais. « Quand je suis tombé amoureux de toi. » Qu’il répond avec un sourire malicieux. Il est fier de lui. Fier de ce qu’ils ont accompli depuis leur première rencontre. Leur relation n’est pas parfaite. On ne peut même pas dire que c’est une relation tant le lien est fragile. A tout moment, le fil qui les relie risque de se casser, et elle le prouve encore quand elle grogne de mécontentement et qu’elle le fusille de son regard le plus noir – et cela correspondait définitivement bien à la couleur de ses yeux. Connaissant à présent ce qu’une Cordélia furieuse était capable de faire, Robyn déglutit douloureusement, ses mains déjà levés pour la calmer mais il est néanmoins satisfait de sa réaction. Au moins, il a eu le mérite de la faire réagir. Il acquiesce simplement, préférant ne pas répondre et reprendre une conversation dont l’issue était déjà évidente. Fatigué, il n’avait aucune envie de se disputer une énième fois avec elle et souhaitait simplement profiter de cet instant pour être auprès d’elle et non pas pour se confronter à ses idées. Pourtant, il ne peut s’empêcher de rouler des yeux en entendant sa proposition. Son visage se détourne pour ôter sa main de sa joue, agacé par le fait qu’elle puisse encore penser à lui effacer sa mémoire. « Je croyais qu’on avait déjà eu cette conversation. » Qu’il répond froidement. Elle a réussi à le refroidir. « Et puis, soyons réaliste. M’effacer la mémoire ne me sauvera pas. » Qu’il ajoute, ses yeux revenant s’accrocher aux siens. S’il existait réellement une menace, elle finira bien par lui tomber dessus, qu’il soit amnésique ou non. Elle leur facilitera même la tâche, lui qui serait à des kilomètres de réaliser le danger. Il hausse un sourcil, intrigué de la voir refuser la serviette qu’il lui tend, puis se met à rire en entendant l’explication. Son regard glisse jusqu’à sa poitrine qu’elle bombe – volontairement sans nul doute – puis jusqu’à son ventre arrondi, ses longues jambes pour ensuite remonter sur la mèche qu’elle joue entre ses doigts. Elle est si désirable, si sexy qu’il en vient même à se demander s’il est vraiment possible de la vouloir plus qu’il ne le veut en temps normal. Cordélia sait jouer avec son corps et sait surtout que Robyn ne peut lui résister. Il lui faut une volonté de fer pour toucher ses seins sans la prendre immédiatement contre le mur, mais la plaisanterie lui semble en valoir la peine. Il les caresse et les pince l’un et l’autre – étant à moitié handicapé - avant de lui lancer un sourire espiègle. « Mais si regarde, je te touche tout le temps. » Qu'il lui dit en riant, mais la plaisanterie ne fait pas rire tout le monde. Il enroule son bras autour de son cou pour l'attirer contre lui, vient embrasser ses lèvres avec amour alors que sa main glisse déjà jusqu'à ses fesses. « Je plaisaaaante, tu devrais te détendre. Viens, je vais te faire un massage. » Qu'il ajoute en l'attirant doucement vers le lit. Après l'effort, elle a bien mérité le réconfort.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Mer 16 Juil - 14:07

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"Tu n'as  pas interêt à raconter ça à qui que ce soit Robyn. Je ne plaisante pas. Surtout pas à Emory, c'est un secret entre notre père et moi." Elle lui affirma alors qu'elle plongeait son regard dans le sien pour tenter de lui faire comprendre à quel point elle ne plaisantait pas. Elle ne pouvait pas prendre le risque que plus de personne de son entourage soient impliquées dans le carphanaüm qu'était devenue son existence – non seulement les autres sorciers risquaient d'être blessés mais en plus de cela, elle ne pourrait pas se concentrer sur les buts qu'elle s'était fixée. Robyn était déjà une menace en soit pour la jolie rousse. Elle savait que désormais, elle allait devoir veiller sur lui pour ne pas que leurs ennemis s'en prennent une nouvelle fois à lui et elle réfléchissait déjà à un moyen à la fois d'assurer sa protection mais également de continuer à traquer les membres de l'Oblivion. Elle allait probablement demander à son père de laisser le garçon vivre ici quelques temps et de le garder à l'oeil peu importe où il se rendait. Elle se doutait que l'ancien Auror ne lui refuserait pas une telle faveur. Il était son père après tout – et puis, il la comprenait bien mieux qu'un grand nombre de ses propres amis. Elle soupira longuement alors que se mettant sur la pointe elle venait de nouveau effleurer ses lèvres des siennes, sa main caressant tendrement sa joue alors qu'elle chuchotait contre ses lèvres. "Tu es masochiste, tu le sais?" Oui il l'était et Gabriel n'améliorait absolument pas son état. Visiblement ce dernier voulait récupérer Sofia et cela n'arrangeait en rien ses affaires. Mais elle n'était pas tellement étonnée de la part de son ancien amant. Il avait toujours été têtu et obstiné. Visiblement il ne s'était pas calmé dans la mort. Elle se demandait ce qu'il se passerait si un jour Robyn retrouvait les souvenirs du passé. Peut être qu'elle devait trouver un moyen d'inverser le sortilège qu'elle avait lancé sur Cersei pour embêter la vie passée de revenir en mémoire. Elle pourrait ainsi l'utiliser sur le joueur de Quidditch – pour le préserver de ces souvenirs qu'il ne désirait probablement pas. Elle soupire de nouveau en voyant qu'elle n'arrivait pas à lui faire comprendre ce qu'elle tentait de lui expliquer. Restant pensive un moment, elle finit par se dire que le meilleur moyen de réussir à l'atteindre était probablement de lui. Voilà pourquoi, elle commença à lui expliquer la situation avec des termes qu'il comprenait "Les sorciers que nous avons affrontés ce soir sont, en terme de problèmes, l'équivalant pour toi de l'équipe des Balais d'Argent. Ridicules. Insipides. Moi, ce que je dois faire, c'est allez combattre l'équipe d'Angleterre sur un balai datant du dix-septième siècle et m'assurer d'attraper le vif d'Or avant que mon balai ne me lâche – tout en m'assurant que les poursuiveurs de mon équipe réussissent à marquer suffisament de points pour que même si je réussise mon coup, mes camarades connaissent la victoire après ma chute." C'était une métaphore plutôt bonne dont elle était plutôt satisfaite. Expliquer le combat des sombres phénix avec un match de Quidditch était un peu étrange mais elle pensait sincèrement qu'il comprendrait peut être un peu mieux comme ça. C'était, après tout, son domaine de prédilection. Comme visiblement les sentiments qu'il avait pour elle. Malgré elle, elle ne put retenir le léger rougissement qui vint colorer ses joues pâles – la faisant se sentir mal et nerveuse. Depuis qu'elle était revenue à la vie c'était la première fois que cela lui arrivait et ça ne lui plaisait définitivement pas. Pour elle, c'était une preuve de faiblesse, que Sofia était entrain de se remanifester – et elle ne pouvait pas l'accepter. Elle détourna alors le visage et regarda le mur sur le côté, pour ne pas continuer à le fixer, lui, alors qu'elle finissait par chuchoter sombrement. "Ca c'est probablement ta plus grosse connerie de toutes." Elle est si nerveuse que pendant un moment, peu de temps après, elle laisse les ténèbres se manifester tout au fond de ses yeux, le noir de son coeur finissant par les colorer. Elle n'a pas pour habitude d'être aussi intime avec quelqu'un – et encore moins le jeune homme. Ce n'est pas qu'elle n'aime pas Robyn, bien au contraire, mais elle ne sait plus comment deux amants sont censés se comporter l'un avec l'autre. Puisque dans son esprit cela ne lui serait pas utile dans cette vie, elle a décidé de l'oublier au profit d'autre chose de plus important – comme, par exemple, savoir manier une épée. Lui attrapant le menton, elle finit par le forcer à la regarder à nouveau dans les yeux alors qu'un sourire joueur vint de nouveau arrondir ses lèvres. Il n'est pas le seul à pouvoir plaisanter ici. "M'arracher le débardeur après que j'ai émis l'idée n'était définitivement pas une conversation, Robyn." Elle objecta, plus pour le détendre qu'autre chose. C'était là que tout avait dérapé, qu'ils avaient finalement franchi la limite – les ayant conduit à ce jour particulier mais également, à la grossesse non désirée de la jeune femme. Elle n'avait pas réussi à se débarrasser du bébé et désormais, elle était contrainte de le mettre au monde, une chose qui ne lui faisait pas forcément plaisir. Mais même si elle ne s'en rendait pas encore compte, même si elle le niait farouchement, elle commençait sincèrement à s'attacher à ce bébé. "Si. Mon père veillera sur toi et, moi, j'aurais plus de temps libre pour tuer ceux que je dois éliminer sans avoir à te protéger dans un même temps." Elle expliqua calmement, laissant ses doigts venir jouer sur son bras avec douceur. Ils n'étaient pas un couple et pourtant, ils agissaient comme tel – c'était plus fort qu'eux. Etre intimes était naturel pour eux et c'était comme s'ils étaient nés pour être aussi proches l'un de l'autre. Elle ne rit pas à sa blague, se contentant d'afficher une mine boudeuse alors qu'elle relevait la tête. S'il voulait jouer à ce jeu là, il allait être servi – elle était bien meilleur que lui. "Peut être que je devrais recontacter le garçon que j'ai rencontré au bar un peu plus tôt, il semblait très intéressé par la perspective de me toucher, lui." Elle continua à bouder quand il la rapprocha de lui, lui mordant les lèvres dans le baiser comme un petit chat en colère. Plissant les yeux avec méfiance alors qu'il la conduisait jusqu'au lit, elle ne se tendit que plus à la proposition de celui-ci. Elle n'avait jamais laissé qui que ce soit la masser et elle appréhendait un peu la suite des événements. "Comment tu peux me masser avec une seule main. Tu vas utiliser quoi à la place de la seconde, ton pénis?" Elle demanda, un peu suspicieuse alors qu'elle acceptait de s'allonger sur le lit, sur le ventre, plaçant un coussin sous celui-ci pour que cela ne soit pas douloureux pour elle. Être enceinte était définitivement une plaie. Le regardant, la tête sur le côté, elle ne pouvait empêcher son coeur de se serrer au souvenir de Sofia et Gabriel dans une situation similaire. C'était douloureux et pourtant, c'était également doux et tendre. Et elle, elle était perdue.  

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Sam 26 Juil - 23:53

Il acquiesce sans hésitation à sa menace. Automatisme. Il ressemble à un robot qu’on contrôle à distance quand ses yeux sont plongés dans les siens. Il a l’impression qu’elle lit en lui comme dans un livre ouvert, qu’elle entend toutes ses pensées comme s’il les lui disait clairement à haute voix. Pourtant, elle ne lui semble pas avoir la capacité de pouvoir entrer dans son esprit. Et tant mieux, il vaut mieux pour lui garder le mystère sur certaines choses. Il n’aimerait pas qu’elle se rende compte du traumatisme qu’elle lui cause en lui faisant vivre des situations qui ne lui correspondent pas. Robyn n’est pas fait pour combattre et survivre. Il est fait pour briller dans la société, et surtout, être aimé. Elle en a probablement conscience, mais elle ne réalise pas véritablement l’ampleur du choc. Lui aussi sait jouer la comédie, et lorsqu’il se retrouvera à nouveau seul, il se permettra de faire tomber les armes. Robyn, il a besoin de soutien. Il faut qu’il en parle à ses proches, qu’on puisse le rassurer, le serrer dans ses bras et lui dire que tout ira. Il a besoin de se sentir existé, de leur faire ressentir ce qu’il a enduré. Mais il fait mine qu’il est fort, alors il acquiesce vainement à sa requête. Finalement, que pourraient-ils réellement leur raconter ? Il ne connait lui-même pas la raison de l’affrontement qui s’est joué sous ses yeux. Même en le voulant, rien ne franchira de ses lèvres. Y’aura des mots tournés dans une phrase qui n’aura aucun sens à leurs yeux. Un quartier englouti, mais quel quartier ? Du sang, mais de qui ? Un sanglot qui coincera dans sa gorge. Son regard lointain comme déjà mort. Avery penchera de la tête, elle n’y comprendra rien mais ça lui suffira pour savoir qu’il a goûté à l’Enfer. Non, ils ne doivent pas savoir. Cordélia a raison, il ne doit rien dire. Ils auront peur. Pas autant que lui, mais ils la ressentiront quand même, et c’est impensable. Ils ne le souhaitent pas pour eux. Dans un petit sourire, il acquiesce à nouveau quand elle le traite de masochiste. « J’ai fini par le comprendre. » Quand on continue à courir après une fille absolument infecte avec soi, on ne se pose même plus la question. On s’y fait avec le temps. Comme avec tout. Au début, c’est compliqué. On a envie d’abandonner. Combien de fois Robyn s’est-il promis de l’oublier ? Une centaine de fois. Mais même avec la plus grande volonté, on n’arrive à rien. Il fermait les yeux et il voyait sa cascade de feu voleter dans les couloirs de l’école. Il se disait que pendant les vacances, tout irait mieux. Mais c’était toujours pire. Alors Robyn s’est juste dit qu’il n’y changerait jamais rien. C’était écrit. D’une certaine manière, on essayait de leur prouver qu’ils étaient faits pour être ensemble. Leur lien ne serait pas aussi fort dans le cas contraire. Ce qu’il ressentait envers elle était inexplicable. Il n’avait jamais rien ressenti de comparable. Et finalement, si c’était juste ça… ? Si c’était juste l’idée de souffrir qui lui plaisait autant ? Robyn roule des yeux, un peu dubitatif. Impossible. Même avec le temps, il n’est jamais parvenu à apprécier un coup de balai en pleine figure. Et Cordélia vient justement à comparer son combat à un match de quidditch. Il esquisse un sourie, appréciant le geste. Ca sonne comme une douce mélodie dans ses yeux et pour sûr, c’est immédiatement plus clair dans son esprit. Ou presque. C’est déjà mieux que les précédentes minutes. « Et j’imagine que tu vas me dire que l’équipe est complète si je te propose mon aide. » Dans le domaine du sport, il est évident que Robyn aurait été un bon choix. Il est agile, observateur et minutieux. Il manie son balai comme s’il avait volé toute sa vie, mais dans le combat qui l’attend réellement, savoir voler n’est peut-être pas la chose la plus importante. Dommage. Connaissant visiblement déjà la réponse, le jeune homme roule des yeux, un peu vexé mais tout de même conscient du danger et de ses véritables capacités à assumer de telles responsabilités. Heureusement, le rougissement de Cordélia lui remonte le moral. Son sourire s’agrandit à la vue de son visage, réalisant que c’est la première fois qu’il la voit dans un tel état. Il ne savait même pas qu’il était possible pour elle de réagir de la sorte. Rougir, c’est tellement… banal pour une fille comme elle, mais c’est terriblement séduisant. Il ne peut s’empêcher de rire quand elle détourne son visage, visiblement gênée par le spectacle. Il caresse tendrement sa joue, reprenant un peu d’aplomb grâce à elle. C’est rassurant de savoir que même après s’être fait lamentablement mis au tapis par un homme deux fois plus grand, il lui fait toujours autant d’effet. « Te cache pas, c’est mignon. Tu devrais rougir plus souvent. » Il hausse simplement des épaules à sa remarque. Des conneries, il en a fait des bien pires. Et tomber amoureux d’elle était autant une mauvaise idée que la meilleure qu’il ait pu avoir depuis sa naissance. Cordélia est différente de toutes les femmes qu’il a rencontrées. Et grâce à elle, il a mûri… et il est toujours vivant. Clairement, ce n’était pas une si mauvaise chose. Il hausse des épaules, désinvolte alors qu’elle attaque sa manière de s’y prendre avec elle. La voir si détendue n’est pas quelque une situation dont il a l’habitude de vivre. C’est encore tout nouveau de pouvoir discuter avec elle sans qu’elle ne le gronde au moindre mot de travers et c’est beaucoup plus plaisant. Robyn a des doutes quant à sa soudaine bonne humeur. Elle espère probablement le détendre et le faire oublier le visage de ce colosse qui a tenté de les tuer. Malgré les images toujours en tête, il tente tout de même de faire bonne figure. « J’ai pris ton baiser pour un signe. » Après tout, c’est bien elle qui a commencé à l’embrasser. Par ce geste, elle lui a signifié qu’il était temps d’arrêter les grands discours et de passer à l’action. Ils avaient assez perdu de temps à se disputer, et puisque le seul moyen pour s’entendre était de se jeter dans la gueule du loup, Robyn y est allé sans aucun regret. Et il le regrette encore moins depuis qu’il sait que grâce à leurs nombreux dérapages, Cordélia attend leur enfant. Evidemment, il se sent toujours un peu nauséeux à l’idée de devenir père – bon dieu, quelle idée à cet âge ! – mais il s’y est fait et il est plus que prêt à l’accueillir dans sa vie. « Peu importe, c’est non. » Qu’il rétorque sévèrement, fermant la conversation à toute nouvelle possibilité. Ils en avaient déjà parlé, il en avait même chialé, il n’y avait plus rien à ajouter. C’est sa mémoire, ses souvenirs, il en fait comme bon lui semble. Ce n’est pas à elle d’en décider. Ca le révolte à l’idée qu’elle puisse penser se faire oublier aussi facilement et il préfère clore dès maintenant la discussion avant qu’elle ne tourne à nouveau au vinaigre. Cordélia parvient à l’adoucir grâce à ses petits gestes tendres. L’atmosphère est plus détendue et le moral du jeune homme remonte à mesure que leur complicité semble revenir. Il se permet une mauvaise plaisanterie et rit à sa petite moue adorable qui lui fait penser à une petite fille. « Tu n’as pas son numéro… » Il murmure, peu convaincu par sa propre réponse. Il tente de s’en persuader et d’avoir la vérité grâce à sa remarque. Il grogne dans un sourire, mimant le son d’un lion alors qu’elle lui mord la lèvre inférieure, avant qu’il n’enroule son bras autour de son pour l’amener jusqu’au lit. Il pose un doigt sur ses lèvres pour qu’elle cesse de lui poser des questions et l’aide à s’installer correctement. « C’est une invitation ? » Qu’il demande en lui lançant un clin d’œil entendu. Elle n’a pas tort et nul doute qu’il va avoir du mal à s’en sortir, mais Robyn, rempli de bonne volonté, souhaite tout de même faire de son mieux pour la combler. Elle en a tant fait pour lui aujourd’hui qu’il se doit bien de la soulager… un peu. Il s’assoit à sa droite, et doucement, commence à caresser son dos avec douceur et tendresse. Il décide d’y aller plus fort à certains endroits et selon sa réaction qu’il analyse avec minutie, il utilise son pouce avec fermeté. « T’as pas l’air très détendue… » Qu’il lui dit avant d’approcher ses lèvres pour embrasser avec lenteur sur sa peau, sans se rendre véritablement compte de certains de ses gestes qui peuvent tromper sur l’identité de son ascendant. Y’a un flash qui percute son esprit à cet instant, Gabriel s’occupant d’elle avec amour quand elle avait besoin d’un petit remontant. Les gestes de Robyn semblent être les mêmes, comme s’il lui en avait déjà fait. Un souvenir qui ne dure pas assez longtemps pour qu’il en comprenne le sens véritable, mais assez pour que son visage se décompose. Il s’arrête brusquement, ses yeux se posant sur ceux de Cordélia qui se retourne vers lui. « Y’a eu un truc bizarre là, non ? » Lui demande-t-il, cherchant une explication à ce qui vient de se passer et surtout à se rassurer. Si elle aussi l’a vu, c’est qu’il n’est pas fou… encore faut-il qu’elle l’ait aussi senti.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Dim 27 Juil - 12:47

We accept the love
we think we deserve
If I should stay, I would only be in your way. So I'll go, but I know I'll think of you every step of the way. And I will always love you, I will always love you. You, my darling you, hmm. Bittersweet memories  that is all I'm taking with me. So goodbye, please, don't cry. We both know I'm not what you, you need. And I will always love you, I will always love you. ROBELIA, chapitre III



La jolie rousse ne pouvait pas se permettre d'impliquer encore plus de personnes dans les problèmes de son existence. Elle était déjà infiniment mécontente que Robyn en sache plus qu'il ne le devrait sur les ennemis qu'elle s'était fait au cours des années. Dans un coin de sa tête, elle enrageait. Elle enrageait de savoir que ceux-ci avaient osé l’attaquer. C'était une véritable déclaration de guerre et elle comptait bien leur faire passer l'envie de s'en prendre de nouveau à ceux et celles qui lui étaient chers. Cela voulait aussi dire qu'ils savaient probablement qui le brun avait été dans sa vie passée et cela n'était définitivement pas une bonne. Gabriel s'était fait énormément d'ennemis et si ceux-ci décidaient de se venger, elle ne donnait pas cher de la peau de Robyn. Il n'était en rien un combattant et il ne survivrait probablement pas à la première vague d’attaques. Plus tard, elle devrait parler en privé avec son père pour réfléchir à la suite des événements à la meilleure stratégie pour protéger l'ancien fils du directeur de Poudlard. Elle était persuadée que l'autre adulte aurait tout un tas de bonnes idées – des idées qu'elle ne pouvait pas évoquer devant le joueur de Quidditch au risque de l'effrayer encore plus. « Ça se soigne tu sais. » Elle lui répliqua en venant lui pincer le bras à plusieurs reprises, juste pour l'embêter un petit peu. Cordélia n’était pas une petite copine câline – elle n'était, à vrai dire, pas une petite copine tout court. Elle ne se mettait pas en couple avec qui que ce soit, elle ne sortait pas, n'allait pas passer une soirée en amoureux autour d'un dîner aux chandelles. Elle ne faisait pas des projets sur la lune, ne prévoyait aucun rendez-vous en amoureux. L'amour n'était pas sa priorité et elle n'avait malheureusement pas de temps à accorder à ce genre de choses qui rendaient les autres heureux. Voilà pourquoi elle ne pouvait définitivement pas se mettre en couple avec lui – aussi fort pouvaient ils le désirer. Ses sentiments ne devaient pas entrer en ligne de compte et elle devait rester ferme malgré son amour infini pour le garçon. Il n'y aurait jamais de « nous » pour eux et dans à peine cinq mois, elle serait morte et enterrée. Ce n'était définitivement pas le moment de se mettre à rêver – ou bien la chute n'en serait que plus douloureuse. Elle eut un sourire légèrement compatissant alors qu'elle vint caresser avec lenteur sa joue. Sa métaphore n'avait visiblement pas trop mal marché mais visiblement, elle devait encore lui expliquer certaines choses pour qu'il comprenne un petit peu mieux la situation. Certes, elle n'allait pas faire dans la dentelle et son ego allait probablement en prendre un sérieux coup mais elle se devait d'être honnête. Au moins, sur ce point. « Ce n'est pas que l'équipe est complète --- depuis Poudlard je n'ai cesse de recruter ceux et celles qui pourront m'aider. Je dirais plutôt que c'est une question de... force et mentalité ? Toi, est ce que tu recruterais dans ton équipe un moldu qui n'a jamais touché à un balai volant et qui devrait tenir tout le match sur un balai vieux de 1000 ans --- tout en sachant qu'il a peur du vide et que donc les ennemis vont le prendre pour cible avec les cognards ? Non, bien sûr. Et bien pour moi, c'est pareil. Et puis, ce n'est pas ton combat Robyn. Reste en dehors des affrontements qui ne sont pas les tiens – cela évitera de te mettre en danger. » Elle chuchota tout doucement en venant lui embrasser le cou lentement et à plusieurs reprises, finissant par presser avec douceur son nez contre celui-ci. Cordélia avait un comportement semblable à celui du chat avec le sorcier et si elle pouvait le mordre la plupart du temps et le snober royalement, il arrivait qu'elle se montre bien plus câline et désireuse de tendres caresses. Le fait qu'elle était animagus tigresse devait probablement jouer sur ce côté de sa personnalité et renforcer son aspect félin et ses mauvaises manières. Le garçon semblait commencer à s'y habituer, et son côté pacha ne devait plus le déranger autant qu'auparavant. Cela ne l'empêcha pas de feuler à sa remarque, marquant cette fois-ci la peau tendre et blanche de ses dents en signe de mécontentement, jusqu'à ce qu'une fine pellicule de sang n'apparaisse, marquant la chair d'un rouge carmin. « Je ne rougis pas. Et rien de ce que je fais est 'mignon'.» Elle bouda, venant embrassant tendrement la plaie jusqu'à ce que le sang arrête de couler, ronronnant tout contre lui. Bien sûr qu'elle avait rougi mais elle se refusait de l'admettre. Elle n'était pas une de ces filles fleurs qui s’amourachait au moindre commentaire d'un garçon. Elle n'était pas Sofia. Elle était bien au dessus de tout cela. Elle était au dessus de ce romantisme fiévreux qui n'apportait rien de bon dans la vie. Oui, Cordélia essayait de changer un peu les idées à Robyn et ce, pour plusieurs raisons. Bien sûr, elle essayait de l'embrouiller pour qu'il ne lui pose pas trop de questions et qu'il abandonne l'idée de comprendre tout ce qui avait pu se dérouler chez son – ancien – appartement mais ce n'était pas tout. Une partie d'elle se sentait mal à l'idée qu'il puisse lui même être dans un mauvais état aussi bien physique qu'émotionnel et elle faisait de son mieux pour limiter les dégats, pour rattraper ce qui était rattrapable. Elle voulait le revoir sourire et rire, comme à Poudlard. C’était comme cela qu'elle l'aimait son Robyn : quand il était heureux. Il devenait resplendissant dans la joie et c'était ce qui lui laissait croire que c'était pour cela qu'il était fait. Elle ricana tout doucement à sa remarque alors que déjà, du bout des doigts, elle s'amusait à redessiner ses hanches et reins, se collant toujours un peu plus contre lui. Robyn est un impulsif, un de ceux qui réfléchissent après avoir agi. Peut être qu'il ne l'aurait pas embrassée à son tour s'il avait su pourquoi elle l'avait fait dans un premier temps. « J'ai lu qu'embrasser une personne peut aider à calmer une crise de panique et c'est pour cela que je t'avais embrassé, Robyn. » Elle lui avoua, un léger sourire amusé et moqueur sur les lèvres. Nul doute que cela devait casser le mythe pour lui et elle ne pouvait qu'attendre de voir sa moue déconfite qui la ferait probablement exploser littéralement de rire. Il avait définitivement des mimiques bien trop amusantes et elle ne s'en lassait jamais. Cependant, cela l’agaçait énormément de voir qu'il rejetait ainsi sa proposition. Visiblement il ne comprenait pas que dans cinq mois, elle serait partie pour de bon et ce, peu importe ce qu'il pourrait tenter de faire pour la retenir. On ne pouvait pas échapper éternellement à la mort et celle-ci semblait plus qu'excitée à l'idée de venir ravir la rousse à ses proches. Robyn devait l'accepter dès maintenant et passer à autre chose ou sa mort aurait des circonstances dramatiques sur lui. « Tu vas le regretter dans cinq mois, Robyn. » Elle le mit en garde, attrapant son menton pour le forcer à la regarder dans les yeux. Il devait affronter la vérité et faire face. Il devait accepter qu'il la perdrait et qu'il ne connaîtrait pas cet enfant qui était le leur. Elle avait déjà des projets pour lui et le brun n'en faisait pas partie. Cela aurait été trop dangereux non seulement pour lui mais aussi pour le bébé de l'impliquer. Dans un monde parfait, ils auraient pu être une famille unie et heureuse – mais c'était malheureusement la réalité. Et dans la réalité, les choses étaient bien plus dégoûtantes et douloureuses. Un sourire mystérieux et séducteur vint arrondir la courbe de ses lèvres à sa remarque alors qu'elle haussait tout doucement les épaules. C'était amusant de se jouer de sa jalousie et elle se demandait jusqu'à quel point tout cela pouvait les conduire. Nul doute qu'elle allait explorer cette voie avec un pur délice. « Bien sûr que si, je l'ai. Et aussi celui de son ami. Pendant que tu te battais comme un chiffonnier avec son pote, il me l'a subtilement donné. » Elle ricana avec amusement, pinçant ses lèvres avec un visage sensuel destiné à la fois à l'asticoter mais aussi à l'agacer. Elle adorait ça, se montrer mi-tentatrice mi-exaspérante. Elle n'avait pas l'occasion de jouer autant qu'elle le désirait et ce soir avec Robyn elle pouvait se rattraper un peu. Allongée sur le ventre, elle se contenta de rouler des yeux, son sourire en coin, alors qu'elle ramenait ses longs cheveux roux sur son épaule. « Depuis quand tu as besoin d'une invitation ? » Elle répliqua en haussant un sourcil. C'était pas comme s'il lui avait demandé son avis avant de lui arracher son débardeur ou avant de la plaquer contre le mur de l’hôpital. C'était un sanguin qui agissait sous l'impulsion Robyn – un trait de caractère qu'il partageait définitivement avec Gabriel. Tout comme leur manière de masser qui troubla légèrement la jeune femme, bien qu'elle garda un instant les lèvres closes. C'était étrange. Certes, apaisant et délicieux mais le fait que cela lui rappelait son grand amour disparu n'aidait en rien à la détendre – bien au contraire. « Je n'ai pas l'habitude. » Elle chuchota tout doucement avant de frissonner en sentant ses lèvres contre sa peau. Était-ce encore Robyn ou Gabriel venait-il de prendre le dessus ? Se retournant légèrement, elle vit le trouble chez son amant et elle comprit presque instantanément ce qui venait de se passer. Robyn n'était pas le seul sorcier avec des remontés de souvenirs qu'elle avait pu croiser et il lui fallait absolument gérer la situation pour ne pas que cela dégénère et ne fasse naître en lui des interrogations auxquelles il ne devait jamais connaître les réponses. « Hey, Robyn. » Elle se redressa pour venir prendre son visage entre ses mains, le forçant à la regarder dans les yeux « Tu as pris plusieurs coups sur la tête, c'est normal que tu sois un peu désarçonné et confus ou que tu sois pris d'hallucinations et des trucs dans le genre. Ça va passer. » Elle finit en chuchotant, effleurant ses lèvres avec les siennes, les redessinant du bout de la langue. « Et puis, moi je connais un bon moyen de t'aider à guérir vite. » Elle compléta, soudainement coquine alors qu'elle capturait ses lèvres dans un baiser profond et sauvage, le plaquant sur le lit tout en grimpant sur lui. Puisqu'il ne faisait pas le premier pas, elle le ferait elle même. Continuant de l'embrasser un moment, elle finit par laisser ses mains vagabonder sur son corps nu alors que ses lèvres, elles, finissaient par rejoindre son cou. Elle était bien décidée à le noyer dans un océan de sensations désagréables, à lui faire perdre la tête une bonne fois pour toute. C'est pourquoi, si ses bouche, langue et dents ravageaient littéralement son cou alors qu'une de ses mains caressait lentement son torse, ses autres doigts libres étaient déjà entrain de s'occuper langoureusement de son entrejambe, initiant un mouvement de va-et-viens tantôt lent et lancinant, tantôt bestial et frénétique. Elle allait l'amener à des années lumières de l'agression, de la guerre et surtout de Gabriel qui voulait visiblement pointer le bout de son nez.

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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Dim 27 Juil - 23:56

Il n’y a plus aucun doute possible pour Robyn. Il est tombé amoureux d’une sadique. Il suffit de l’observer le pincer à plusieurs reprises par simple plaisir de le voir grimacer et froncer des sourcils. Il finit par grogner pour qu’elle cesse mais ne la voyant pas obtempérer, il en vient à esquiver maladroitement ses nombreuses attaques. En plus d’éplucher les hommes qui lui veulent du mal, elle s’amuse à torturer celui qu’elle considère comme son amoureux. Tout s’explique. Elle est décidément bien tombée avec un maso comme le jeune homme. « Avec toi ? Impossible. » Qu’il dit en jouant avec une mèche rousse qu’il fait tourner autour de son doigt. Il en plaisante mais il pense néanmoins qu’il n’est pas totalement dans le faux. C’est comme vouloir arrêter de fumer en passant toutes ses journées avec des fumeurs. Cordélia n’étant pas réputée pour être d’une grande aide, elle se fera une joie de tenter par tous les moyens de le faire chuter. Sa présence seule sera déjà un constant rappel du fait qu’il ne pourra jamais vraiment guérir de cela avec elle. Leur relation a commencé grâce à ce fondement, et il se terminera sans nul doute de la même manière. Et même avec toute la volonté dont il peut faire parfois preuve, le jeune homme ne parviendra jamais à changer cet état de fait. Il ne le peut pas tant qu’il ne sera que le simple Robyn. Le joueur de quidditch incapable de pouvoir se défendre face à l’Oblivion. Gabriel pourrait changer la donne si seulement il décidait de revenir à sa place. En attendant, Cordélia se garde bien de l’inclure dans ses plans. Elle fait bien. L’ancien guerrier de l’écarlate est du même avis. Il n’est pas prêt pour la guerre… mais il pourrait si elle lui en donnait les moyens. Il le devra bien un jour ou l’autre. Et plus tôt l’entrainement commencera, mieux elle pourra se concentrer sur la menace qui pèse sur eux. Néanmoins, la pilule est plus facilement acceptable avec la métaphore qu’elle choisit pour lui. Il comprend mieux les raisons de ses constants refus et même s’il est un peu vexé de ne pouvoir contribuer à leur organisation, il est conscient qu’il ne fait pas le poids. Preuve en est, il s’est pris une belle gifle quand il a jugé pouvoir se mettre en travers d’un colosse qui draguait sa bien-aimée. Et lui, n’était que l’échauffement à côté des membres de l’Oblivion. « J’aurai voulu vous êtes utile. » Qu’il rétorque simplement en haussant des épaules, se comportant comme un gamin de dix ans qui espérait pouvoir trainer avec les plus grands de l’école. C’est un peu ce qu’il ressent à cet instant. Il aimerait lui aussi pouvoir changer le monde comme ils semblent le faire. Personne ne sait rien d’eux, mais dans l’ombre, Robyn est persuadé qu’ils marqueront l’Histoire. Sachant qu’il lui faut pourtant rester à sa place s’il ne souhaite pas tout faire foirer, le jeune homme ne proteste pas plus et décide de passer outre face aux baisers qu’elle lui donne tendrement dans le cou. Elle sait qu’il est particulièrement sensible à cet endroit et il se demande si elle n’en joue pas pour qu’il laisse tomber sa quête de vouloir les rejoindre. Qu’elle se rassure, il en oublie bien vite le sujet de conversation quand elle le mord jusqu’au sang. Il se retire comme si un moustique l’avait piqué, et lui lance une moue boudeuse du petit garçon prêt à pleurer après qu’on l’ait poussé du toboggan. « Si, tu rougiiiiiiiies. » Qu’il rétorque, la contredisant pour pouvoir se venger de la morsure qu’elle lui a faite. Ce n’est pas la première fois qu’elle le marque ainsi et ce ne sera pas la dernière fois mais Robyn a encore un peu de mal à se faire à l’idée de se retrouver avec de nombreuses petites cicatrices tout le long de sa vie. Il se promet de lui apprendre une autre manière d’aimer et de montrer son amour… et également d’être plus tact. En effet, il se serait bien gardé de savoir la véritable raison qui l’avait poussé à l’embrasser comme elle l’avait fait lorsqu’ils s’étaient retrouvés chez elle. Elle aurait pu le lui avouer d’une autre manière, et non pas avec un sourire moqueur, qui pourtant, fait sourire Robyn. Il lève les yeux au ciel, désabusé par la réponse qu’elle lui donne. Ce n’est pas vraiment ce qu’il aurait espéré entendre de sa part. Mais c’est de bonne guerre et cela correspond bien à sa personnalité haute en couleurs. « Bien sûr… » Qu’il rétorque d’une manière peu convaincante, se voulant joueur avec elle. Elle peut bien lui dire ce qu’elle veut, lui, souhaite préserver le mystère de ce qui l’a vraiment poussé à agir ainsi. La conversation n’est pas aussi enjouée et drôle quand elle lui annonce qu’il ne sera pas aussi catégorique dans cinq mois. Nul doute qu’il regrettera son choix mais Robyn n’en a que faire. Il ne se souvient pas que des bons souvenirs mais c’est tout de même une partie intégrante de lui-même. Il serait totalement différent s’il n’avait pas vécu certaines choses de cette manière. Qui sait ce qui aurait pu se passer si Cordélia n’avait pas été la même ou s’il n’avait jamais été aussi obnubilée par l’idée de vouloir sortir avec elle. Il ne serait peut-être pas devenu ce qu’il est aujourd’hui s’il s’était retrouvé immédiatement avec une femme comme Rose. Non, ce n’est pas ce qu’il souhaite, et si on lui donnait la possibilité de faire les choses autrement, il ne changerait rien. Il assume pleinement ses erreurs, comme ses mauvais choix et après tout, c’est bien pour son imperfection qu’on l’apprécie autant. Il ne répond rien, et hausse des épaules, totalement détaché par la situation. Il ne souhaite pas continuer cette conversation et ne s’en cache pas. Sa mise en garde entre dans une oreille et ressort de l’autre sans qu’elle n’ait de véritable impact pour lui. Il n’est pas aussi détendu quand vient l’heure pour elle de lui avouer qu’elle possède bien plus de numéros d’hommes la voulant dans son lit qu’il ne le pensait. Il fronce des sourcils, et son visage se détourne pour éviter de lui montrer sa jalousie. Ils ne sont pas ensemble, il n’a pas son mot à dire, il le sait, et pourtant, il ne peut s’empêcher de ne pouvoir penser à ce qui se serait peut-être passé s’il n’avait pas eu la chance d’être présent dans ce bar. Il remercierait son ami d’avoir eu l’idée de l’y avoir emmené. « Appelle-les si ça te peut te faire plaisir. » Qu’il répond d’un ton morne, déçu. Il ne sait réellement si elle plaisante sur ce sujet ou non mais dans tous les cas, cela ne lui plait pas beaucoup. Robyn n’aime pas partager et encore moins quand il s’agit de Cordélia. Il ne peut déjà pas l’avoir pour lui seul alors si en plus, elle s’amuse à slalomer entre plusieurs conquêtes, il n’est pas sorti de l’auberge. Elle l’exaspère à être aussi désinvolte alors même qu’elle sait qu’il en a beaucoup trop bavé pour l’avoir mais il tient bon. Il en vient même à la masser sans qu’elle ne fasse d’histoire –ou presque. Il sourit doucement à sa remarque, et hausse simplement des épaules. « Depuis que j’ai failli perdre un bras et toi la vie. » Cela a été une dure journée, autant pour lui que pour elle. Il ne pensait qu’elle ait vraiment envie de s’amuser après ce genre de duels. Il s’était dit qu’elle aurait probablement préféré se reposer et l’idée de s’occuper d’elle avec attention s’était déjà installé dans son esprit quand il était venu la rejoindre. Et pourtant, il lui semble qu’elle n’est jamais rassasiée. Le fait qu’elle lui dise qu’elle n’ait pas l’habitude le pousse un peu plus à vouloir lui montrer les plaisirs d’un moment de tendresse entre deux protagonistes qui s’aiment. « Tu verras, tu vas vite t’y faire. » Ca le fait plaisir de savoir qu’il est peut-être le premier à la masser. Ca lui prouve qu’ils ont passé un cap et qu’ils ne sont plus de simples inconnus ayant partagé quelques nuits. Ses gestes sont méticuleux et soigneux jusqu’à ce qu’un flash vienne l’arrêter. Il a l’impression d’avoir déjà vécu cette scène plusieurs fois et dans différentes circonstances. Le baiser avait été le même, au même endroit. Ce n’est pas la première fois que cela lui arrive mais cette fois-ci, ce souvenir est plus intense qu’à l’ordinaire. Cordélia vient immédiatement apaiser son esprit tourmenté. Elle est délicate et affectueuse avec lui et dans un sourire, il répond à son baiser avec ferveur. Il n’a pas le temps de réagir à sa remarque qu’elle prend les devants pour caresser son corps déjà nu. Un gémissement quitte ses lèvres quand sa main descend jusqu’à son entrejambe qui se tend à l’idée même d’un effleurement de sa part. Robyn part au quart de tour et malgré les ravages de la journée, il n’en perd pas son appétit. « Ce n’est pas une bonne idée, tu devrais te reposer… » Qu’il murmure dans un souffle alors que sa main vient déjà chercher ce qui lui appartient. Cordélia est bien décidée à ce qu’il ne lui échappe pas alors Robyn se laisse guider par elle et vient gouter et savourer les baisers langoureux qu’il lui donne lorsqu’elle s’allonge sur son torse. Son corps se mêle au sien et dans un rythme régulier, il la laisser venir et aller contre lui, lentement puis de manière plus rapide, jouissant de son pouvoir de domination envers lui pour pouvoir le rendre complètement fou, à tel point qu’il en vient à sentir chaque muscle de son corps tirer et le picoter à l’idée d’être sur le point de partir. Ses grognements de plaisir s’associant aux gémissements de la demoiselle. C’est la combinaison parfaite de leurs âmes, Sofia et Gabriel revivant dans leur combat de corps pour ne faire plus qu’un. Ce n’est plus que question de leur amour. Un amour tellement grand qu’ils n’en ont eux-mêmes pas conscience.

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Every great love starts with a great story
robelia. +“ They didn’t agree on much. In fact, they didn’t agree on anything. They fought all the time and challenged each other every day. But despite their differences, they had one important thing in common. They were crazy about each other. ”
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Cordélia Swan
PROPRIÉTÉ DE SANDRA, AMOOOOUR DE SA VIE. PAS TOUCHE.
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MessageSujet: Re: robélia ≠ i'll love you long after you're gone. Lun 28 Juil - 12:08

We accept the love
we think we deserve
If I should stay, I would only be in your way. So I'll go, but I know I'll think of you every step of the way. And I will always love you, I will always love you. You, my darling you, hmm. Bittersweet memories  that is all I'm taking with me. So goodbye, please, don't cry. We both know I'm not what you, you need. And I will always love you, I will always love you. ROBELIA, chapitre III



Cordélia était elle sadique ? Bien évidemment. La jeune femme aimait à jouer avec les nerfs des autres et elle n'était pas prête de s'arrêter avec Robyn. Malheureusement pour lui, le garçon était devenu la cible favorite de la rouquine qui ne se lassait jamais de ses petites moues boudeuses et de ses têtes déçues. Il ne s'en rendait probablement pas compte mais cela le rendait suffisamment adorable pour toucher le cœur de la jeune femme. Pourtant, ce n'est pas chose aisée à faire et peu nombreux sont ceux et celles pouvant se vanter d'y parvenir. Elle a le cœur solide comme un roc, Cordélia. La toucher n'est pas à la porter de n'importe quel individu. Mais l'irlandais n'est pas une personne comme les autres à ses yeux – une chose qu'elle se garde bien de lui dire. Déjà que le brun a la tête aussi grosse qu'une montgolfière, ce n'était pas nécessaire de la faire grandir encore plus. Elle ricana de nouveau alors qu'elle vint lui pincer la fesse, juste pour le pousser toujours plus à bout. Elle est tactile Cordélia. Et elle aime toucher ce qui lui appartient. Et d'une manière ou d'une autre, le sorcier sera toujours sien, même s'ils ne pouvaient pas être ensemble. « Tu n'as qu'à te détacher de moi, alors. » Elle contre-attaqua, en se collant un peu plus contre lui – comme pour le mettre au défi de faire une telle chose. Elle aimait jouer de ses charmes avec lui et voir que malgré le fait qu'ils n'avaient pas pu être ensemble pendant de longues années, elle faisait toujours autant d'effet au brun. Que ce soit Gabriel ou Robyn, les deux semblaient apprécier son apparence et ne pas réussir à rester de marbre face à son toucher. Cependant, Cordélia n'était pas Sofia et si celle-ci n'aurait probablement jamais pu rester dans une telle situation – bien trop timide et pudique – elle, elle ne voyait aucun inconvénient à se balader entièrement nue devant Robyn et même à se coller contre lui comme une chatte en chaleur venant réclamer sa dose de caresses. Cependant, cela ne l'empêche pas de savoir montrer les griffes quand il le faut et c'est le cas avec les membres de l'Oblivion. Des individus terribles et nocifs dont elle ne veut pas que Robyn s'approche. Ce n'était plus à lui de se battre désormais mais bien à elle et elle ne voulait pas qu'il prenne part à tout ça. Elle doutait sincèrement que cinq mois seraient suffisant pour l'entraîner parfaitement et c'était pour cela qu'elle l'écartait de son combat, et ce de manière définitive. Et puis, elle ne pourrait jamais avoir l'esprit clair en sachant qu'il risquait sa vie – ce qui serait une mauvaise chose et pour elle, et pour lui mais aussi pour tous les membres des sombres phénix. Ils méritaient une leadeuse forte et déterminée qui savait ce qu'elle faisait. Elle sourit de nouveau et le tire par le menton pour venir déposer un baiser délicat sur ses lèvres. Il n'a pas à être vexé. Dans le passé, il s'est vaillamment battu. Aujourd'hui, il est temps de passer le flambeau. « Tu aides, à ta manière. En étant là. » Elle souffla contre ses lèvres alors qu'elle laisse une de ses mains venir glisser sur son torse. Elle aimait cette proximité avec lui et elle essayait d'en profiter le maximum le temps que cela pouvait durer. Elle n'était pas naïve et elle savait qu'elle devrait bientôt mettre un terme à ce flirt qui commençait à devenir bien trop dangereux pour eux deux. Elle n'avait pas changé d'avis : il n'y avait aucun avenir pour cette histoire et plus ils s'obstineraient à vouloir essayer, plus ils se feraient du mal. Elle grogna à sa remarque, revint vers lui et recommença à le mordre, cette fois-ci à l'épaule. Déjà la peau rougissait alors que des petits points de sang apparaissaient – un large sourire se dessinant sur ses lèvres. Elle aimait à marquer la peau tendre de Robyn et maintenant qu'elle avait commencé elle ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. « Noooon. Ça doit encore être ta tête, tu te fais des rêves. » Elle répliqua avec un sourire vicieux et moqueur, laissant ses doigts jouer sur les hanches du beau brun. Elle aimait à l'embêter et à le contrarier. Elle aimait à ne pas lui donner entière satisfaction. Cordélia n'était pas comme ces groupies qui voyait la perfection en Robyn. Elle, elle voyait ses défauts, sa tendance à se la jouer drama queen pour rien, sa jalousie, ses mauvaises manières et tout un tas d'autres trucs dans le même genre et pourtant, elle ne l'aimait qu'encore plus car ces petites imperfections faisaient celui qu'il était. Elle avait toujours aimé Gabriel avec une passion destructrice mais avec elle temps, elle avait également appris à aimer Robyn, à force de l'observer – de loin bien évidemment. Elle avait toujours veillé sur lui, histoire d'être sûre que rien ni personne ne voudrait jamais lui faire de mal. Elle lui devait bien ça – autant qu'à Gabriel. Et vu que le directeur avait été incapable d'assurer sa sécurité dans le passé, elle s'en était chargée elle même dans le présent. Elle rit de nouveau tout doucement à son manque de conviction alors qu'elle en vint à hausser tout doucement les épaules. Libre à lui de ne pas la croire mais elle dit juste la vérité. Elle n'avait pas fait cela dans un autre but – du moins, juste pour le premier baiser qu'ils avaient échangé ce fameux jour. « Désolée d’avoir brisé tes rêves. » Elle le railla tout doucement en venant de nouveau lui capturer les lèvres dans un baiser gourmand, comme pour s'excuser dans un même temps d'avoir brisé son souvenir qu'il devait penser bien plus romantique que cela. Cordélia aimait embrasser Robyn. Longuement. Passionnément. Intensément. C'était presque une drogue dont elle aurait énormément de mal à se passer. Quand leurs lèvres se rencontraient, c'était comme si le monde autour d'eux cessait d'exister. Il n'y avait plus qu'eux, leurs lèvres et leur amour. Cependant, cela ne suffirait pas à la sauver dans cinq mois et elle se désolait de voir que le brun ne comprenait pas ça. Il pensait probablement toujours avec une grande naïveté qu'elle pouvait être sauvée mais ce n'était pas le cas. Il n'y avait aucun avenir pour elle autre que le caveau. Et elle se refusait à ce qu'il la suive dans cette voie là. Il avait encore une très longue et heureuse vie à mener. Cependant, voyant que ce n'était visiblement pas le moment d'aborder le sujet avec le brun, elle se décida à le taquiner sur de potentiels d'autres amants qu'elle pourrait avoir. Elle est encore plus amusée de lire la jalousie sur son visage même s'il tente tant bien que mal de le cacher. Elle fait mine de continuer sa petite comédie, bien décidée à l'embêter jusqu'au bout. « Peut être toute à l'heure. Il était pas mal du tout pour le peu que j'ai pu en voir et je suis curieuse d'en voir un peu plus... » Elle continua tranquillement, doucereuse au possible. Elle aimait ce petit jeu, cette possessivité latente chez Robyn. Elle retrouvait chez lui le même côté sanguin que chez Gabriel – même si celui-ci n'avait jamais eu à craindre une infidélité de la part de sa belle. Sofia était de toutes les manières bien trop pure pour ne serait-ce qu'envisager la chose et bien trop amoureuse pour que l'idée ne lui effleure l'esprit. Allongée sur le lit, c'est avec une moue boudeuse qu'elle le laissa prendre soin d'elle, quelque peu méfiante à l'idée de devoir baisser la garde. Elle n'aimait pas être dans ce genre de position qui la faisaient se sentir plus fragile qu'à l'ordinaire mais pour lui, elle était prête à faire une effort. Sa langue claqua contre son palais à sa remarque alors que d'eux mêmes ses yeux se mettaient à rouler dans ses orbites. Il la sous-estimait bien trop le bougre. « Jamais des paysans inférieurs dans leur genre auraient pu me tuer. » Elle répliqua, pince sans rire. Ils n'étaient définitivement pas à la hauteur et elle était vexée qu'il puisse penser le contraire. Elle était bien meilleur combattante que ces ploucs et s'il pensait le contraire, elle allait devoir nettoyer son honneur de guerrière au karcher. Cordélia était faite pour la violence et les combats et c'était pour cette raison que les instants intimes et tendres lui étaient totalement inconnus. A l'inverse de Robyn, elle n'avait jamais été suffisamment proche de quelqu'un depuis sa réincarnation pour pouvoir vivre pareille situation et elle n'était pas encore habituée à tout cet étalage de bons sentiments. « Je n'en suis pas sûre. » Elle marmonna dans sa barbe en le laissant faire, du moins, jusqu'à ce que ce flash ne viennent tout perturber. Réactive, Cordélia ne lui laissa pas le temps de se perdre dans des réflexions et c'est tout naturellement que ses lèvres rejoignirent les siennes. Se contentant de sourire à sa remarque vide de sens, elle ne mit pas longtemps à prendre les commandes et à jouer du plaisir qu'elle procurait au jeune homme. Ce soir, c'était elle qui dominait et qui menait la danse. S'occupant d'abord d'amener Robyn seul jusqu'aux portes du paradis, elle finit par unir leurs deux corps dans une danse tantôt suave et langoureuse, tentant incandescente et sauvage. Elle se jouait de tous ses sens, mordait pour mieux embrasser par la suite, caressait pour mieux griffer quelques secondes plus tard. Elle le poussait à bout, rouler ses hanches pour l'amener toujours plus loin, pour le faire toujours plus sien. Et quand finalement la délivrance arrive, elle vint de nouveau mordre son cou pour étouffer son dernier gémissement, faisant de nouveau saigner la peau qu'elle se mit à lécher tendrement comme pour en panser la plaie. Intense, merveilleuse, unique. Leur embrassade n'avait été que feu et pur plaisir, qu'amour et pur délice. Le souffle haletant, la peau recouverte d'une fine couche de sueur, elle se laissa retomber contre lui, sa tête sur son torse et ses jambes entremêlées avec les siennes. Elle n'a pas cherché à séparer leurs corps et elle restait toujours étroitement collées à lui comme si elle désirait que cette étreinte ne finisse jamais. Embrassant son torse, elle remonta légèrement les yeux pour regarder son visage. Il était beau après l'amour, Robyn. Et c'était une image qu'elle voulait graver pour toujours dans sa mémoire.

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you'll always be my path
these violent delights have violent ends ◊ born with a void, hard to destroy with love or hope. built with a heart, broken from the start and now i die slow. in the valley of the dolls, we sleep. got a hole inside of me. living with identities that do not belong to me. in my life, i got this far. now I’m ready for the last hoorah. dying like a shooting star.
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robélia ≠ i'll love you long after you're gone.

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