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matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares.

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Primrose Visegard
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MessageSujet: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 13:44

I belong to you and always have.
Our day will come.
When you play it hard, and I try to follow you there. It's not about control but I turn back when I see where you go. Are you going to age with grace? Are you going to leave a path to trace? Oblivion is calling out your name, You always take it further than I ever can.❞



Toujours ce même visage. Toujours ces mêmes mains qui essayaient de l'attirer à elles. Toujours cette odeur – savant mélange de sang, de feu et de mort. Et toujours ce même garçon – yeux océan et sourire macabre. Primrose se réveilla en étouffant un cri dans son poing fermé. Jamais elle ne serait liberée de ces cauchemars, jamais elle ne serait libre d'avoir, ne serai-ce qu'une nuit de sommeil. Pour des raisons étranges et obscures, elle était hantée. Hantée depuis sa naissance par ces visions qu'elle ne comprenait pas et elle avait perdu il y a bien longtemps l'espoir qu'un jour, elles auraient un sens. La jeune fille se passa lentement la main sur le visage, peinant quelques instants à se rappeler où elle était. Oui, elle s'était enfuie du mariage, elle avait couru, s'était transplanée d'un coin à l'autre de Londres avant de finir dans cette rue miteuse où finalement, quelqu'un avait eu pitié d'elle. Quelle folie lui avait pris de faire cela, de risquer la colère de sa famille et de celle de son fiancé ? Malgré la pénombre, la jeune femme était capable de voir briller l'énorme pierre à son doigt. Elle n'avait voulu jamais de tout cela, de ces fiançailles, de cet homme violent et abusif. Elle n'avait jamais voulu de cette cage dorée. Elle se sentait comme un bel oiseau enfermé, qu'on s'amuse à contempler mais que la captivité tue à petits feux. Alors, elle s'était liberée. Elle s'était envolée loin de tous, pour atterrir dans ce petit appartement miteux. Sans argent, sans avenir. Sans famille. Sans rien. Elle soupira en se redressant, ne désirant pas se laisser abattre. Elle allait prendre une bonne douche, laisser un mot de remerciement et partir. Elle refusait d'être un poids pour ceux qui lui avaient gentiment prêté leur canapé pour dormir un peu. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser en la voyant, elle n'était pas du genre à abuser de la gentillesse des autres – du moins, pas véritablement. Loin d'être aussi garce qu'elle le laissait entendre, elle avait finalement un bon fond qui pouvait se réveiller quand elle n'avait pas à prétendre être quelqu'un qui d'autre de la personne qu'elle était réellement. Abandonnant ses talons pour ne réveiller personne, elle se glissa silencieusement jusqu'à la salle de bain qu'elle referma derrière elle. Retirant alors sa longue et imposante robe de mariée en soupirant, elle finit en corset et porte jarretelle – des dessous pour le moins affriolants en vue de la nuit de noces qu'elle avait heureusement évité. Allumant tranquillement le robinet de l'évier, elle commença à s’asperger le visage d'eau quand elle crut entendre un bruit derrière elle. Se relevant prestement, Elle regarda plusieurs fois autour d'elle sans rien voir avant que ses yeux sombres n'accrochent un petit tas de vêtements en boule sur le sol. Se rapprochant lentement de ceux-ci, elle se pencha pour les attraper – alors qu'un sourire carnassier venait finalement arrondir la courbe de ses lèvres. Sans plus attendre, elle s'avança en silence vers le rideau de douche et sans le moindre signe annonciateur, elle le tira, révélant un Mateus Lazaridis complétement trempé – et surtout – nu comme le jour de la naissance. Cette vision provoqua un véritable éclat de rire chez la brune, avant que celle-ci ne se mette à le détailler de haut en bas, ses yeux gourmands s'arrêtant de temps à autres sur des zones stratégiques. « Je me disais bien que j'avais entendu un bruit. » Elle constata, tranquillement, non gênée par la vision devant elle qu'elle appréciait à sa juste valeur. Elle était sincèrement amusée par la situation qui lui faisait presque oublié que le jeune homme devant elle était celui qui hantait ses cauchemars depuis des années, celui qu'elle fuyait généralement comme la peste. « On ne t'a jamais appris à verrouiller la salle de bain avant de te laver ? Ca évite généralement ce genre de.. rencontre. » Elle dit, avec un petit sourire toujours un brin coquin en coin des lèvres. Se rapprochant légérement de lui, elle laissa son doigt venir caresser du bout de l'ongle sa peau  - de la tempe jusqu'au menton – alors qu'elle penchait la tête légérement. Son visage se voulait charmeur, joueur mais également séducteur. Oui, elle était à cette instant la prédatrice qui avait trouvé sa proie – et malheureusement pour Mateus, il ne faisait pas le poids face à la présence féline de Primrose. « Pas besoin d'être aussi gêné. Tu es très bien comme tu es. Disons que Mère Nature n'a pas été radine avec toi, si tu vois ce que je veux dire. » Elle commenta, toujours aussi assurée et confiante. Finissant par rire de nouveau, elle se recula soudainement et finit par retourner au niveau de la glace pour commencer à défaire sa coiffure en partie ruinée à cause du sommeil. Alors qu'elle détachait les nombreuses perles et autres bijoux de ses longues mèches de cheveux bruns, elle pouvait toujours voir le reflet de Mateus dans le miroir – reflet à qui elle adressait un permanent sourire canaille. Cependant, une partie d'elle restait soulagée d'avoir pensé à jeter un sort de camouflage sur son propre corps peut avant la cérémonie. En effet, si elle venait de commenter que le corps du brun était en tout point appréciable, le sien était bien autre et de nombreuses plaies et ecchymoses le recouvraient. Heureusement, la magie parvenait à cacher cela et elle était bien contente de pouvoir taquiner l'ancien serpentard plutôt que d'avoir à lui fournir une quelconque explication.

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will you still love me when i got nothing but my aching soul ✻ i've seen the world, lit it up as my stage now. channeling angels in, the new age now. hot summer days, rock and roll. the way you'd play for me at your show and all the ways i got to know your pretty face and electric soul.
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Mateus Lazaridis
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:09

Everybody wants a flame but they don’t want to get burnt and today is our turn. Days like these lead to... Nights like this lead to... love like ours. You light the spark in my bonfire heart. People like us, we don’t need that much, just someone that starts the spark in our bonfire hearts.
La maison dort encore quand Mateus rejoint la salle de bain. Il est encore tôt. Sa mère ne se lève que quelques heures plus tard, après qu'il lui ait préparé son petit-déjeuner, qu'il lui ait écrit quelques mots sur un post-il qu'il accroche sur le frigo, et qu'il ait quitté la demeure sur la pointe des pieds. Il ne la recroise que quelques jours plus tard, parfois même des mois, après quelques missions, entre deux nouveaux dossiers qui gisent sur son bureau au ministère de la magie. Elle est contente, sa mère, quand elle le voit constamment en déplacement, quand elle réalise qu'il a grandi et qu'à présent, il a une vie. Sa joie a été bien plus grande encore lorsqu'elle a rencontré hier soir, celle qu'elle considère sans doute déjà comme sa future belle-fille. Elle a eu ce visage surpris, puis ce sourire énigmatique qu'elle a lancé à son fils après s'être écarté pour les laisser entrer. Il se souvient encore des mots qu'elle lui a murmuré quand ils se sont retrouvés tous les deux dans la cuisine et il faut l'avouer, il partageait son opinion. Elle est belle à croquer et dans sa robe de mariée, on aurait dit une princesse de conte de fées. Mais Mateus est resté vague sur ses intentions, et a simplement ri en réponse des remarques qu'elle n'a cessé de faire toute la soirée. Il ne s'était jamais senti aussi soulagé quand ils ont tous décidé de partir se coucher. En émergeant de son sommeil, il s'est demandé un instant si tout ceci n'avait pas été qu'un rêve et puis, il l'a vu dans le salon, élégamment allongée sur le canapé - même quand elle dort, elle ressemble à une princesse - et y'a un sourire qui s'est perdu sur ses lèvres. Soulagé, il s'est jeté sous la douche, sans prendre la peine de fermer la porte à clé. Il ne l'avait jamais fait auparavant, il ne le ferait pas aujourd'hui. Le système qu'il avait crée avec sa mère leur permettait de ne jamais se croiser lorsque l'un ou l'autre se retrouvait dans une situation plus intimiste. Il prend le temps de laisser couler longuement l'eau chaude, en ne cessant de passer et repasser sa précédente nuit dans son esprit. C'est tellement étrange. Il s'était résolu à la voir marier avec un sorcier riche, un mec à la gueule d'ange et au sourire ravageur. Il s'était résolu à la voir enceinte d'un autre, à la voir se balader dans Londres avec ses deux gosses qui seraient aussi beau que leur mère. Peut-être qu'ils se croiseraient, lui toujours célibataire, perdu dans son boulot, elle le sourire aux lèvres, les deux gamins derrière elle. Elle sourirait, à la vie, pas à lui. Et voilà que sans aucune explication, elle se retrouvait sur son canapé le jour qui aurait dû à jamais marquer leur histoire. Une belle leçon de vie. Mateus est perdu dans ses songes, ses mains shampouinant ses cheveux sans grande conviction. Et soudain, y'a un bruit qui se fait entendre derrière le rideau de douche. De l'eau qui coule, provenant de son robinet. Mateus se sent soudainement mal à l'aise, malgré sa cachette, et surtout, il se sent vulnérable, nu comme un ver. Embarrassé et ne sachant comment prévenir l'intrus que la place est déjà occupée, il en fait tomber son gel douche. Avec n'importe qui, cette astuce aurait sans doute marché. On aurait demandé confirmation d'une présence, on se serait excusé, on aurait quitté la pièce en refermant la porte derrière soi et on n'en aurait pas fait tout un plat. Mateus aurait pu reprendre sa douche, comme s'il ne s'était rien passé. C'est ce qu'il pense et ce qu'il se dit, jusqu'à ce que le rideau de douche disparaisse dans un geste brusque, le mettant face à une Primrose en sous-vêtements, un sourire sardonique sur le visage. Son regard glisse jusqu'à ses parties, elle se rince l'oeil, comme si c'était normal. Lui, n'ose même pas descendre plus bas que sa poitrine compressée par un corset divinement bien taillé. Gêné, il attrape aussitôt la première chose qui lui passe sous la main - le rideau - pour l'enrouler autour de lui. Un peu plus et il l'aurait arraché. « Je me disais bien que j'avais entendu un bruit. » Qu'elle annonce, comme si elle annonçait l'heure, non content de sa découverte de la matinée. Eh bien, eh bien, on commence bien la journée. Le sourire qu'elle affiche est presque une consolation à la situation - plus qu'absurde - dans laquelle il se retrouve. La prochaine fois, il sera plus prudent. « On ne t'a jamais appris à verrouiller la salle de bain avant de te laver ? Ça évite généralement ce genre de... rencontre. » Elle laisse son doigt courir sur son visage du bout de son ongle et ça rend Mateus toute chose. Il déglutit péniblement, le trouble se lisant sur son visage. Proserpine doit bien se marrer de le voir aussi fondu. Elle n'a pas besoin de faire grand effort pour l'aguicher, c'en est une certitude. « Mes vêtements traînent sur le sol et la lumière est allumée, je pensais que c'était évident. La prochaine fois, je laisserais un écriteau devant la porte. » Qu'il répond, sarcastique, un peu moqueur, ne sachant réellement s'il devait se justifier ou plutôt s'excuser d'avoir agi comme il le faisait chaque jour. Le monde tourne à l'envers. Il a l'impression de gêner alors que c'est elle, l'invitée. C'est elle, qui devrait se sentir de trop dans cette pièce. Et pourtant, cela n'en déplaît pas pour autant l'hôte, qui voit en cela comme un bon signe pour leur prochaine cohabitation. Au moins, on ne pourra pas dire qu'elle ne se sent pas comme chez elle. « Pas besoin d'être aussi gêné. Tu es très bien comme tu es. Disons que Mère Nature n'a pas été radine avec toi, si tu vois ce que je veux dire. » Elle se permet un commentaire sur son corps, qu'elle a visiblement eu le temps de détailler en si peu de temps. Le rouge monte aux joues de Mateus, qui, malgré l'embarras, ne peut s'empêcher d'en être flatté. Il est rare d'entendre des femmes s'extasier sur son corps. A vrai dire, il n'en avait encore jamais entendu depuis sa réincarnation. Le problème, c'est qu'il ne sait donc pas comment réagir. Il hésite, reste silencieux quelques instants. « ...Merci. T'es pas mal non plus. » Pas mal non plus ? Carrément canon, ouais ! Elle se retourne, commence à défaire sa coiffure d'un geste précautionneux tandis qu'il ne quitte pas des yeux ses doigts qui font des allers et venus sur des petites barrettes qu'elle pose délicatement sur le comptoir. « Et ta robe était très belle. » Commence-t-il, en laissant vagabonder ses yeux sur celle-ci, gisant sur le sol. Et sa coiffure aussi. En réalité, Primrose était très belle tout court. Elle est toujours belle, même alors qu'elle vient de se réveiller. Une entrée en matière avant de commencer à la questionner sur les raisons de sa fuite. Mateus ne perd pas le nord. « Dommage que ton fiancé n'ait pas eu l'occasion de la voir... » Tant pis pour lui. La finesse ne fait pas partie du vocabulaire de l'auror, qui, malgré l'envie d'y aller à petits pas, réalise le saut de l'ange. Y'a trop de questions qui se bousculent dans sa tête, des questions qui ont besoin de réponses.

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Primrose Visegard
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:09

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La gêne, la pudeur, la timidité – tant de choses qui ne faisaient strictement pas partie de la personnalité de Primrose. La jeune fille n'avait premièrement, pas hâte de son corps. Elle savait pertinemment qu'elle était bien faite, qu'elle avait tout ce qu'il faut là où il faut et qu'en plus de cela, elle était incroyablement belle. Pourquoi chercher à le nier ? Il n'y avait rien de plus agaçant – voire même d'insultant – aux yeux de la brune que la fausse modestie. N'était-ce pas prendre les gens laids pour des idiots que d'affirmer l'être également ? Ils ne sont pas aveugles, bon sang ! Primrose n'était donc pas une hypocrite et elle appréciait énormément son corps – tout comme elle appréciait également ceux des autres, du moins, ceux bien faits. Et étonnement, la brune avait été surprise de se rendre compte que l'ancien serpentard était pas si mal que cela. Peut être un peu maigrichon, certes – normal quand on savait qu'il avait été pauvre presque toute sa vie – mais cela ne la dérangeait pas plus que cela. Surtout qu'il était bien fait ( What a Face ) à l'endroit le plus important et que ses yeux pâles possédaient une teinture pour le moins intéressante. Mais l'heure n'était pas à la contemplation mais à la préparation pour la douche car, effectivement, la présence du brun dans celle-ci n'avait absolument pas fait changer d'avis la jeune femme. Elle se contenta d'ailleurs de rire d'un air amusé, presque innocent en faisant un vague geste de la main à sa remarque, comme si elle n'était pas importante, comme si elle ne comptait pas. Ah, douce Primrose, tu ne vis définitivement pas dans le même monde que ce pauvre Mateus. « La lumière était toujours allumée dans notre manoir et mes frères avaient la salle tendance de toujours laisser leurs vêtements trainer n'importe où. Pauvre Dobby, il devait toujours nettoyer tout ça... » Elle commenta, une petite moue boudeuse et enfantine sur les lèvres – lèvres qui finirent par s'étirer en un sourire coquin alors qu'elle défaisait ses longues mèches brunes – les libérant de leur complexe coiffure. Il ne la quitte pas des yeux, emmitouflé dans son rideau et cela la fait presque rire. A cet instant, l'auror ressemble à un enfant et la jeune femme est à deux doigts de venir lui pincer les joues pour le taquiner, pour le faire rougir encore un peu plus. De nouveau, un éclat de rire finit par franchir ses lèvres carmins, et sa tête se secoue légérement de gauche à droite. Elle est amusée par la situation par ce garçon trop reservé et innoncent. Cela change. Et ça n'est pas plus mal. « Voyons, nous savons aussi bien toi que moi que je suis absolument canon. » Modestie ? Non merci. Elle savait reconnaître ses points forts et sa beauté en faisait partie. Ses cheveux finissent par retomber sur ses épaules alors que lentement, elle commence à desserrer son corsage, s'amusant à ne pas quitter le brun des yeux à travers le miroir pendant qu'elle le fait. C'est plaisant de séduire, de faire naître l'envie – une chose qu'elle n'a pas pu faire depuis ses fiançailles. Alors qu'elle fait trainer le plaisir, qu'elle enroule sensuellement les rubans blancs autour de ses doigts, elle finit par jeter un coup d'oeil vers la robe, avant d'hausser tranquillement les épaules, s'arrêtant quelques instants de se déshabiller pour répondre avec une pointe malicieuse dans la voix, toujours maîtresse d'elle-même. « Tu peux l'avoir si tu veux, je suis sûre qu'elle t'ira mieux qu'à moi. » Taquine, joueuse, elle ne change pas et alors qu'elle libére son corps du corsage, elle s'appuie négligemment et sans honte contre le robinet pour retirer ses jarretelles, offrant une vision d'ensemble de sa presque nudité au garçon.  Elle a envie de jouer bizarrement, elle sent qu'il pourrait être la victime idéale. Elle soupire face à sa remarque, haussant lentement les épaules avant de sourire avec un air énigmatique, un air presque moqueur. Un air presque de Proserpine. « C'est surtout dommage pour sa bourse de gallions, vu que c'est lui qui l'a payée. » Elle commente, avant de retourner à son déshabillage – faussement négligé mais en réalité, aussi séducteur et envoûtant qu'il est possible de l'être. Elle se veut suave, elle se veut tentatrice, elle se veut luxure faite chair et quand le dernier bas a rejoint les vêtements sur le sol, quand son dessous est venu finalement couronné la petite pile blanche, elle se rapproche du garçon avec un léger soure carnassier sur les lèvres. Elle le mangerait si elle le pouvait. « Pousse-toi un peu et fais moi de la place. J'ai besoin de me doucher aussi. » Amusée, elle pose son doigt sur son front et le pousse jusqu'au fond de la douche avant de s'y glisser à son tour, le forçant à lacher son bouclier fait de tissu pour le refermer derrière elle. Nue tout comme lui, elle se penche en l'effleurant pour rallumer l'eau alors qu'elle s’empare tranquillement du gel douche pour commencer à se savonner sans la moindre gêne, fermant les yeux quelques instants pour laisser l'eau tomber sur son visage. « Dis... » Elle commence, pensive, presque ailleurs. Elle rouvre les yeux et fixe un petit moment le plafond avec un air distant, avant de sourire soudainement avec le même air prédateur qu'auparavant, comme prête à fondre sur lui. « Tu veux bien me laver le dos ? » Game Over, Mateus Lazaridis. Game Over.

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Mateus Lazaridis
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:10

Elle rit, Primrose, de le voir aussi embarrassé, de le voir aussi gêné. On dirait un gosse qu'elle vient de prendre par surprise. Et ça ne fait qu'aggraver la gêne de Mateus. Il a l'impression qu'elle se moque de lui, qu'elle se moque de son corps encore un peu fragile, de sa peau sur les os. C'est déroutant. Surtout de la part de Proserpine - pardon, de Primrose. Dans cette vie, il n'est pas aussi à l'aise avec son corps qu'il l'aurait voulu. Il ne laisse entrevoir que quelques morceaux de son corps quand il commence à faire chaud dehors, mais jamais plus loin que ses bras. Sa sexualité y joue pour beaucoup. N'ayant jamais eu la chance de pouvoir pratiquer des relations sexuelles, il est encore un peu timide, un peu maladroit. Pourtant, il le sait, qu'il n'a rien à envier aux autres. Il n'est pas parfait, mais il a du charme. Amédée en serait convaincu. Sauf qu'Amédée, lui, pouvait clairement se vanter d'avoir un corps bien fait. Mateus, lui, il aimerait simplement disparaître de la surface de la Terre, il aimerait pouvoir se réveiller de ce mauvais rêve et de pouvoir tout recommencer. C'est pas comme ça qu'elle devrait se passer leur première véritable conversation après la soirée d'hier. Dans les nombreux scénarios qu'il s'était crée durant la nuit, se retrouver dans une position aussi compromettante n'en faisait pas partie. « La lumière était toujours allumée dans notre manoir et mes frères avaient la salle tendance de toujours laisser leurs vêtements trainer n'importe où. Pauvre Dobby, il devait toujours nettoyer tout ça... » Qu'elle rétorque dans une petite moue qui fait presque sourire Mateus. Proserpine a l'air heureuse dans cette vie. Bien plus heureuse que lorsqu'il l'avait retrouvée à moitié cramée. C'est un bon lot de consolation. Elle a retrouvé sa peau de pêche, ses yeux rieurs et son visage enfantin. La fraîcheur des premières années. Elle est toujours aussi joueuse, toujours aussi malicieuse, malgré la superficialité qu'elle fait preuve. Dans cette vie encore, les amants maudits viennent de deux mondes différents. Beaucoup trop différents. Et quand elle, peut se permettre d'avoir un manoir constamment éclairé, lui, vivrait dans l'obscurité la plus totale si cela pouvait aider sa mère à économiser de quelques noises. Quand elle, a droit à un elfe de maison, lui, range lui-même la maison avec un soin tout particulier. « On est plus ordonné que chez toi, faut croire. » Qu'il répond en haussant des épaules. Il s'amuse de leurs différences, se moque un peu de ces paroles qui viennent de la bouche d'une élite de la société. Il n'a peut-être pas d'argent, ne pourra jamais vivre comme elle vivait, mais il n'est pas dépendant d'un elfe. Et quand elle ajoute qu'elle n'est pas dupe sur sa beauté, Mateus ne peut s'empêcher de pouffer, pas par moquerie, parce qu'après tout, elle a raison. Il pouffe, parce qu'elle ne fait pas preuve de fausse modestie, qu'elle ne quémande pas les compliments comme certaines peuvent le faire. Elle, elle le sait qu'elle plait et puis c'est tout. Et elle n'a pas besoin de lui pour le savoir. « C'est un point qui se discute. Les goûts et les couleurs... » Il fait semblant, l'auror, de faire comme si elle était banale, comme s'il y avait mieux dehors. Peut-être qu'avec ça, elle perdra un peu de sa splendeur, elle descendra un peu de son piédestal. Ca le ramène à des années auparavant, quand Proserpine faisait sa belle et qu'Amédée tentait de lui prouver qu'elle ne l'était pas. C'est loin, tellement loin, mais c'est toujours un peu plus encourageant dans sa démarche de vouloir retrouver sa bien-aimée. Primrose n'est pas le moins du monde embarrassée par la présence du jeune homme au regard des rubans de corsage qu'elle commence à défaire. Lentement, surement, aguicheuse dans ses manières qu'elle cache de son visage qui se veut innocent. Alors, Mateus détourne la tête et change de sujet, qui tombe sur la robe. « Tu peux l'avoir si tu veux, je suis sûre qu'elle t'ira mieux qu'à moi. » Elle hausse des épaules, continuant son déshabillage avec soin, ôtant doucement son corsage, retirant délicatement ses jarretelles, offrant son corps sur un plateau d'argent à la vision du jeune homme. Il lève les yeux au ciel, cherche un objet à accrocher pour éviter de pratiquer ce qu'il considère comme du voyeurisme et décide se concentrer sur la petite tâche noire sur le plafond qu'il n'avait jamais remarqué jusque là. « N...non merci, j'aurai trop peur de l'abîmer. » Ça commence à devenir compliqué pour lui d'agir comme si la situation était tout à fait normal, comme s'il avait l'habitude d'accueillir des femmes dans sa douche. Il se risque un regard vers elle quand elle soupire et hausse des épaules, remarque le sourire énigmatique accroché sur ses lèvres, et s'en détourne immédiatement, toujours aussi mal à l'aise face à sa presque nudité. Si seulement elle voulait mettre un peignoir, ce serait tellement plus simple. « C'est surtout dommage pour sa bourse de gallions, vu que c'est lui qui l'a payée. » Dommage, dommage, tout dépend du point de vue. Pour les gens comme Primrose ou comme son fiancé, l'argent n'est pas un problème. Cette robe, qu'elle ait coûté une fortune ou pas, elle ne restera qu'une simple robe pour eux, qu'ils auront jeté dès le lendemain de la cérémonie. Pour les Lazaridis, elle doit valoir de l'or. « Tu m'as l'air effondré par cette idée. » Commente-t-il en risquant un nouveau regard vers la demoiselle, qui vient d'abandonner le dernier bout de tissu qui était encore sur son corps. Bien malgré lui, son regard la détaille, de son crâne jusqu'à son dernier doigt de pieds et il est tétanisé. Son cœur rate un battement, avant de recommencer à battre, plus vite, plus fort. Sa respiration se bloque, devient difficile tandis que ses joues se colorent. Mateus ferme un instant les yeux, compte jusqu'à trois, et pense à une multitude de choses aussi horrifiants que déroutants pour éviter la possible érection qui vient pointer le bout de son nez. Heureusement pour lui, encore caché derrière son rideau, cette technique lui permet de reprendre un peu de contenance. Et elle, elle est contente. Elle se réjouit d'être complètement nue face à lui, face à un gars à qui elle a refusé ses faveurs quelques années auparavant. Un gars qui n'a aucune expérience. Mateus prie Merlin pour que cette comédie s'arrête, mais y'a rien à faire, elle est toujours devant lui et elle s'amuse tellement que c'est à n'en rien comprendre. Elle doit se douter qu'il est bien trop chaste pour pouvoir la toucher, pour pouvoir entrer dans son jeu, qu'il pense, se maudissant intérieurement de ne pas avoir fermé cette fichue porte. « Pousse-toi un peu et fais moi de la place. J'ai besoin de me doucher aussi. » Et sans qu'il ne puisse protester, elle le rejoint sous la douche. Il perd sa robe de rideau quand elle la lui arrache des mains pour les enfermer tous les deux dans cette cage dorée. Par réflexe, ses mains agrippent ses parties pour les cacher à la vue de la prédatrice. Et le spectacle commence, avec Primrose en lionne et Mateus en petite brebis égarée. Elle se penche pour rallumer l'eau et s'emparer du gel douche et comme par automatisme, il lève à nouveau les yeux au ciel. Il est figé comme une statue de pierre face à elle, se refusant toute pensée qui pourrait le compromettre, quand, soudain, elle murmure un mot, qui attise la curiosité du jeune homme. Elle ne joue plus, elle a repris son sérieux et pour Mateus, qui baisse des yeux pour l'observer, son visage soudainement lointain indique qu'elle risque sans doute de toucher un point plus sensible. Il attend. Il est accroché à ses lèvres, mais la déception est grande. Très grande, jusqu'à se lire sur son visage, lorsqu'un sourire carnassier se dessine à nouveau sur les lèvres de la brune pour lui poser la question la plus anodine du monde. La plus étrange aussi - l'était-ce vraiment ? « J'suis un peu occupé là, en fait... fais la queue s'te plait. » Qu'il rétorque en lui lançant un sourire presque désolé, comme s'il l'était réellement, de sorte à ce qu'elle comprenne qu'il aimerait terminer sa douche seul, pour pouvoir calmer un peu ses nerfs à vif. Mais Primrose s'en fout, elle lui tend le gel douche, qu'il finit par attraper maladroitement d'une main - l'autre gardant toujours secrète ses bijoux de famille - et elle se retourne. Elle lui a posé la question mais ce n'en était pas réellement une. Il n'a pas le choix. C'est un ordre déguisé derrière un beau sourire et une question enfantine. Mateus expire pour se donner du courage, et réalise qu'elle a très certainement senti son souffle caresser son cou. Ce n'est pas ce qui le préoccupe le plus à cet instant. Après avoir posé une noisette sur l'une de ses mains, il appose délicatement, dans une caresse le liquide sur son dos. Timide dans ses gestes, il n'est même pas sûr qu'elle sente réellement ses doigts glisser sur sa peau. De peur qu'elle ait l'impression qu'il en profite, Mateus fait le strict minimum et, concentré dans sa tâche pour ne pas perdre pieds, ni faire une erreur qui risquerait de lui coûter cher, il en a perdu toute parole. Son regard, lui, se perd dans la contemplation du corps féminin qu'il n'a jamais eu la chance d'observer de si près, puis tombe jusqu'à la chute des reins, avant qu'il ne s'arrête, sur son tatouage représentant un dragon entrelaçant une rose. Le symbole est fort, la signification pas le moins du monde anodine, et dans son cœur, c'est la dégringolade. Il effleure l'encre du bout des doigts, un peu surpris, un peu déboussolé par cette découverte. « Pourquoi un dragon ? » Qu'il demande, la gorge un peu sèche, même s'il en connait déjà la signification. Sans ses souvenirs d'autrefois, il est bien curieux de connaitre la raison de ce choix.

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Primrose Visegard
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:12

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When you play it hard, and I try to follow you there. It's not about control but I turn back when I see where you go. Are you going to age with grace? Are you going to leave a path to trace? Oblivion is calling out your name, You always take it further than I ever can.❞



Primrose est une prédatrice. C'est dans son sang même que coule ce goût pour la chasse, pour la domination et le jeu et elle n'a jamais cherché à lutter contre cette partie d'elle. Si ses pouvoirs de Lehane l'avaient toujours effrayée, elle avait au contraire embrassé cette partie de son être avec un plaisir certain. Elle était l'alpha bitch, celle qui regardait les gens de haut et qui, un sourire aux lèvres, récoltaient la gloire et les lauriers. Gagnante, souriante, battante, elle faisait de l'ombre aux étoiles et à la lune elle-même. Ce matin-là, son nouveau défi portait le nom de Mateus Lazaridis et elle avait décidé de voir jusqu'à quel point il était possible de taquiner son sauveur d'une nuit. Il était gentil Mateus. Tendre et timide. Elle ne regrettait pas aujourd'hui de ne pas lui avoir donné sa chance dans le passé mais plus pour les mêmes raisons. Non, ce n'était pas à cause de ses cauchemars récurrents qu'elle pensait que c'était mieux qu'il n'y ait rien entre eux mais parce qu'elle savait tout au fond d'elle qu'elle l'aurait dévoré. Oui, elle aurait dévoré cette âme innocente et elle était contente de voir qu'il avait réussi à lui échapper. Elle sourit face à ces remarques, est amusé par sa gêne et pudeur qui n'ont rien de commun pour un jeune homme de son âge. N'importe quel autre garçon aurait déjà profité de la situation pour se jeter sur elle, pour coller ses lèvres chaudes contre les siennes mais non, lui, il rougissait comme un enfant pris en faute et quelque part au fond d'elle, elle trouvait cela adorable. « J'ai toujours préféré le chaos à l'ordre de toi à moi. » Elle confessa en souriant mystèrieusement en coin. Proserpine était pareille, elle n'aimait pas ranger la cabane ou passer le balai et petite riche pourrie gâtée et oisive qu'elle était, elle laissait toujours Amédée faire en critiquant sa manière de s'y prendre. Si la Lehane n'avait plus rien à voir avec sa vie passée, elle en avait gardé tout de même quelques traits de caractères qui se manifestaient dans des situations bien spécifiques. Et trouver son hôte nu dans sa salle de bain en était une. Une nouvelle fois, elle éclata d'un rire franc et un brin moqueur alors qu'elle secouait tranquillement sa tête. Il était amusant ce garçon et peut être aurait-il réussi à tromper une autre. Mais pas elle. Non, elle, elle savait qu'il la trouvait belle. Elle le voyait dans l'éclat de ce regard qu'il tentait de ne pas poser sur elle et qui ne faisait que renforcer son désir de le forcer à le faire. Il la voulait, il la désirait. Mais il se retenait. Quel gentleman. « Ne nous mentons pas : je suis tes goûts et tes couleurs. » Elle dit, avec une confiance insolente qu'elle a depuis son enfance. Elle ne jouait pas les fausses modestes, les ingénues qui font semblant de ne pas avoir conscience du charme qui est le leur. Le sien, elle le contrôlait, elle le retournait et en faisait autant une arme qu'une protection. Un atout certain. Et à voir les réactions du brun, un atout puissant. De nouveau, elle jouait avec lui, avec ses nerfs, avec ses envies et c'était si plaisant qu'elle pourrait continuer des jours durant. A sa manière, Mateus lui apportait une forme de plaisir, celui du chat qui faisant glisser la pauvre souris entre ses pattes et elle devait bien le reconnaître : elle adorait ça. « Je parlais de te la donner, tu peux l'abimer si tu le désires, je m'en fiche vois-ça comme une... rétribution pour le canapé cette nuit. » Elle dit calmement en haussant des épaules. C'était son dernier vêtement mais ce n'était pas bien grave : elle ne tenait pas à garder cette fichu robe qui lui rappelait bien tôt de mauvais souvenirs, de contraintes et de sévices. Elle voulait oublier cette période, oublier les chaînes et les mauvais jours. Elle voulait redevenir la libre Primrose qui ne devait rendre de compte à rien ni à personne. Elle voulait redevenir la vraie elle. « Tu trouves ? Parce que clairement, je m'en doigte. » Elle dit tranquillement, alors qu'elle finit par le rejoindre sous la douche sans attendre son consentement. Et ce qu'elle vit la fait sourire de plus belle : un garçon affreusement gêné au désir pointant le bout de son nez malgré ses vaines tentatives pour le cacher. Elle ne pouvait que se demander si c'est la situation en elle-même qui le rendait aussi nerveux ou si c'était le fait que cela soit la jeune fille qui soit avec lui qui le dérangeait tant. Peut être était-il en couple ou quelque chose dans le même genre ? Non, elle en doutait cruellement. Il avait l'air de ce genre d'hommes qui jonglait entre un travail à plein temps et une mère à aimer. Elle rit à son refus, le balayant d'une main joueuse alors qu'elle s'approchait de lui, qu'elle caressait presque ses lèvres de son souffle chaud. Ses doigts effleurèrent, taquins, son ventre alors qu'elle venait lui mordiller le bout du nez. Il était à croquer. Il l'ignorait juste. « Tu es sûr qu'il est judicieux pour toi de parler de queue maintenant? » Elle dit, amusée, laissant sa langue venir lécher légérement, à peine, la machoire du brun avant de se reculer pour lui présenter son dos. Oui, Mateus, elle avait vu cette érection que tu essayais de cacher, mec. Elle frissonna tout doucement en sentant les doigts du jeune homme, fermant les yeux dans un soupir – un gémissement même – équivoque. Elle le laissa faire un petit moment en silence, finissant par entrouvrir les lèvres pour chuchoter, pour faire une remarque. « Tu as les doigts chauds... » Et oui Proserpine, comme tous les dragonniers, Mateus avait la peau chaude, bien plus que les humains lambdas comme toi. Et sans qu'elle ne sache pourquoi, elle appréciait cette chaleur nouvelles qui envoyait des frissons presque délicieux sur son épiderme. Un en particulier la fit se mordre les lèvres alors que lentement elle retournait son visage pour regarder le brun qui venait de caresser son tatouage – provoquant cette réaction surprenante chez elle. Un léger sourire, mi-coquin mi-pensif, vint arrondir la courbe de ses lèvres alors qu'elle finit par les entrouvrir, sincère pour une fois. « Je ne sais pas, honnêtement. Cela a toujours été comme... une évidence. Une certitude au fond de moi, tu vois le genre ? Quelque chose que j'ai dans la peau et que j'avais besoin de laisser sortir. Je ne sais pas trop comment l'expliquer... Le dragon et la rose c'est un peu... » Elle prend une pause, pensive et mutine avant de compléter finalement. « C'est un peu ce qui vit en moi. » Elle ne savait pas mieux comment l'expliquer. C'était en elle, c'était elle. Ca avait toujours été elle. Et ça remontait bien plus loin que ce qu'elle pouvait imaginer.

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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:12

« J'ai toujours préféré le chaos à l'ordre de toi à moi. » Mateus ne le sait que trop bien. Il la connait bien plus qu’elle n’en sait sur elle-même. Il la suit depuis leurs premières années à Poudlard, depuis qu’il a compris qui ils étaient réellement. La ressemblance avec Proserpine est saisissante, autant physiquement que psychologiquement, à son grand désarroi. Non pas qu’il puisse un instant penser qu’elle aurait pu être mieux d’une quelconque façon, il aime chaque petite partie d’elle, même la plus insignifiante. Non, ce que Mateus aurait naïvement espéré, c’était de la voir un peu plus différente, avec une âme moins noire que la précédente. Il s’était trompé. Le chaos vivait en elle et vivra toujours en elle quoiqu’il puisse en dire ou en faire. Il ne pouvait pas le nier, il resterait toujours une part sombre en elle. Très sombre. Mateus ne répond rien à sa remarque parce que rien ne lui vient à l’esprit. Dans cette petite remarque, elle s’amuse avec lui, elle en plaisante avec un sourire sur les lèvres, sans réaliser le véritable sens de ses mots. Mateus ne dit rien mais n’en pense pas moins. Il ne peut lui répondre sans trop en dévoiler et il ne souhaite pas l’alerter. Elle ne comprendrait pas. L’ignorance est tellement plus simple à vivre. « Ne nous mentons pas : je suis tes goûts et tes couleurs. » Qu’elle rétorque en riant avec une mine insolente. Bien sûr qu’elle l’est. Ce serait se mentir à soi-même que de refuser de l’admettre. Elle plait à tout le monde, Primrose. Elle est le type même de ces femmes qui savent se mettre en valeur sans pour autant trop en faire. Il lui suffit de sourire en rangeant négligemment une mèche derrière son oreille pour avoir tous les hommes à ses pieds. Prim, elle aime plaire. Ça se lit sur son visage quand elle voit Mateus lever les yeux au ciel pour ne pas trop la détailler. Mais il ne veut pas en démordre. Il ne compte pas la laisser gagner aussi facilement la partie, alors il hausse des épaules, un peu désinvolte, un peu désabusé. « Il m’en faut plus pour m’intéresser. » Qu’il annonce avec arrogance. Mateus est facilement impressionnable par le corps des femmes mais beaucoup moins par leur esprit. Il ne s’arrête pas qu’au physique, parce que Merlin sait comme certaines femmes peuvent être belles à en crever. Il en a vu, des belles créatures. A Poudlard, elle en regorgeait. Evidemment, son amour pour Primrose lui a toujours répété qu’il n’y avait plus belle qu’elle, mais c’était faux. Il y aura toujours plus jolie. Des femmes belles et intelligentes, y’en a tout de suite beaucoup moins. Quand on commence à creuser en profondeur, on comprend pourquoi certaines préfèrent jouer de leur physique. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat qu’il en a fait depuis ces dernières années. Pour lui, il est évident que la première époque à laquelle il a vécu était plus intéressante. Plus mouvementée. Moins écrit, moins calculé. Heureusement, Primrose a gardé son esprit vif, son impulsivité et sa ruse, des caractéristiques qui lui avaient déjà plus dans cette autre vie. « Je parlais de te la donner, tu peux l'abimer si tu le désires, je m'en fiche vois-ça comme une... rétribution pour le canapé cette nuit. » Par cette offrande, elle marque sans aucun doute la fin de son ancienne vie. Elle veut tourner la page, mais elle ne se rend sans doute pas compte que Mateus lui aussi, a très mal vécu son futur mariage. Pas autant qu’elle sans aucun doute, mais tout de même. Il lui était difficile de concevoir une vie sans elle, même s’il l’aurait fait, comme le bon gentleman qu’il était. Alors, sa robe, il n’en veut pas non plus, malgré sa valeur. Il pourrait la vendre et surement qu’il en gagnerait un bon pactole mais il ne se le permettrait jamais. « Tu me la donnes parce que tu ne sais pas la jeter toi-même ? » Après tout, cette gamine, elle est née avec une cuillère en or dans la bouche. Il n’est même pas sûr qu’elle sache réellement s’occuper d’elle-même avec tous ces elfes qui doivent peupler sa demeure pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. La poubelle, elle ne doit même pas connaitre le sens de ce mot. Est-ce qu’elle est capable d’aller aux toilettes elle-même ou est ce qu’on l’aide aussi à s’asseoir sur le trône ? Mateus, ça le fait de rire de penser à ce genre de choses. Il aime caricaturer la vie de ces riches sorciers, parce qu’au fond de lui, il les envie quand même un peu. Sa mère, elle mérite tellement mieux que le taudis dans lequel ils ont longtemps vécu. Ca aurait été plus facile pour elle. Pour eux. « Tu trouves ? Parce que clairement, je m'en doigte. » Qu’elle dit alors que soudainement, il se met à tousser après avoir avalé de travers. Il a cru mal comprendre et puis il a compris qu’elle était sérieuse quand elle n’y a fait guère attention et qu’elle s’est tout simplement engouffré sous la douche, à ses côtés. Ces expressions sont anodines. Elle les utilise sans aucun doute depuis toujours, ou en tout cas, depuis un certain temps, et elle ne réalise pas l’effet que cela produit à Mateus. Il est mal à l’aise, lui, qui ne parle que rarement de sa vie sexuelle. Pour lui, c’est quelque chose d’intime, quelque chose de privé qui doit rester entre lui et sa partenaire. En parler, ça gâche toute la magie, tout l’intérêt. Mais elle continue de s’amuser de sa gaucherie. Il ne quitte pas des yeux ses doigts qui viennent effleurer son ventre alors qu’elle profite de son attention pour mordiller le bout de son nez. Le rouge lui monte aux joues, malgré toute la volonté pour cacher son malaise qui continue de grandir. « Tu es sûr qu'il est judicieux pour toi de parler de queue maintenant? » Lui, il n’a même pas réalise le sous-entendu évident qu’il lui a lancé lorsqu’il a prononcé cette phrase. Mateus, il n’est pas franchement doué avec les relations, encore moins amoureuses. La drague, les sourires, les clins d’œil, pour lui, n’ont aucun véritable sens. Son manque d’expérience explique sans doute sa maladresse, et le bâton qu’il lui tend est aussitôt attrapé par une Primrose définitivement amusée. Il tente de reculer quand elle vient lécher la mâchoire du brun en l’effleurant délicatement mais ne peut s’empêcher de fermer les yeux pour en apprécier la saveur, avant qu’il tente de reprendre – péniblement – ses esprits. « Ton esprit est vraiment mal tourné, c’en est désespérant. On pourrait penser que tu me cours après. » Ce n’est pas vraiment ce qui le dérangerait. Au contraire. Il espère presque qu’elle ait abandonné son mariage après un éclair de lucidité en réalisant que c’est Mateus, l’homme qu’il lui faut. Mais évidemment, c’est bien trop pour être réel. Quand il commence à s’affairer sur le dos de la demoiselle, il la sent d’abord un peu crispée, avant qu’elle ne se détende un peu trop en laissant échapper un gémissement dès plus explicite. Mateus s’arrête brusquement, ses yeux s’écarquillent un instant, surpris par sa réaction. Il reste interdit, ne sait plus réellement comment se comporter mais son silence finit par le convaincre qu’il vaut sans doute mieux ne faire aucune remarque sur la situation. « Tu as les doigts chauds... » Qu’elle murmure dans un souffle, lui faisant esquisser un sourire. Bien sûr qu’ils le sont. Proserpine lui avait fait la même remarque, à peu de chose près. Ca lui rappelle toujours plus de souvenirs. C’est comme s’ils étaient presque à nouveau réunis, comme avant, sans personne pour les séparer de cette utopie. « Pas que les doigts. » Qu’il rétorque sans même se rendre compte du nouveau sous-entendu. Non, lui, il pense tout simplement à la particularité magique qu’il a toujours eu et qu’il aura toujours en lui, pas à une quelconque manière de lui montrer son attirance – malgré sa réelle attirance. Quand il effleure son tatouage à plusieurs reprises, elle finit par se retourner doucement vers lui avec un visage qu’il reconnaitrait entre mille. Un visage que Proserpine aurait eu. A sa question, elle hésite un instant, pensive, comme si elle cherchait les mots, ne sachant réellement par où commencer, avant de se lancer. Il acquiesce vivement, ne peut s’empêcher de sourire en l’entendant se révéler pour la première fois à lui. Et quelle révélation ! Elle ne termine pas sa phrase, pas tout de suite, mais ce n’est pas la peine parce qu’il comprend immédiatement que ce qu’elle ressent, il le ressent aussi. « Comme si ça avait toujours été là… » qu’il ajoute, un peu rêveur. Finalement, c’est un peu le cas. Ils n'ont jamais cessé d'être ensemble, même alors qu'on pensait les avoir séparé. Y’a un ange qui passe entre eux pendant un instant, quand leurs yeux sont plongés l’un dans l’autre. Et soudain, Mateus comprend qu’elle est face à lui et que ses mains ne cachent plus rien. Son regard descend doucement vers sa partie en ébullition, avant d’attraper à nouveau le rideau pour se l’enrouler – en l’arrachant définitivement de la douche – et quitter la baignoire avec sa nouvelle robe sur le dos, du shampoing toujours pleins les cheveux. « Bon, je pense que ton dos est assez propre comme ça, je… vais te laisser terminer. » Annonce-t-il, mal assuré. Et lui, se débrouillera avec le lavabo de la cuisine.

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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:13

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Oui, il y aurait toujours une partie sombre en Primrose, la trace de celle qu'elle avait été dans le passé. On n'effaçait pas les ardoises aussi facilement et même la mort. Ou même encore le sang. Le sang des Lehane était moisi que la brune le voulait ou non et leur malédiction ainsi que leur sale histoire coulait dans les veines de l'ancienne lionne. Elle ne pourrait jamais s'en débarrasser et tout ce qu'elle pouvait tenter de faire était de racheter les actes de ses ancêtres. Malheureusement l'ancienne petite bourgeoise qu'elle était était actuellement bien trop égoïste, bien trop immature pour penser à ce genre de choses et elle agissait comme si le monde dans son intégralité ne tournait que tout autour d'elle et de personne d'autre. Voilà pourquoi ça l'amusait tant de se jouer de ce pauvre Mateus et des nerfs de celui-ci. Elle n'était pas vilaine, Primrose. Elle faisait ça presque en toute innocence, presque comme une enfant qui s'amuserait à taquiner un autre dans le bac à sable. Il n'y avait rien de vicieux derrière tout cela, elle ne voulait pas que le grec se sente mal et si elle avait perçu son trouble elle l’attribuait plus au fait que cela devait le perturber de se retrouver sans y être préparé totalement nu avec une femme qui l'était tout autant. Il était attendrissant, Mateus. Si il n'avait pas hanté ses cauchemars sans aucune raison depuis son enfance, elle aurait volontiers cherché à le connaître, à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cette timidité et cette pudeur. Mais la brune ne pouvait pas oublier. Elle ne pouvait pas effacer la terreur, les hurlements au réveil et les longues insomnies qui en avaient suivi. Elle ne pouvait pas non plus lui en parler: il la trouverait bizarre, étrange. Il la jugerait sans le moindre doute – et avec ce qui l'attendait, si elle pouvait éviter qu'au moins une personne se rit d'elle et la regarde de haut, c'était au moins ça. Elle ne put que ricaner en entendant le jeune homme et soudainement sa moue prédatrice et séductrice apparut sur son visage alors qu'elle plantait son regard sombre dans le sien. Se rapprochant lentement mais surement de lui jusqu'à ce qu'il ne puisse s'enfuir, elle enroula ses bras autour de son cou et colla sensuellement son corps contre le sien – de manière si étroite qu'une feuille de parchemin n'aurait pas pu être glissée entre eux. "Oh vraiment? Et que faut-il alors?" Elle répondit, en chuchotant, laissant des mèches de cheveux noirs de l'auror s'enrouler autour de ses longs doigts alors qu'elle s'amusait avec lui, avec son désir évident pour elle. Elle était coquine, Primrose. Elle était joueuse. Et malheureusement pour Mateus, elle avait besoin de jouer pour se déstresser de tous les évènements qu'elle avait subi ces derniers jours. Nul doute que si son corps n'avait pas été sous un sortilège cachant ses bleus et diverses blessures, elle n'aurait pas été aussi aguicheuse. Elle aurait d'ailleurs probablement fui le regard du jeune homme pour ne pas y lire de la pitié et du dégoût. La magie était définitivement une chose formidable et elle était plus qu'heureuse d'être une sorcière à cet instant précis. Chassant ses pensées à la remarque du jeune homme, elle ne put qu'éclater de rire alors qu'elle se mettait à secouer la tête de gauche à droite, une petite moue joueuse sur les lèvres alors qu'elle se décidait à rentrer dans son jeu, une main sur sa hanche nue. S'il voulait aller sur cette voie, il allait être bien servi. "Mince alors je suis démasquée." Lui pinçant toutefois légérement le nez, elle lui tira légérement la langue avant de se pencher légérement pour venir mordiller sa mâchoire, s'amusant à planter sans lui faire mal ses crocs dans sa peau pâle et nue de marque quelconque. "Tu as une bien piètre opinion de moi dis-donc!" Elle rajouta, avec une petite moue enfantine sur les lèvres. Bien sûr, elle se doutait  que ce n'était pas le cas – bien au contraire. Elle voyait bien ses joues rouges, son regard fuyant et puis, elle n'avait pas oublié ce qu'il s'était passé plusieurs années auparavant bien qu'aucun d'entre eux n'en parlait. C'était un tabou, une chose à ne pas ramener sur la table pour éviter que les choses ne deviennent encore plus étranges qu'elles ne l'étaient déjà. Elle préférait plutôt jouer sur des allusions sexuelles, sur un terrain qu'elle maîtrisait totalement et qui ne pouvait pas, à ses yeux, les amener sur des eaux dangereuses. Voilà pourquoi elle se mit à ricaner de nouveau à ses quelques mots en hochant les épaules, pas du tout gênée par la situation alors qu'elle faisait un vague geste de la main, avant de la porter à ses lèvres en pouffant. "Mon petit doigt me dit que je n'aurais pas à courir bien longtemps – tant mieux d'ailleurs, je n'aime pas vraiment le sport. Enfin, sauf un..." Elle dit, mystérieusement, une lueur coquine tout au fond de ses yeux bruns. Mateus était si innocent que cela ne pouvait que faire fondre son coeur. Aux yeux de la brune, il était un peu comme une licorne dans un monde de lions et elle se demandait encore comment un garçon comme lui avait pu faire pour ne pas se faire croquer tout entier. Elle eut de nouveau un tressaillement – mélange du plaisir de ses doigts sur sa peau et de l'amusement de sa naïveté - alors qu'elle finissait par tourner légérement son visage vers le sien, susurrant sa réponse de sa voix la plus charmeuse et la plus invitante à la débauche. "Oh vraiment? Et si tu me montrais ce que tu as d'autres de chaud..?" Elles se doutait qu'avec cette remarque elle allait encore réussir à le perdre et à  le faire rougir et cela ne pouvait que la satisfaire grandement. Elle pourrait y prendre goût vraiment et elle regrettait presque son idée de partir dès qu'elle serait propre. Mais elle ne pouvait pas risquer de s'imposer et de leur attirer des problèmes. Elle savait que son fiancé allait continuer à la chercher et qu'il s'en prendrait sans le moindre remord à tous ceux et celles qui oseraient l'aider et elle ne voulait pas ça pour Mateus et sa mère. Malgré leur pauvreté, ils avaient été bons avec elle et elle ne voulait pas risquer de leur attirer des ennuis. Malgré elle, la jeune fille s'était un peu livrée à lui, sur un sujet qu'elle n'abordait que très rarement. Généralement, les hommes se contentaient de lui dire que son tatouage était sexy avant de passer à autre chose mais visiblement l'auror s'y était vraiment intéressée et sans qu'elle ne sache pourquoi, cela l'avait touchée et elle avait ressenti le besoin de tenter de lui expliquer. Ses lèvres s'écartèrent tout doucement en un bref sourire tendre alors que ses doigts venaient d'eux mêmes caresser légèrement le bras du jeune homme, jouant en dessinant des arabesques sur sa peau tendue. C'était un geste instinctif, un geste de Proserpine vers Amédée, un geste auquel elle n'avait même pas fait attention. "Oui, c'est ça..." Elle chuchota à son tour avec douceur, avant de sursauter lorsque le jeune homme finit par arracher le rideau de douche et de retrouver par la même occasion son air coquin et joueur. Le regardant de bas en haut avec un sourire en coin des lèvres, elle finit par lui tendre la main – comme une vile invitation – alors qu'elle ne le quittait pas des yeux. "Ne sois pas ridicule, tu as encore du shampoing plein les yeux. Allez mon petit ange innocent, je fermerais les yeux si ça te dérange trop que je te regarde." Elle dit, taquine au possible alors qu'elle garde sa main tendue vers lui pour qu'il la prenne et qu'il la rejoigne. C'était la première fois qu'elle faisait vraiment un geste vers lui. Et peut être que ça ne serait pas la dernière.

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Mateus Lazaridis
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 14:14

Il y a quelque chose d’apaisant à la voir sourire et se jouer de lui comme une petite fille de cinq ans. Il a l’impression que durant ces quelques instants partagés, les souvenirs de leur vie passée disparaissent de son esprit pour laisser place à un sentiment plus doux, plus tranquille. Dans les yeux de la brune, ne se lisent que malice et taquinerie. Comme Proserpine et Amédée, la séduction revient naturellement dans leurs gestes et dans leurs mots. Leurs corps se manquent et réclament l’autre, ils s’épousent et se mélangent dans une harmonie parfaite lorsqu’elle vient se coller à lui. Cette fois, Mateus souhaite faire les choses comme il faut, avec une grande attention dans ses véritables intentions. Il est conscient que jouer à son propre jeu n’est pas la meilleure option qu’il ait pu choisir. Bien plus expérimentée que lui dans ce domaine, il ne lui faudra pas longtemps à la demoiselle pour le faire tomber dans son propre piège. Néanmoins tenace, Mateus se permet une parenthèse dans sa vie déjà bien remplie et sans qu’il ne s’en rende compte, se retrouve déjà dans ses filets. « De la passion. De l’amour. Ces choses-là qui rendent nos instants uniques. » Qu’il rétorque en prenant le même ton qu’elle a adopté, un chuchotement, un souffle qui caresse presque le visage de sa bien-aimée. Si elle s’en souvenait, elle comprendrait comme la passion les a guidés dans leur histoire. Elle a été le déclenchement de leur relation. Lui, il se souvient de la frustration qu’elle lui causait quand il tentait de l’apprivoiser. Elle avait longtemps été un animal sauvage, qui mordait à chaque nouveau pas qu’il faisait vers elle. Le processus avait été long et seule la passion avait réussi à leur faire lâcher prise. Et l’amour s’était progressivement installé, mais à aujourd’hui, il n’en demande pas tant. Après tout, il y a quelques heures encore, elle était prête à s’unir à un autre, il en faut de l’amour pour passer une telle étape dans sa vie. Elle rit de sa remarque déplacée, vient pincer son nez et mordiller sa mâchoire. Il esquisse un sourire amusé, un peu gêné par la tournure que cette conversation prend. Elle a le don pour tout rendre sensuel et sexuel, ce qui ne fait qu’augmenter un peu plus la difficulté de cacher son désir grandissant. Elle a la chance qu’il sache se tenir –du moins, cherche-t-il à s’en persuader- un autre lui aurait probablement déjà sauté dessus comme un vulgaire morceau de viande. Lui, ne se permettrait jamais de la considérer ainsi. Elle a tout le potentiel pour être une grande dame, elle ne s’en rend simplement pas encore compte. « Donne-moi l’occasion de découvrir que j’ai tort. » Dit-il en s’approchant un peu plus de ses lèvres, si proche qu’il pourrait les effleurer avec les siennes. Et dans ses mots, aucune connotation sexuelle n’est à comprendre, mais probablement qu’il est un peu trop naïf et chaste pour réaliser qu’il lui propose presque l’occasion de lui montrer les talents qu’elle possède à rendre fou n’importe quel être humain normalement constitué – et surtout quand on s’appelle Mateus et qu’on partage un lien particulièrement fort avec elle. Il lui laisse pourtant en douter, du moins, tente-t-il puisqu’elle n’est pas dupe de son petit jeu. Ça se lit sur son visage et sur son corps qu’il ne suffirait qu’un geste de la part de la jolie brune pour que ses barrières s’effritent et qu’il lâche définitivement prise. En temps normal, Mateus garde un parfait contrôle de ses émotions. Il le faut bien quand on commence une carrière d’auror. Il n’y a pas de place pour les sentiments dans ce métier, mais aussi dans ce monde. Le danger se montre à chaque coin de rue et la catastrophe, elle, peut exploser à tout moment. Pourtant, aux côtés de Primrose, Mateus oublie tous les gestes qu’on lui a appris. Il lui est totalement dévoué et nul doute que la prédatrice qu’elle est, pourrait le dévorer tout cru sans qu’il ne cherche à fuir la sentence. « Que tu dis, mais je cours très vite. » Qu’il annonce, plus pour lui-même que pour elle. Il se rassure en lui disant que la course n’est pas encore terminée, qu’elle a beau être désirable dans son plus simple appareil et lui faire perdre la tête, elle n’a pas encore gagné. Preuve en est, elle n’est pas encore parvenue à avoir ce qu’elle souhaitait. Il occulte volontairement la révélation qu’elle lui fait sur son sport préféré, son malaise étant déjà assez grand pour qu’il n’en rajoute un peu plus. Si seulement il n’était pas aussi chaste, sans doute qu’ils partageraient un point commun pour ce sport dont il en a oublié la saveur tant ses derniers ébats remontent loin – à une toute autre vie pour être exact. Il déglutit à l’entente de sa proposition indécente. Ce qu’il a d’autres de chaud ? Est-ce qu’on pense à la même chose, ou… ? Sans qu’il ne réfléchisse plus longtemps, il secoue de la tête, chassant ses mauvaises pensées de la tête alors qu’il continue ses caresses le long de son dos. « Eh bien… je crois que tu t’en es déjà rendu compte quand tu t’es collé à moi. » Il détourne la conversation, alors même que son corps est en ébullition. Il aimerait bien pourtant, pouvoir disposer entièrement d’elle et de son corps, mais il ne sait plus réellement comme s’y prendre sans qu’il ne finisse par se tourner en ridicule. Par chance, le sujet se tourne sur son tatouage. Mateus ne peut s’en détacher, attiré par ce simple petit dessin qui représente pourtant toute leur histoire. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu’elle caresse son bras d’un geste tendre. Proserpine avait l’habitude d’en faire de même lorsqu’ils étaient ensemble. Cet instant aurait pu durer toute une vie si Mateus n’était pas aussi sensible. Chaque geste qu’elle avance vers lui le rend totalement fou d’elle et si son esprit tente de ne pas s’échauffer, son corps, lui, ne respecte plus aucune limite qu’il s’était imposé. D’une mine boudeuse, il attrape néanmoins sa main non sans avoir hésité, et revient près elle, sa robe toujours sur lui. « Ce n’est pas drôle, tu n’avais qu’à pas être aussi sexy. » Qu’il rétorque avant de se reprendre bien vite, réalisant ses mots qui étaient en contradiction avec tout ce qu’il lui avait montré quelques minutes plus tôt. Il a parlé beaucoup trop vite, cherchant à justifier son comportement incongru. « Même si sexy est un grand mot pour te décrire, évidemment. » Ouh qu’il est vilain de mentir comme tu le fais, Mateus. Primrose, elle a le diable au corps. Il lui suffit d’onduler un peu trop pour qu’il se sente à nouveau prêt à partir. « Tu me le promets que tu ne regarderas pas ? J’ai… pas l’habitude, c’est tout. » A dire vrai, il n’a jamais partagé un moment aussi intime avec une fille autre que Primrose. Elle devrait presque en être enchantée mais de nos jours, un garçon comme lui qui n’a eu aucune expérience ne fait probablement pas autant rêver qu’un don juan qui connait le corps des filles et leurs petits péchés mignons. Après qu’il lui ait intimé de se retourner, il laisse enfin ce pauvre rideau de douche tranquille et décide qu’il est temps d’en terminer avec ce supplice en attrapant le pommeau de douche. Merlin ce que cela peut être compliqué de rester tranquille quand on est en présence de la seule femme à pouvoir éveiller en soi de telles sensations.

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Primrose Visegard
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 16 Juil - 15:22

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When you play it hard, and I try to follow you there. It's not about control but I turn back when I see where you go. Are you going to age with grace? Are you going to leave a path to trace? Oblivion is calling out your name, You always take it further than I ever can.❞



Primrose avait conservé une mentalité enfantine et malgré ce qu’elle avait vécu avec son ancien fiancé, elle n'avait pas perdue cette petite étincelle joviale et pétillante qui exaspérait tant sa mère. C'était comme si elle ne pouvait pas accepter que sa fille n'était pas exactement telle qu'elle le désirait. Pourtant ce n'était pas faute d'avoir essayé mais plus brune grandissait, plus elle ressentait que sa génitrice avait un modèle particulier en tête, bien précis, auquel elle ne pourrait jamais ressembler – malgré tout ses efforts. Voilà pourquoi elle ne s'était jamais vraiment sentie à l'aise auprès des siens et elle ressentait enfin un vent de liberté souffler sur son existence. Et elle devait reconnaître que Mateus Lazaridis y était pour quelque chose. Le fait qu'il l'avait recueillie pour une nuit lui avait redonné espoir pour la suite et même si elle était fauchée et sans domicile fixe ou même travail, elle était persuadée qu'elle réussirait à s'en sortir malgré tout. Elle ne savait juste pas encore comment. Mais elle trouverait une solution – elle en trouvait toujours. Un sourire malicieux et coquin fleurit de nouveau sur ses lèvres alors qu'elle écoutait sa réponse, ses doigts venant effleurer son torse dans cet esprit toujours joueur et bon enfant – quoiqu'un brin séducteur. « La passion est mon domaine quant à l'amour... » Elle se rapprocha de nouveau de lui alors que ses doigts remonter le long de son buste pour venir caresser sa gorge et finalement, pincer tendrement le nez, comme une petite fille aurait pu le faire avec un garçon, juste pour le taquiner. Elle aimait bien l'embêter, elle ne savait pas pourquoi « C'est pour les enfants, Mateus. » Elle ne croyait pas en l'amour – comment le pourrait-elle après le véritable fiasco que ses fiançailles avaient été. Pour elle, c'était un mensonge, un doux leurre auquel les âmes les plus sensibles et les plus fragiles se raccrochaient pour ne pas avoir à affronter la réalité. Mais elle, elle refusait d'être comme ça. Elle refusait d'attendre que son prince charmant vienne la libérer de sa haute tour. Elle refusait d'être la femme d'un seul homme, la propriété d'un mâle qui penserait avoir tous les droits sur elle. Elle était une femme moderne, une femme qui aimait sa liberté et qui ne comptait pas s'en priver. Et maintenant qu'elle était de nouveau célibataire, elle comptait bien retrouver sa vie d'avant, ses sorties, ses délires avec les hommes et les femmes qui lui plaisaient et l'attiraient. Ses yeux se mirent à pétiller un peu plus dangereusement à la remarque du jeune homme alors que comblant l'espace entre eux, elle vint redessiner le contour de ses lèvres du bout de sa langue. Finissant par laper tout doucement celle du dessus comme un chaton l'aurait goulûment fait avec du lait frais, elle chuchotant sans le quitter des yeux. « Et comment je suis supposée faire cela ? » Elle aimait bien Mateus et elle trouvait ce petit moment qu'ils partageaient ensemble fort amusant mais un coin de son cœur ne pouvait s'empêcher de lui chuchoter des mises en garde. Elle ne pouvait pas oublier que pour une raison obscur elle rêvait de lui depuis sa naissance et en des termes peu flatteurs. Bien sûr, ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait lui avouer sous peine de risquer d'être enfermée dans un asile et si elle venait de quitter une cage dorée, ce n'était pas pour terminer dans une autre. Voilà pourquoi il resterait toujours ce petit mur invisible entre eux dont il n'avait pas connaissance et qui la poussait à ne pas trop se dévoiler auprès de lui. Du moins, pour ce qui était des pensées et des sentiments car bien évidemment, nue comme elle était, il n'y avait plus rien d'elle à cacher. Elle rit à sa remarque et vint mordre tout doucement son épaule, comme une enfant, juste pour le taquiner de nouveau. Elle appréciait grandement ces petits échanges de boutades « Peut être, mais je suis très douée pour faire des croches pieds et tendre des piéges. » Elle haussa les épaules avec une petite moue joueuse alors qu'elle caressait ses bras du bout des doigts. A les regarder comme cela, on aurait pu les rendre pour un couple adorable mais il en était rien : Primrose n'était absolument pas faite pour la vie de couple et encore moins avec un garçon comme Mateus. C'était un homme bon et généreux et elle s'en voudrait de lui faire du mal car elle était tout bonnement incapable de se comporter comme une petite amie décente. Il méritait mieux qu'une fille comme elle. Elle ricana tout doucement alors qu'elle collait un peu plus son bassin contre le sien pour lui faire passer un message aussi bien par les mots que par le corps. Oui, elle avait bien remarqué « Effectivement ça serait... dur... de ne pas s'en rendre compte. » Elle jouait, encore et toujours, trouvant grisant la sensation du trouble du jeune homme. Cependant, quand il tenta de s'enfuir, elle décida de calmer un peu le jeu et de lui tendre innocemment la main pour l'inciter à revenir auprès d'elle. Il était un peu prude, ce qui était étonnant pour un homme de son âge. C'était la première fois qu'elle rencontrait quelqu'un comme lui et elle devait reconnaître qu'il était touchant à sa manière. Et différent. Et elle se demandait si cela était une bonne chose ou non. Elle ne put que glousser tout doucement à sa remarque, se contentant d'un « Oui, bien sûr. » qui montrait à quel point elle n'était pas dupe. De toutes les manières son corps le trahissait et il pouvait affirmer ce qu'il voulait, elle savait bien qu'il la désirait ardemment. Souriant tout doucement, elle vint lui embrasser une dernière fois l'épaule, un peu surprise par sa remarque, alors que finalement, elle lui tournait également le dos pour entreprendre de se laver. « Tu n'as pas eu beaucoup de relations, je me trompe ? » Elle finit par dire au bout d'un moment, alors qu'elle se shampouinait tranquillement les cheveux avec un air pensif sur le visage. C'était, à ses yeux, la seule explication logique à sa remarque et elle se demandait pourquoi il n'avait pas cherché à avoir plus de femmes dans sa vie. Il n'était pas dégoûtant à regarder, plutôt sympathique et c'était donc probablement lui qui avait décidé de cela – ce qui était définitivement incompréhensible pour elle.

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Mateus Lazaridis
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mar 22 Juil - 16:00

Désillusionnée. Primrose, elle ne croit pas en l’amour. Elle n’y a peut-être jamais cru. Les histoires d’amour ne sont que celles que l’on raconte aux enfants, qu’elle dit. Comment pourrait-elle en penser le contraire après avoir fui son propre mariage ? Mateus lui-même a parfois du mal à croire encore à ces choses-là. Sa mère en raffole, mais lui se souvient du fiasco de sa première vie et ça lui a largement suffi. Il n’y croyait pas hier encore, quand il s’était résigné à la laisser s’en aller. Ils se trompaient peut-être. Ils étaient peut-être trop désenchantés pour se rendre compte de leur chance. La chance de leur vie, c’est de se retrouver après tant d’années, de comprendre que même avec tous les obstacles qui les ont toujours séparé, ils réussissent encore à rejoindre l’autre. Et s’il parvient à la sauver du destin funeste qui l’attend, il se promet de croire à nouveau aux contes de fées que sa mère lui raconte toujours. « C’est encore de ton âge. » Tout comme le sien. On a tous encore une âme d’enfant qui sommeille en soi. Elle n’a pas la trentaine qu’elle semble voir le monde de l’œil d’une vieille dame désabusée. Pour quelqu’un comme Mateus qui se souvient de choses dont on ne devrait jamais oublier, il est normal de ne plus être aussi enjoué par l’univers, mais pour Primrose qui a cette chance nouvelle de pouvoir tout recommencer, c’est plus surprenant. Elle a le droit de croire encore aux histoires qu’on raconte aux petites filles, et elle en a le devoir. Mateus se refuse d’assister aux mêmes horreurs qu’elle a commise autrefois. Elle vient se trémousser devant lui et effleurer ses lèvres qui n’attendent que les siennes pour pouvoir gouter à nouveau cette sensation de bien-être qu’il ressentait lorsqu’il était encore Amédée. Mais il garde son sang-froid (ou du moins, tente-t-il) et ne lui lance qu’un simple sourire sarcastique malgré ses muscles tendus par l’irrépressible envie de lui sauter au cou. Amédée l’aurait fait, il lui aurait attrapé les hanches, l’aurait porté contre lui pour coller sa peau contre la sienne dans une harmonie parfaite, mais Mateus n’est plus le même, et l’époque de leurs ébats est bien loin. « Surprends-moi, tu as l’air d’être douée pour ces choses-là. » Il hausse des épaules, se voulant nonchalant et peu impressionné par ces belles formes, alors qu’au fond de lui, c’est l’apocalypse. Il a du mal à cacher son désir et encore moins sa maladresse dans ce genre de situations, et il ne doute pas un seul instant qu’il l’amuse plus qu’il ne parvient à titiller réellement ses envies. Primrose en supporte tous les jours des hommes comme lui, ce n’est pas avec son inexpérience qu’il réussira à l’intéresser, mais cette idée lui plait assez pour la mettre (tant bien que mal) en œuvre. On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher. Il rit de la voir jouer volontiers à son propre jeu alors qu’un frisson parcourt son échine en la sentant mordiller son épaule. Proserpine dans toute sa splendeur. Elle est joueuse, mais elle ne cache pas sa possessivité. Elle parvient à le mettre en confiance même alors qu’il était terriblement tendu (dans tous les sens du terme) à la perspective de passer quelques minutes avec une parfaite inconnue (si peu…) dans leur plus simple appareil. « Eh, tu discutes avec un auror. Ca me connait ! » Il apprécie plus qu’il ne l’imaginait se vanter de sa carrière chez les aurors. C’est une véritable fierté pour lui de prouver aux gens que même en venant d’un milieu défavorable, il a réalisé son rêve. Aujourd’hui, il ne vit pas dans le luxe, mais il peut payer ses factures sans avoir peur d’être à sec et en plus, il peut également faire plaisir à sa mère. Le rouge lui monte à nouveau aux joues quand elle se colle à lui comme une ventouse, ses mots confirmant son regard dès plus explicite. Il déglutit difficilement alors qu’il s’extirpe difficilement de ses griffes. Pour toute réponse, il lui sourit sans un mot, un peu gêné par la tournure que cela prend et décide qu’il est temps d’en finir. Primrose se montre plus conciliante qu’il ne l’aurait cru, et c’est avec appréhension qu’il décide tout de même de terminer sa douche en sa compagnie. Dos à dos, Mateus se sent terriblement stupide d’être aussi chaste et de ne pouvoir profiter de leurs retrouvailles d’une autre manière que par une douche chacun de leur côté. Si seulement la fougue et l’impulsivité d’Amédée pouvaient revenir quelques instants, ce serait vraiment quelque chose d’inespéré… Il se redresse soudainement, hausse un sourcil en entendant sa question. Ce n’est pas quelque chose qu’il hurle sur tous les toits mais il est évidemment encore vierge de toutes relations sexuelles. Qu’elle lui pose la question lui est une surprise, son comportement n’étant probablement pas courant lorsqu’on avait déjà passé cette étape dans sa vie. Après avoir hésité quelques secondes, Mateus décide de se jeter à l’eau et d’y répondre vaguement, en occultant ostensiblement les choses les plus importantes. « J’ai pas vraiment le temps pour ces choses-là. » Ce qui n’est pas totalement faux, ni totalement vrai, mais soit, elle n’a pas vraiment besoin d’en savoir plus à ce stade de leur relation - qui n’en est même pas une. Il ne lui retourne pas la question, sachant pertinemment que sa réponse risque de lui hérisser les poils, et décide de changer de sujet. « Je ne sais pas ce que tu as prévu, mais je vais devoir m’absenter quelques heures… mais tu peux rester et faire comme chez toi. Ma mère est déjà folle de toi et un peu de compagnie lui ferait sans doute du bien… » Ce qui n’est pas non plus totalement faux, ni totalement vrai, puisqu’en réalité, il ne cherche qu’une bonne excuse pour qu’elle ne s’envole pas si vite arrivée. Il aimerait pouvoir profiter encore de sa présence, au moins jusqu’à ce qu’il sache réellement si elle va bien après cette fuite. « Je sais que c'est pas un palace, que tu préférerais être ailleurs, mais... ça me ferait plaisir aussi. » Et en plus, c'est sincère.

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Primrose Visegard
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Sam 23 Aoû - 5:44

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C'est difficile pour une jeune femme comme Primrose de croire en l'amour. Elle n'avait tout bonnement jamais vu ce dernier à l’œuvre dans son entourage et il lui apparaissait donc comme une chimère, un moyen pour les naïfs et rêveurs de se rassurer. Si l'amour existait réellement, ils n'auraient pas à errer seuls sur Terre et affronter la cruauté de la vie sans l'aide de personne. Elle ne voulait pas être de ces individus faibles et crédules – elle ne voulait pas se réveiller un jour en se rendant compte de son erreur à s'accrocher à des illusions qui lui briseraient le cœur. Primrose était un tas de choses mais une jeune femme fleur bleue et romantique, sûrement pas. Les fleurs, les boites de chocolat, les longues déclarations d'amour enflammées – toutes ces choses la faisaient ricaner avec une certaine moquerie. Même adolescente, elle ne fantasmait pas sur le prince charmant et toutes les âneries autour de celui-ci. Inutile de dire que son presque mariage n'avait fait que lui faire perdre le peu de pensées positives qu'elle aurait pu avoir sur le sujet. Elle ne put donc se retenir de rire à la remarque de rire à la remarque de Mateus – un rire presque enfantin, léger et cristallin – alors qu'elle secouait tout doucement la tête. Sa remarque était définitivement une bonne plaisanterie aux yeux de la brune qui ne pouvait guère le prendre au sérieux. « Très cher Mateus, ça ne l'a jamais été et cela ne le sera jamais. » Elle répliqua presque avec douceur en lui caressant la joue d'un doigt, avec une légère moue taquine sur les lèvres. Il était bien candide s'il pensait sincèrement réussir à lui faire changer d'avis. Personne jusqu'à ce jour n'était parvenu à ne faire germer ne serait-ce que l'ombre d'un doute chez elle à ce sujet. Cependant elle devait bien reconnaître qu'il y avait quelque chose d'étrange chez l'auror – à commencer bien sûr par le fait qu'il hantait ses rêves depuis qu'elle était enfant et ce, pas de la manière la plus positive qui soit. Peut être étaient-ils connectés l'un à l'autre d'une certaine manière et ça, elle voulait bien le croire puisqu'elle ne pouvait expliquer pourquoi elle connaissait son visage par cœur alors qu'ils ne s'étaient jamais véritablement fréquentés au cours de leurs vies. Elle rit de nouveau à sa remarque alors que ses doigts courent lentement sur son torse dénudé et mouillé, comme si elle en connaissait déjà chaque centimètre carré, comme si cela était une habitude depuis longtemps acquise. Mateus est un garçon à part, unique dans sa matière d'être et elle devait reconnaître que cela était quelque peu charmant, assez pour retenir son attention quelques instants. Il pouvait s'estimer chanceux : c'était rare qu'elle accorde réellement ses regards aux hommes, passant la nuit avec eux avant de se lasser et de les laisser derrière elle. « Je le ferai. Mais pas maintenant. Cela demande un peu de... préparation. » Elle répondit sur un ton mystérieux, se mettant sur la pointe des pieds pour venir embrasser la commissure de ses lèvres. Séductrice par nature, Primrose savait exactement quoi faire pour faire perdre la tête à un homme et le challenge que semblait représenter Mateus ne faisait qu'exciter un peu plus ses instincts de prédatrice sauvage. Elle aimait dominer et il s'offrait presque à elle sur un plateau d'argent. Elle n'en ferait qu'une seule bouchée et avec un grand plaisir. « Je vois que monsieur est content de lui. » Elle l'embêta un peu, amusée de le voir si fier de sa carrière – même si elle devait admettre qu'il avait de bonne raison de l'être. Et elle, pouvait-elle en dire autant ? Elle n'avait aucun métier et strictement aucune perspective d'avenir sans parler du fait qu'elle était tout bonnement à la rue désormais – autrement dit, ce n'était pas la joie. Mais ce n'était clairement ni le lieu ni le moment de se plaindre de sa situation et elle trouverait bien un moyen de s'en sortir plus tard. Elle ne voulait pas faire la charité ou même demander de l'aide à un garçon qu'elle connaissait à peine elle se sentait déjà bien assez pathétique à ce sujet. Ses doigts dans ses propres cheveux, elle fut plus que surprise par les révélations du jeune homme et contrairement à ce qu'il devait penser, elle ne se moqua pas de lui. Elle était juste tout bonnement surprise – il n'était après tout pas moche à regarder et n'était pas foncièrement désagréable. C'était à se demander où le blocage se trouvait. « Arrête, tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais eu envie de le faire ? Jamais jamais ? Avec personne du tout ? » La surprise s'entendait clairement dans sa voix et elle eut envie de se retourner pour le secouer et l'interroger mais pour ne pas l’embarrassait plus, elle resta de dos à lui, continuant de laver distraitement ses longs cheveux bruns. C'était la première fois qu'elle rencontrait un garçon de son âge encore puceau et cela lui donnait la sensation de se retrouver face à une licorne dorée qui pétait des arcs en ciel sentant bon la rose. Elle se retint cependant de lui faire partager sa si belle comparaison et celle-ci disparut de son esprit à la proposition surprenante du brun qui la fit tourner inconsciemment sa tête dans sa direction, alors qu'elle le regardait avec des yeux ronds. Il était tout bonnement bien trop gentil avec elle, chose qu'elle ne comprenait pas. Elle resta un petit moment silencieuse, la bouche légèrement entrouverte avant que finalement, elle ne retrouve l'usage de la parole. « J'aime bien ta mère également. Elle est vraiment très drôle et elle a visiblement toujours une anecdote sympa à raconter. » Elle concéda avec presque de la timidité dans la voix mais avec un sourire canaille sur les lèvres. Généralement les mères des gens qu'elle rencontrait ne l'appréciaient guère car elle était ce qu'elles qualifiaient de jeune fille « peu fréquentable » et cela la touchait de voir que ce n'était pas le cas cette fois-ci – bien qu'elle ait débarqué sans prévenir, de nulle part et en robe de mariée. Pensive quelques instants, elle finit par reprendre la parole d'un ton enjoué et un peu plus enfantin qu'auparavant « Pas vraiment, j'aime bien cet appartement c'est petit mais cosy. Et puis, ça ne me dérange pas de rester plus longtemps surtout si c'est si gentiment demandé... » Elle sourit en hochant la tête comme pour lui témoigner une forme de gratitude silencieuse. Elle n'était pas douée pour dire merci, c'était donc sa manière à elle de le faire.

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Mateus Lazaridis
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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Sam 27 Sep - 12:09

Elle est bien sûre d’elle en lui affirmant que l’amour ne sera jamais pour elle. Tant mieux, pense-t-il, la victoire n’en sera que meilleure. La facilité n’était pas ce qu’il recherchait et s’enticher d’une femme comme Primrose en était bien le parfait exemple. Il hausse des épaules, peu convaincu, mais néanmoins compréhensif. La vie est belle et pourtant, la société n’a jamais été aussi blasée. Comment peut-on croire encore à l’amour quand on consomme vite pour le remplacer dès le lendemain matin ? Mateus lui lance un regard prolongé, persuadé que cela suffira à lui faire comprendre ses pensées. « C’est ce qu’on verra » qu’il lui dit avec les yeux dans un sourire énigmatique qu’elle ne comprendra probablement pas. Elle ne le sait pas encore, mais lui, connait déjà la fin de leur histoire. Il connait l’issu et d’une certaine manière, c’est un bon prix de consolation après avoir vécu le pire. L’horreur est passée, il est derrière lui. Aujourd’hui, on prend les mêmes et on recommence. A ce stade de leur relation, il est conscient que le meilleur reste encore à venir. Un frisson le parcourt au passage des mains froides de la demoiselle sur son torse. Ses yeux suivent les cercles qu’elle forme d’une manière qu’il reconnait bien comme celle de Proserpine. « Me voilà presque déçu. » Rétorque-t-il, taquin. Son sarcasme cache néanmoins son soulagement. Primrose est imprévisible, elle aurait été capable de lui sauter dessus et il n’aurait pu se résoudre à y résister plus longtemps. Pas alors qu’il n’est pas prêt psychologiquement à passer cette nouvelle étape dans sa vie. Non pas qu’il ne veuille pas toucher à nouveau son corps de rêve, Mateus s’est simplement promis de faire les choses bien. Leur précédent passé avait été une catastrophe. Et selon lui, si leur histoire s’était terminée dans un bain de sang, ce n’est que parce qu’ils étaient trop fougueux et inconscients. Nul doute qu’Amédée et Proserpine auraient passé les préliminaires s’ils avaient été à leurs places. Hors de question que leurs hormones prennent le dessus alors qu’il ne l’a pas encore sauvée. Le jeune homme acquiesce, légèrement gêné qu’elle lui fasse état de sa vantardise. Il réalise que ce n’est probablement pas le même cas pour Primrose. En réalité, il n’a aucune idée du métier qu’elle exerce – ou qu’elle exerçait, peu importe, c’est la même chose – ni de ses ambitions quant à sa possible carrière. Il se demande même si une fille de la haute société avait vraiment l’envie de travailler. Il n’est pas sûr que cela soit vraiment leur priorité. Après tout, Prim est sans doute riche pour au moins deux générations supplémentaires et pour cette raison, tout doit leur suffire. Elles ne doivent pas avoir la même conception du travail. Pour Mateus, ce n’est pas seulement un moyen de vivre, mais c’est aussi un objectif personnel pour lui-même. Se savoir capable d’avoir de si grandes responsabilités, savoir que l’on peut lui faire confiance sont de belles victoires pour un garçon paumé venant d’une petite maison en bois. « Qui ne le serait pas ? » Demande-t-il, moyen détournant pour en savoir plus sur son opinion. Il ne sait pas grand-chose d’elle, finalement. Il sait simplement que quatre cent ans ont bien pu s’écouler, il restera toujours aussi amoureux d’elle que le premier jour. Et voilà donc une bonne raison qui le poussait à rester aussi seul dans sa vie amoureuse. Il est vrai qu’il avait parfois eu l’occasion de fréquenter des femmes. Certaines étaient très jolies, mais cela n’était jamais allé plus loin que des mots doux et des regards en biais. Il avait toujours eu un blocage, ne pouvant s’empêcher de penser que même s’ils n’étaient pas ensemble dans cette vie, il trompait et bafouait le souvenir de sa bien-aimée. Et malgré les encouragements de ses amis et l’opinion de sa mère sur le fait qu’il commençait à se faire vieux, il avait toujours refusé de faire un quelconque effort. Ce serait Primrose ou rien. Le fait que ses derniers ébats remontaient à des centaines d’années lui avait permis d’ « oublier » ce qu’était vraiment un rapport entre deux corps amoureux. De ce fait, par chance, il n’avait jamais ressenti véritablement ce manque. Il n’était pas non plus curieux, l’ayant déjà vécu. En réalité, Mateus aurait été parfait en tant que prêtre. « Si, bien sûr, mais ce n’est pas une raison valable pour sauter sur tout ce qui bouge. » Explique-t-il en roulant des yeux. Evidemment, comme tout homme, il en avait parfois envie. Les yeux glissent naturellement sur les courbes des jolies dames, mais l’envie n’était pas assez forte pour passer outre cette barrière. Il en a vraiment envie qu’avec une seule femme. Ça se voit. Volontairement, il laisse planer un reproche dans sa phrase. Contrairement à lui, Primrose n’a pas hésité à se faire plaisir. Les hommes, elle les a multipliés dans son lit et dans les couloirs de Poudlard. Et s’il avait été naturel de lui en vouloir, Mateus a accepté cette idée, se persuadant que si elle s’en était souvenue, elle ne se serait jamais permis de batifoler à droite et à gauche. Il esquisse un sourire, timide, quand leurs regards se croisent à nouveau. Sa proposition semble la surprendre plus qu’il ne l’aurait pensé. Et pourtant, la laisser partir lui aurait été plus surprenant que de l’inviter à rester avec eux. Allons bon, ce n’est que de la politesse, qu’elle n’en soit pas aussi étonnée. « Ne lui dis jamais ça, elle ne te quitterait plus jamais. » Dit-il, son ton se voulant le plus sérieux. Ce n’est pas quelque chose qui le dérangerait, au contraire. Qu’elle reste le plus longtemps possible, il n’en sera que plus heureux de voir une autre femme que sa mère. Un peu de folie dans sa vie ne fait pas de mal… n’est-ce pas ?  Et elle lui fait une véritable fleur en acceptant son invitation. Il acquiesce silencieusement, acceptant avec plaisir le sourire sincère qu'elle lui lance, alors qu’enfin, il quitte la douche et attrape une serviette pour l’enrouler autour de sa taille. « Tu mettras la main à la pâte, comme ça. » Dit-t-il d’un ton toujours aussi sérieux, avant de se mettre à rire dans sa barbe en imaginant la tête de Primrose à l’annonce des festivités. Primrose en train de vider les poubelles, ce serait un sacré sketch.

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MessageSujet: Re: matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares. Mer 1 Oct - 2:46

I belong to you and always have.
Our day will come.
When you play it hard, and I try to follow you there. It's not about control but I turn back when I see where you go. Are you going to age with grace? Are you going to leave a path to trace? Oblivion is calling out your name, You always take it further than I ever can.❞



Comment la brune pourrait-elle seulement croire en l'amour quand elle avait grandi dans un univers qui en était totalement dépourvu? Pour elle, comme pour tous les Visegard, l'amour ne restait qu'un concept abstrait qu'ils associaient à des rêveries naïves. Et même si Proserpine était effectivement tombée amoureuse d'Amédée dans le passé, l'amour avait tout de même était pour elle un sujet de moqueries pendant des années – laissant un impact considérable sur la psychée de sa réincarnation. Elle n'était ni une romantique ni une rêveuse et déjà à Poudlard elle se moquait de ceux qui l'étaient. Cependant elle était surprise qu'un jeune homme de l'âge de Mateus puisse encore croire à ces foutaises. C'était quelque peu déconcertant mais cela lui donnait un charme candide auquel elle n'était pas totalement insensible. Bien sûr, contrairement au jeune homme, elle ne nourrissait pas encore à son égard de véritables sentiments mais elle devait admettre qu'il avait ce petit truc en plus qu'elle n'aurait pas su expliquer. Cependant, une petite voix au fond de sa tête ne cessait de lui souffler qu'elle devait rester sur ses gardes avec lui. Elle n'oubliait pas que pendant des années – et ce, avant même qu'elle ne le rencontre – il avait hanté ses cauchemars pour quelques raisons obscures et il continuait malheureusement de le faire. Merlin seul savait si dernières ses bonnes manières et sourires complices ne se cachait pas en réalité un esprit tordu et sadique. Elle ne pouvait pas prendre le risque de laisser quique ce soit lui faire de nouveau du mal. "Et pourquoi donc, très cher?" Elle demanda, toujours avec cette petite moue coquine mais terriblement insolente et enfantine alors qu'elle dessinait du bout des doigts des formes géométriques sur le ventre du jeune homme. Déjà d'un naturel tactile à la base, la jeune fille ne pouvait pas s'empêcher de toucher le jeune homme, comme si une force magnétique l'attirait à lui. La vérité était qu'en réalité, c'était Proserpine qui avait ce besoin fou d'Amédée, de ses baisers, de ses nuits fougueuses qu'ils avaient passé rien que tous les deux. Si elle ne l'aurait probablement jamais avoué de vive voix, elle avait aimé ces moments plus que tout au monde et elle donnerait absolument tout pour les retrouver. C'était pour cette raison qu'elle tentait tant bien que mal de pousser Primrose dans les bras de Mateus, la rendant plus séductrice que jamais avec le pauvre Auror. Elle ne put d'ailleurs que rire en battant des cils à sa remarque alors qu'elle secouait tout doucement la tête. Il l'amusait, vraiment. Passer du temps en sa compagnie était définitivement plus plaisant qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer autre fois. "C'est vrai. Pas n'importe qui peu devenir Auror." Elle concéda avec un petit rictus canaille en coin des lèvres. C'était vrai cependant – elle savait que pour ce genre de travail, un niveau très élevé en sorcellerie était demandé. Elle devait admettre que derrière les sarcasmes elle était tout de même impressionnée. Elle ne s'attendait pas à ce que son étrange prétendant de l'école suive une voie aussi prestigieuse. Comme quoi, la vie était définitivement faite de grandes surprises – aussi bonnes que mauvaises. Elle sentit en effet son léger reproche et elle ne put s'empêcher de lui offrir un sourire désabusé en guise de réponse. S'il pensait vraiment pouvoir lui faire la leçon sur ses nombreuses relations, il allait s'épuiser pour rien. Elle refusait de laisser qui que ce soit lui guider son comportement et encore moins les ridicules moeurs puritaines qui voudraient qu'une femme garde ses cuisses serrées. C'était hypocrite et ridicule. "Si tu es là pour me slut-shammer je t'arrête tout de suite, mon coeur. Tu n'es pas le premier à essayer et tu ne seras sûrement pas le dernier à échouer." Elle se contenta de répondre en faisant un vague signe de la main pour lui faire clairement comprendre qu'elle se fichait qu'il la voit comme la première des trainées. C'était son coeur, sa vie et elle comptait bien faire ce qu'il lui plaisait – et tant pis si les autres n'étaient pas d'accord avec ça. Elle sourit cependant à sa remarque suivante au sujet de sa mère, laissant même un tout petit rire franchir ses lèvres alors que déjà elle secouait de nouveau sa tête. Ca ne la changerait dans un sens. Sa propre mère n'avait été sur son dos que pour tenter de la formater et faire d'elle une personne qu'elle n'était absolument pas. "Comme tu es méchant avec elle..." Elle le taquina en le poussant tout doucement du doigt avant de passer langoureusement ses bras autour de son cou en souriant. Ils formaient un drôle de duo tous les deux et ce n'était pas forcément pour lui déplaire. Ses doigts vinrent se perdre dans ses cheveux noirs qu'elle ne mit pas longtemps à ébouriffer, les coiffant d'une manière plus qu'étrange grâce à l'eau s'y trouvant. Lui donnant un air de punk rebelle, elle se mit à rire de nouveau face à un tel résultat. "Cette coiffure est aussi laide que l'expression que tu as utilisé." Elle expliqua, pour justifier son fou rire alors que déjà, elle lui pinçait la joue pour l'embêter un peu plus. C'était habituel chez elle. Primrose ne pouvait s'empêcher de taquiner les gens qu'elle appréciait et vu à quel point elle s'en donnait à coeur joie avec Mateus, celui-ci était visiblement sur la bonne voie pour se faire une place de choix dans son petit coeur tout moisi.

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matrose ≠ wicked love & beautiful nightmares.

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