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Ghosts from the past - Tempé

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Ciaràn Maxwell
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MessageSujet: Ghosts from the past - Tempé Jeu 4 Sep - 18:40


Les larges chemin du Vivian’s garden peinent à juguler le flux ininterrompu de visiteurs. A croire qu’ils ont tous décidé de se retrouver ici aujourd’hui et ce n’est pas vraiment au goût de Ciaràn qui erre, seul avec ses pensées. Il est venu ici dans un seul but : celui d’être tranquille et de réfléchir quelque peu –notamment sur lui-même- ce qui n’est pas chose facile. Il a cette terrible envie de se noyer dans de nouveaux verres. Il n’en peut plus de ces rêves abominables qui le minent. Sa face s’est transformé en zone de guerre : cernes apocalyptiques et yeux éteints. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. Et si ces connaissances font parfois le dos rond ou ignorent son état, d’autres essaient de le secouer pour qu’il parle enfin, pour qu’il se délivre enfin mais rien ne sort. Rien ne vient. Il ne veut imposer ce fardeau à personne sinon lui. Il a toujours été seul et ce n’est pas aujourd’hui que tout ça va changer. Mais des fois il se sent comme une bombe à retardement. Quand il sent qu’il va exploser il s’isole. Il ne faut blesser personne, quitte à en blesser lorsqu’il s’éloigne. Ça fait toujours moins mal.
Il se fraie un passage parmi les badauds, repoussant quelques lents qui lui bouchent ostensiblement le passage. Il jette un regard aux sombrals qu’il peut, lui voir, alors que la plupart restent incrédule devant ce vaste enclos où vraisemblablement il n’y a rien. Il les voit et c’est un terrible ressentiment qui l’envahit. Il ne veut pas les voir. Il n’aurait jamais dû les voir. Il a vu la mort et il n’aurait pas voulu la voir. Il est intimement convaincu que c’est à cause de ça qu’il est comme ça. Qu’il est complètement hors de lui-même. Une colère sourde qui l’envahit soudain, suivit d’un froid polaire. Ses émotions font le grand huit en ce moment, bien malgré lui. On dirait deux entités qui se battent en lui. Sans qu’il puisse rien y faire. Il devient fou, il le sait. Il rebrousse chemin. Il tourne en rond dans ce zoo et maintenant qu’il veut en sortir, il se sent oppressé, il ne trouve plus la sortie, il ne trouve plus rien. Ses yeux perdus se posent à droite à à gauche : autant de visages inconnus. Il a envie de hurler, de taper contre les murs.
Et soudain il s’arrête.
Son regard vient de croiser les yeux de quelqu’un qu’il lui semble connaître mais au lieu de se ruer sur elle, salvatrice inconnue, il sent une peur viscérale lui nouer les entrailles. Les yeux écarquillés par une terreur sans nom, elle n’a pourtant rien d’extraordinaire mais il sent un danger prêt à lui fondre dessus et ce sans préavis. Un ressentiment envers cette personne en particulier. Il ne peut la regarder sans sentir son cœur bondir : de haine et de peur. L’adrénaline lui enflamme les veines tandis que ses yeux affolés ne quittent pas ceux de la demoiselle qui semble vraisemblablement remarquer son manège. Il veut s’enfuir, il veut partir –comme il sait si bien le faire- mais il est cloué au sol. Il ne peut plus bouger. Et alors c’est inéluctable, ils ne peuvent que se rencontrer.
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Tempérance Ackerley
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MessageSujet: Re: Ghosts from the past - Tempé Lun 15 Sep - 22:28

La foule lui avait toujours déplu. Les raisons étaient multiples, plutôt explicites, souvent non-justifiées, à tendance snob. La plupart du temps, on pouvait les résumer par le simple fait que Tempérance n’aimait pas les gens d’une manière générale. Ca ne se justifiait pas, c’était ainsi. Elle sentait leur stress, les odeurs désagréables émanant de leurs corps et le bourdonnement constant généré par leurs discussions ineptes avait le don de l’agacer. Un dossier médical sous le bras, elle regardait le bas monde s’affairer, errer sans but et sans avenir, trainer sa médiocrité sur les pavés du Vivian’s Garden tandis qu’elle louvoyait entre les visiteurs, évitant consciencieusement les parcs remplis d’animaux exotiques.
La taille respectable du parc qui émerveillait tant les sorciers ordinaires agaçait foncièrement Tempérance qui se serait bien passée des douze milles créatures à croiser avant d’atteindre le jardin des plantes. Cependant, la science exigeait des sacrifices et bien évidemment, ça n’était pas un enclos rempli de scroutts qui allait l’arrêter.
Pressant le pas, elle fendait la foule autant que faire se peut, poussant sans ménagement aucun ceux qui avaient le malheur de s’arrêter en plein milieu pour s’extasier sur les sombrals ou autre bestiole inutile. Les majestueuses créatures ailées étaient plus ou moins les seules que Tempérance se laissait aller à imaginer et surtout à « observer » à chaque visite du Zoo. L’enclos supposément vide avait toujours eut quelque chose de rassurant à ses yeux. Tant qu’elle ne les voyait pas, personne n’avait perdu la vie sous ses yeux ni sous ceux de la louve. Et cela lui semblait plus qu’une bonne nouvelle.
Après ses dernières métamorphoses pour le moins mouvementées des quatre dernières années, la jeune femme avait pris l’habitude de se précipiter jusqu’au Vivian’s pour s’assurer qu’elle ne voyait toujours qu’un vide rassurant. Techniquement, la manœuvre ne lui ressemblait pas. C’était irrationnel, sans aucun fondement scientifiques et basé sur des croyances populaires dont elle n’avait, théoriquement, jamais rien eu à secouer. Elle n’avait absolument aucune information concernant les lycans, leur loup et le rapport qu’ils entretenaient avec la mort (Merlin sait que de toute façon, même si elle avait pu en avoir, elle aurait préféré s’arroser d’acide plutôt que d’admettre qu’elle avait besoin d’encore plus d’information de la part de ses « semblables ») mais pour une fois, l’absence de donnée empirique ne la dérangeait pas. Elle voulait aveuglément croise que tout allait bien et réussissait sans mal à s'en persuader.
Exhalant un soupir rassuré, elle avait poursuivi son chemin d’un pas malgré tout plus léger, jusqu’à ce que son regard croise celui d’un fantôme. Ou tout du moins d’un pauvre hère qui lui aurait paru tout à fait inintéressant si elle n’avait pas senti la louve s’agiter dans ses entrailles, attirée par la panique et les effluves qui lui effleurait les narines.
Comme l’inconnu, Tempérance se fige, leurs regards se captent irrémédiablement et ses instincts se réveillent. Habituellement, elle n’en fait pas vraiment cas, ça ne revêt aucune espèce d’intérêt à ses yeux et elle a même tendance à aller à leur encontre, simplement pour se prouver qu’elle le peut, qu’elle n’est ni esclave d’une bête ni la bête elle-même. Mais cette fois, c’est différent. Il est rare que les gens aient peur d’elle sans raison et elle n’oublie que rarement le visage de ceux qu’elle a croisé, plus encore s’ils ont été victime de son courroux. Ca n’est pas qu’ils occupent une place particulière, elle ne les oublie simplement pas. Mais lui, avec son air débraillé et son regard fou, elle est presque certaine de ne l’avoir jamais vu. Seulement presque. Derrière chaque impression, il y a un air de déjà-vu, une réminiscence lointaine qui ne ressemble à rien tant elle est brumeuse, un sentiment impalpable qui la dérange toujours et qu’elle choisit d’ignorer.
L’inconnu amuse la louve dans son subconscient et elle le sait. Ca l’intrigue et surtout, ça l’effraie.
Involontairement, elle a redressé ses épaules, bandé ses muscles et en l’espace de quelques secondes, elle avale la distance qui la sépare du jeune homme. Il est plus grand qu’elle mais ça n’a aucune importance, ses instincts comme sa logique lui soufflent qu’elle lui est supérieur en tout point.
▬ Puis-je vous aider ? Qu’elle lâche un peu plus abruptement qu’elle ne l’aurait voulu, après une longue seconde de silence passée à l’observer de pied en cap.
Ce qu’elle lit dans le regard du jeune homme lui déplaît, tout comme la peur qui suinte de chacun de ses pores et après l’agressivité instinctive, c’est l’incompréhension qui se peint sur ses traits. Lentement mais sûrement, elle essaie de se persuader qu’ils se sont déjà vus à Ste Mangouste et qu’elle a sûrement été très méchante avec son chien/son chat/son enfant/son ancêtre (rayez la mention inutile), il n’y a pas d’autre explication, ce qui, dans un certain sens, à un côté plutôt vexant. Elle se sait peu chaleureuse mais pas à un tel point.
▬ Vous avez l’air… Elle s’interrompt rapidement, songeant que le type a surtout l’air de rien ou que le qualifier d’amibe perdue ne ferait pas vraiment avancer la situation. Alors elle change un peu de sujet, faisant semblant d’être intéressée par le reste de son existence, histoire de creuser cet air paniqué pour apprendre autant qu’elle le pourrait. ▬ Vous cherchez quelque chose ?

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