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robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Lun 25 Aoû - 11:29

Je me perds à vouloir me défaire
de tous ces liens qui nous serrent
Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Sept jours. Cela faisait sept jours que la jeune fille était partie et qu'elle n'avait pas donné le moindre signe de vie à Robyn. Bien sûr, elle avait demandé à son père de veiller sur son ancien amant pour être certaine que rien ne lui arrive mais aussi, de veiller à ce qu'il dorme à leur manoir pour ne pas que les membres de l'Oblivion l'attaquent dans son sommeil mais elle n'avait pas essayé de le recontacter ou de lui laisser la moindre informations à son sujet. Les sortilèges de protection autour de son propre château s'étaient renforcés et elle, ne se concentrait que sur trois choses : son travail, la traque de ses ennemis et son fils adoré. Par tous les moyens, elle tentait de sortir de sa tête et de son cœur le joueur de Quidditch – incapable de lui pardonner ce qu'il lui avait fait. Elle se sentait trahie par le seul garçon qu'elle n'avait jamais aimé et sa confiance déjà très basse en l'humanité en avait pris un sacré coup. Elle était encore bien plus sombre et misanthrope qu'en temps normal et pour cela, le Lysaght était à blâmer. Voilà pourquoi elle hallucina quand elle le vit devant chez elle – ou plutôt, devant le champs vide qu'il devait probablement voir à la place de son domaine – avec une guitare. Elle grimaça avec colère et referma en claquant sa fenêtre, faisant de son mieux pour ignorer sa présence et le fait qu'il se mettait aussi stupidement en danger. Elle avait cependant confiance en son père et elle se doutait que celui-ci ne devait pas être loin et qu'il devait garder un œil sur l'autre idiot comme il le lui avait promis. Sa mission à elle était de ne pas craquer. Elle avait sincèrement pensé tout ce qu'elle lui avait craché avant de disparaître et c'était à ça qu'elle tenta de se raccrocher les deux jours qui suivirent celui-ci. Elle devait bien reconnaître qu'il était tenace mais elle également et elle ne changerait pas d'avis. Il finirait bien par se lasser et par comprendre qu'elle ne voulait plus de lui dans sa vie – pas après ce qu'il avait osé lui faire. Ce n'est que lorsque le son de la guitare s'interrompit – enfin – qu'elle concéda à ouvrir de nouveau la fenêtre. Il avait finalement abandonné et il était reparti chez lui, auprès de sa petite idiote de fiancée. Regardant d'un air blasé l'extérieur, elle sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine en le voyant écroulé sur le sol et sans même penser une seule seconde à sa rancune, elle se transplana à ses côtés et le ramena chez elle – dans ses propres appartements. L'installant sur son lit, elle s'occupa de lui avec soin et efficacité, inquiète à l'idée qu'il ait pu prendre un mauvais sort alors qu'elle avait le dos tourné et elle fut presque soulagée de voir qu'il était juste tombé dans l'inconscience. Soupirant longuement, elle lui retira ses chaussures et vêtements qui étaient mouillés en raison de la pluie de la veille et elle l'installa plus confortablement dans son lit, remontant sur lui ses draps alors quelle se redressait pour aller regarder par la fenêtre, histoire de vérifier qu'il n'y avait quand même pas un membre des Oblivion caché quelque part. Partant alors vers la salle d'eau, elle revint avec un linge humide qu'elle déposa sur le front du jeune homme pour faire un peu le début de fièvre qui semblait s'être déclaré. Restant à son chevet tout le temps où il dormit, elle ne se transplana que pour aller lui chercher un verre de lait, une pile de sandwich et de la soupe – les deux seules choses qu'elle savait cuisiner sans faire pour autant sauter toute sa maison. Déposant le tout sur la table de chevet à côté du lit sur lequel se trouvait toujours le garçon, elle se détourna de lui pour aller préparer dans un coin de la pièce quelques potions médicinales qu'elle finit par venir déposer également à côté du reste – histoire de les lui donner une fois qu'il serait revenu à lui. C'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait pas le laisser dans un état aussi misérable. Elle aurait aussi bien pu le déposer à Ste Mangouste mais elle n'avait pas confiance – qui lui disait que des infiltrés n'allaient pas profiter de sa présence sur les lieux pour le tuer dans son sommeil ? Non, elle ne pouvait avoir confiance qu'en elle-même – une chose que Robyn lui avait confirmé en fouillant dans ses affaires. S'asseyant dans une chaise qu'elle avait installé près du lit pour veiller, elle finit par s'endormir en lui tenant le poignet, malgré l'inconfort évident non seulement de son fauteuil mais également de sa position. La grossesse la fatiguait bien plus qu'elle ne le devrait et il n'était pas rare que la jeune femme s'endorme complètement épuisée. Heureusement, ce soir là, elle avait demandé à son père de venir s'occuper du petit Gabriel pour qu'elle puisse veiller plus convenablement sur Robyn et il n'y avait donc plus qu'eux deux, chacun endormi, dans son immense château. Frigorifiée, mal installée, les cauchemars ne mirent pas longtemps à venir une nouvelle fois la troubler alors que la prise de sa main se serrait tout doucement autour du poignet de l'homme qu'elle aimait et qu'elle voyait mourir encore et encore derrière ses paupières dans des songes qui la hantaient depuis son enfance. Robyn ne comprendrait jamais ça. Et dans un sens, elle en était contente. C'était une souffrance qu'elle ne souhaitait à personne, pas même à celui qui avait osé la trahir quand elle avait fait l'effort de s'ouvrir un peu à lui.

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these violent delights have violent ends ◊ born with a void, hard to destroy with love or hope. built with a heart, broken from the start and now i die slow. in the valley of the dolls, we sleep. got a hole inside of me. living with identities that do not belong to me. in my life, i got this far. now I’m ready for the last hoorah. dying like a shooting star.
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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Mar 26 Aoû - 21:17

On s'aime, on saigne.

Sept jours, c’est le temps qu’il lui aura fallu pour calmer sa colère. Si elle n’était pas partie d’elle-même, c’est lui qui aurait quitté les lieux. Il était sur le point de le faire, mais elle l’avait devancé. A croire qu’elle avait toujours besoin d’avoir l’impression de gagner la bataille. Robyn ne cautionne pas ce qu’il s’était permis de faire, mais sa mauvaise foi l’avait convaincu qu’elle lui cachait bien trop de choses pour qu’elle puisse lui en vouloir pour si peu. Ce ne sont que des lettres. Des lettres qu’il n’a même pas lus. Il n’en a lu qu’une seule. Une seule… mais c’était déjà trop. Quand il a compris que Cordélia avait une fierté bien mal placée, il a décidé de la retrouver. Elle ne reviendrait jamais d’elle-même. Il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle ne ferait jamais au grand jamais le premier pas avec lui. Robyn pouvait bien se poser mille questions sur ses véritables sentiments avec un tel comportement. Il n’était pas le seul à se comporter comme un enfant. Elle n’était pas la seule à pouvoir lui reprocher un comportement plus qu’enfantin. Mais Robyn ne comptait pas jeter de l’huile sur le feu. Pas cette fois. C’est avec une toute autre idée dans la tête qu’il décide de rejoindre son château… qui bien évidemment, avait disparu de la surface de la Terre. Se souvenant pourtant très bien de son emplacement, il ne doute pas un seul instant qu’elle s’était permise de remettre au gout du jour certains sortilèges de camouflage. Il est malin avec sa guitare au milieu d’un champ vide. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Robyn, bien décidé à se faire pardonner, ne se laisse pas effrayer par les obstacles et commence à jouer quelques notes de musique. Et finalement, il y prend gout. L’idée que Cordélia puisse l’écouter et l’observer à travers sa fenêtre le fait presque sourire. C’est une belle image qui hante son esprit quand ses doigts glissent sur les cordes. Il est certain qu’elle n’est pas loin et qu’elle doit très certainement rouler des yeux en maudissant son existence. Parfait, c’est bien son objectif. Lui casser les oreilles jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et qu’elle abdique. Elle lui ouvrira bien les portes de sa demeure. Mais le temps passe et les murs restent toujours invisibles. Une heure, puis deux, puis trois, jusqu’à ce que la nuit tombe et que le vent se lève. Robyn ne s’arrête pas pour autant, sa volonté au paroxysme. Deux jours passent mais rien ne change. Il est fatigué, et très irrité par cette absence de réponse, mais soit, il a le temps… et elle aussi, semble-t-il. Au troisième jour, le joueur de quidditch craque. Après une dernière note de musique, le malaise le prend. Il se sent soudainement mal, le monde se met à tourner et tourner autour de lui sans qu’il ne puisse l’arrêter. Ses mains tremblent, ses jambes sont à deux doigts de lâcher. Son cœur tambourine difficilement, il transpire. Pâle et à bout de nerfs, il pose sa guitare, s’assoit péniblement sur le trottoir et la seconde suivante, est allongé sur le sol, inconscient. Robyn ne sait pas s’arrêter et c’est bien le problème. Son esprit est perdu à des kilomètres de Londres quand soudain, il revient à la surface. Il cligne plusieurs fois des yeux, tentant de se remémorer les derniers instants qui ont précédés son malaise. Il reconnait les murs et la chambre dans laquelle il se trouve et ne peut s’empêcher d’en éprouver une profonde satisfaction. Quand il veut quelque chose, Robyn fait toujours en sorte de l’avoir. Cette fois encore, il a réussi à l’avoir. Ses yeux glissent jusqu’à son poignet que Cordélia tient fermement entre ses doigts, comme si elle avait peur qu’il disparaisse et qu’il ne soit plus là à son réveil. Un sourire se dessine sur ses lèvres, remplacé par une expression d’interrogation quand ses yeux tombent sur son visage. Elle est crispée. Elle fait un cauchemar. Elle a peur de quelque chose, ou du moins, elle n’est pas très à l’aise. Il s’abaisse, approche la main de sa bien-aimée pour venir l’embrasser tendrement, cherchant à apaiser la tension qu’il sent monter en elle, puis la recouvre avec la sienne. Il aimerait connaitre ses pensées, pouvoir l’aider à surmonter ce qui l’embête tant. Il aimerait tellement qu’elle puisse lui faire confiance, au moins une fois, qu’elle puisse lui raconter ce qu’elle cherche tant à affronter sans lui. Ses doigts caressent avec douceur le dos de sa main, tandis qu’il se rend soudainement compte de nudité alors que la couverture glisse doucement sur son torse. Mais pourquoi diable est-il nu comme un ver ? Il ne se souvient pas avoir eu le temps de lui faire l’amour. A peine a-t-il le temps de se questionner que la demoiselle s’éveille de son sommeil. Elle cligne des yeux, et Robyn lui affiche un sourire timide, ses doigts continuant à faire des allers-venus sur sa peau. « Salut. » Dit-il simplement, ne souhaitant pas la brusquer. « Tu as fait un cauchemar ? » Ajoute-t-il avec la plus grande précaution. Oh, bien sûr, il n’attend pas de réponse de sa part, ce serait bien naïf à ce stade. Pas de question, pas de déception. Il devrait s’en souvenir. Alors il décide de sauter cette partie et de détendre plutôt l’atmosphère. « Ne me dis pas que tu m’as violé ? » Qu’il lui demande, les yeux brillant de malice alors qu’il se retient de rire de sa stupidité.

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Every great love starts with a great story
robelia. +“ They didn’t agree on much. In fact, they didn’t agree on anything. They fought all the time and challenged each other every day. But despite their differences, they had one important thing in common. They were crazy about each other. ”
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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Mar 26 Aoû - 21:55

Je me perds à vouloir me défaire
de tous ces liens qui nous serrent
Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Des cauchemars, Cordélia en faisait presque toutes les nuits depuis que ses souvenirs lui étaient revenus. Au début, ils avaient un tel impact sur elle qu'elle se réveillait en pleurant et en hurlant – si bien que son père était obligé de rester avec elle jusqu'au lever du jour pour l'apaiser. Ça avait été une période très difficile pour les Swan mais au fur et à mesure, elle avait appris à se contenir et seulement son visage trahissait que ses songes n'étaient en aucun point agréables. Voilà pourquoi elle ne dormait quasiment jamais, et pas plus de quatre heures. Du moins, ça c'était avant qu'elle ne tombe enceinte et que Freya ne décide de s'en mêler. Le bébé et son ancienne mère lui pompaient toute son énergie et la magicienne était donc obligée de repartir au pays des songes bien plus souvent et pour des durées bien plus longues. Résultats, si elle ne parvenait jamais réellement à reposer son corps, son esprit ne cessait d'être attaqués par des visions de la grande guerre mais aussi, d'une mort potentielle de ses proches – et plus spécialement, de Robyn. C'était pour cette raison qu'inconsciemment elle avait attrapé son poignet, refusant de le lâcher malgré les bras de Morphée étroitement serrés tout autour d'elle. Elle ne pouvait pas le perdre – pas lui. Elle en deviendrait complètement folle si quelque chose arrivait au joueur de Quidditch. Malgré le fait qu’elle avait toujours un profond ressentiment à son égard elle ne pouvait arrêter de l'aimer. Mais cela ne la surprenait pas réellement : si on pouvait vraiment effacer ce genre de sentiments, cela ferait longtemps qu'elle aurait tourné la page sur leur histoire morte avant même d'exister. C'est l'effleurement tendre sur sa main qui finit par la sortir de la vision cauchemardesque qui la hantait alors qu'elle papillonnait des yeux pour finalement voir que son drôle de patient s'était réveillée. Trop fatiguée pour le rejetter elle se frotta d'une main les yeux pour tenter de s'accrocher plus efficacement à la réalité – regardant quelques instants tout autour d'elle pour vérifier qu'elle se trouvait toujours bien dans sa propre chambre. « Hey. » Elle répondit tout simplement à son salut, sans entrain mais également sans agressivité. Elle était toujours un peu apathique après ce genre de visions et il lui fallait toujours un petit temps d'ajustement pour retrouver une capacité normale à ressentir des sentiments et surtout à les retranscrire. Elle soupira tout doucement à la remarque de Robyn, ses yeux glissant sur ses doigts qui caressaient toujours sa peau. La rouquine resta un petit moment silencieuse, comme perdue dans ses pensées alors que finalement, elle remontait son regard pour le poser quelques secondes sur le magicien, avant de regarder le mur derrière lui. « Oui. Mais c'était juste un mauvais rêve. » Elle chuchota, perdue dans sa contemplation imaginaire. Elle ne donna pas de précisions – ne souhaitant pas le faire. Elle n'avait pas non plus envie de se livrer sur ce sujet et encore moins à lui. Il ne comprendrait pas ses peurs, ses cicatrices mal refermées. Il ne faisait pas partie des leurs ces gens qui souffraient d'un passé trop dur sur lequel ils n'avaient strictement aucun pouvoir. Elle le regarda du coin de l’œil après sa blague et bien décidée à le mettre mal à l'aise, c'est avec le plus grand sérieux et la plus grande froideur qu'elle répliqua à sa petite boutade. « Bien sûr. D'ailleurs, tu ferais mieux de ne pas te lever, le god que je t'ai enfoncé dans le cul était plutôt conséquent question taille. » Au bout d'un petit moment, elle finit par lui offrir un léger sourire fatigué et mutin pour lui montrer qu'elle plaisantait et qu'elle n'avait – bien évidemment – rien fait de tel « Tu étais trempé et frigorifié, je t'ai enlevé tes vêtements pour qu'ils n'empirent pas ta fièvre. » Elle lui expliqua en se relevant difficilement, son corps lui faisant un mal de fou. Elle était complémentent courbaturée à cause de son petit somme dans un fauteuil pas du tout crée pour ce genre de choses. Prenant sur elle, elle se pencha légèrement en direction de Robyn pour effleurer son front du bout de ses doigts, comparant ainsi sa propre température avec la sienne. Elle avait gardé les connaissances digne d'un excellent médicomage de Sofia et cela lui était très utile dans ce genre de situation. « Tu es d'ailleurs encore un peu fiévreux. Il vaut mieux que tu restes allongé et que tu te reposes. » Elle constata avec le ton d'une professionnelle, prenant le plateau de victuailles à côté d'eux pour le déposer sur les genoux du garçon. Sortant sa baguette magique, elle la pointa en direction de la cheminée dans laquelle elle alluma un doux feu qui ne mit pas bien longtemps avant de réchauffer un peu la pièce. La jeune fille savait se montrer prévenante même si de tels instants étaient plutôt rares. Bien qu'elle était toujours en colère contre le brun, elle comptait s'occuper de lui et ne le mettre à la porte qu'une fois qu'il serait en bonne santé. Elle n'avait pas changé d'avis sur ce 'eux' qu'il espérait tant et qu'il avait perdu – aux yeux de Cordélia – pour toujours en la trahissant comme il l’avait fait. « Mange. Je ne suis pas un cordon bleu et c'est tout ce que je peux t'offrir. C'est probablement dégueulasse d'ailleurs mais au moins, tu retrouveras des forces. » Elle commenta en se retournant vers lui pour plonger ses yeux dans les siens. Restant un long moment silencieuse à juste l'observer, elle finit par se déplacer en direction de la porte pour sortir. Son travail était terminé et elle n'avait plus aucune raison de rester avec lui désormais. Si une partie d'elle le désirait pourtant, elle était toujours en colère contre le brun. Elle ne lui avait pas pardonné et elle ne se sentait pas la force de le faire à cet instant précis.

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Ven 29 Aoû - 22:50

Cordélia n’est pas la seule à faire des cauchemars. Robyn en fait parfois de si réels qu’il en vient à douter de ses propres souvenirs. Ils lui font si peurs qu’il se réveille en sursaut et n’en dort plus de la nuit. Des rêves qui n’ont aucun sens à ses yeux mais qui ne sont que le reflet de son ancienne vie. Gabriel ne restera pas indéfiniment cloitré dans sa petite cage dorée. Il a des choses à dire, à réparer et il compte bien se faire entendre. Robyn, de nature bavard, n’aime pourtant pas en parler, ne souhaitant pas s’alarmer pour cette chose qui lui parait si futile. Il comprend donc la réponse vague de sa bien-aimée qui semble encore perdue dans son mauvais rêve. Il acquiesce, un sourire tendre se dessinant sur ses lèvres pour but de la réconforter. Un peu de baume au cœur peut parfois faire la différence. Mais Cordélia n’est pas d’humeur et c’est d’une voix particulièrement froide qu’elle lui répond, lui donnant la désagréable sensation de ne pas être à sa place. Pour sûr, elle n’est pas sérieuse, mais cela ressemble plus à du sarcasme qu’à une véritable plaisanterie. Mal à l’aise, il grimace, avant de remarquer le sourire qu’elle affiche délicatement sur son visage. De par ses explications, Robyn lui est reconnaissant de voir qu’elle prend soin de lui, même alors qu’ils se sont quittés en si mauvais terme. Il n’avait pas conscience de l’attachement qu’elle lui portait véritablement et doutait qu’elle puisse lui ouvrir les portes de sa demeure. Elle lui avait pourtant bien fait comprendre qu’ils ne se reverraient jamais, mais il semble qu’elle ne soit pas aussi insensible à son charme (mais surtout à son sort). « Je ne suis pas sûr que tu l’ais enfoncé au bon endroit. » Répond-il, feignant la gêne en continuant à caresser sa main. Il se redresse, s’installe plus confortablement, murmurant un petit « merci » d’une voix plus sérieuse, qu’elle n’a probablement pas vu puisqu’elle se dérobe sans qu’il n’ait le temps de pouvoir la retenir. A la place, il l’observe prendre sa température, ne peut s’empêcher de sourire d’amusement face à ce spectacle un peu déconcertant. Elle joue les infirmières, et des pensées graveleuses viennent l’assaillir à cette idée, qu’elle anéantit en se montrant distante avec lui. Cordélia est fuyante, mais il aurait pensé que cette méfiance s’estomperait avec le temps. Il n’en est rien. Fatigué par ses trois jours plus qu’éprouvant, Robyn ne relève pas et oublie ostensiblement ce petit détail qui lui fait grincer des dents. « Je vais bien. » Qu’il rétorque avec force, mais sa voix ne fait que confirmer le contraire, encore un peu faible. Il pouffe, plus par nervosité que par véritable envie de rire en voyant le plateau qu’elle lui a spécialement préparé. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà beaucoup pour lui. Cordélia est rarement aussi préventive et soigneuse avec lui et c’est bien la première fois qu’elle lui offre la proposition de goûter l’un de ses plats. Malheureusement, son ventre est encore noué et Robyn n’a aucune envie de manger. Au contraire, l’idée même d’ingurgiter une quelconque nourriture lui donne des nausées. Avec hésitation, sachant qu’elle n’ait que rarement à ses petits soins, c’est avec la plus grande précaution qu’il lui dit : « C’est gentil, mais… j’ai pas très faim, » d’une voix désolée. « Si je mange quelque chose, je vais vomir. » Ajoute-t-il pour se justifier, ne se voulant pas blessant, et encore moins se montrer capricieux. Elle le prend déjà pour un gamin, il n’a aucune envie qu’elle en rajoute une couche. Il y a un froid polaire qui s’installe entre eux. Cordélia ne lui a pas encore pardonné, et ne semble pas prête à le faire. Prête à quitter la pièce sans demander son reste, Robyn ajoute dans un sourire timide. « Tu as entendu la chanson ? » Evidemment qu'elle l'a entendu, toute la rue avait eu à supporter son spectacle déprimant. Ca été le même refrain durant les trois jours entiers et elle avait été composé spécialement pour elle. La mélodie avait été plus compliquée que les paroles, qui se répétaient par des « I miss youuuu » langoureux et des « I'm sorry, come back to me » rythmés. « Parce que je le pensais. Je suis désolé, j'aurai pas dû, je suis qu'un crétin. Je devrai y aller, et te laisser tranquille. » Qu'il dit en commençant à se lever pour quitter les draps et rejoindre la sortie. Il a l'air malin à se balader nu comme un ver, mais après tout, c'est pas comme si c'était la première fois qu'elle voyait ses bijoux de famille.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Ven 29 Aoû - 23:22

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Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Si elle savait que Robyn faisait des cauchemars, nul doute que cela aurait inquiété la rouquine. Elle, contrairement à lui, aurait su comprendre qu'il s'agissait de réminiscences de leur passé et elle aurait cherché un moyen de verrouiller un peu plus Gabriel dans un coin de son cerveau. Elle ne voulait pas que son ancien amant revienne dans la vie du joueur de quidditch et encore moins aujourd'hui alors qu'elle était encore en vie. C'était un peu lâche mais elle ne pouvait pas se permettre de se confronter à ce dernier et aux diverses questions du Lysaght. Elle n'avait plus le temps. Elle devait désormais se concentrer sur l'Oblivion et les arrêter avant de disparaître pour toujours. La Swan dirigeait d'une main de fer les phénix mais peu d'entre eux connaissaient le sort qui l'attendait. Elle comptait bien sur Daegan pour prendre sa succession aux côtés de James mais elle n'avait pas encore abordé le sujet avec la brune. Elle était encore sous le choc des révélations que sa meilleure amie avait bien pu lui faire. Elle avait besoin de temps pour digérer – ce que la rousse pouvait comprendre. Elle, cela faisait des années qu'elle s'y était préparée. Elle ne pouvait pas espérer que les autres puissent accepter sa destinée aussi facilement qu'elle pouvait le faire. La situation était encore délicate entre les deux amants et pourtant, ils faisaient tous les deux de leur mieux pour tenter de détendre un petit peu l'atmosphère. Cependant, une boule restait toujours au fond de la gorge de la sorcière qui ne pouvait pas oublier ce que le brun avait osé lui faire. Elle était rancunière, Cordélia. Elle n'oubliait jamais. Et le fait que Robyn était celui qui avait osé trahir sa confiance rendait le pardon encore plus difficile à donner. « Je m'en rappellerai la prochaine fois. » Elle susurra tout doucement en regardant leurs deux mains se caressant avant de s'éclipser tout doucement. Elle ne peut pas rester à ses côtés, au risque de céder de nouveau. Elle ne devait pas le laisser utiliser de ses charmes sur elle une nouvelle fois. Elle l'aimait, certes, mais elle ne pouvait chasser de sa mémoire qu'il avait violé son intimité sans en ressentir la moindre honte – et qu'il avait osé la blâmer pour ça. Elle n'aurait jamais osé penser ça de lui. Pas lui, pas Robyn. Elle roula tout doucement des yeux, pas surprise le moins du monde qu'il ne veuille pas admettre être malade. Cela lui ressemblait bien et c'est avec la même voix qu'une mère grondant son enfant qu'elle finit par lui répondre, lui tapant gentiment le derrière de la tête. « Non. Tu as de la fièvre. Je sais ce que je dis. » Elle claqua avec autorité, haussant un sourcil pour le mettre au défi de la contredire. Cordélia ne supportait pas qu'on aille contre ce qu'elle disait ou faisait et si Robyn voulait s'engager sur cette voix, cela ne finirait pas bien. Elle soupira tout doucement de nouveau en l'entendant refuser sa nourriture, bien qu'elle ne pouvait pas le blâmer pour autant. Elle se doutait qu'il disait la vérité et elle n'était nullement vexée par cela. Prenant un sandwich, elle finit par l'ouvrir pour en retirer le jambon qu'elle déposa sur le plateau, avant de le refermer et de le porter à ses lèvres pour croquer dedans. « Et bien moi, j'ai faim. » Elle commenta tout simplement en haussant les épaules, comme si de rien n'était. « Bois quand même les potions. » Elle ordonna en les pointant du doigts, continuant de manger tranquillement son sandwich devenu végétarien comme si de rien n'était. Elle n'avait pas mangé depuis qu'elle l'avait récupéré et le bébé grandissant tout au fond d'elle était entrain d'hurler pour des victuailles. Prête à quitter la pièce pour ne pas revenir, elle tressaillit tout doucement en l'entendant, restant quelques secondes de dos à lui pour ne pas qu'il puisse voir les sentiments traversant son visage. Si elle l'avait entendu ? Bien sûr. Elle l'avait même écoutée. Mais ce n'était pas une chose qu'elle pouvait se permettre de lui avouer. « Comme tout le quartier je suppose. » Elle commenta dans un premier temps, la main sur la poignée de la porte. Elle soupira tout doucement, ne voulant pas être aussi méchante alors qu'elle finissait par ajouter d'une voix légèrement plus douce. « J'ignorais que tu jouais de la guitare. » Mais ça ne l'étonnait pas tellement. Il avait probablement voulu étoffer sa panoplie du parfait lover. Ses doigts se serrèrent un peu plus autour du loquet alors qu'elle l'entendait s'excuser. Elle aurait voulu que ça soit suffisant, qu'elle puisse lui pardonner face à ses excuses mais c'était impossible. Elle n'y arrivait pas. Ça faisait encore top mal. Elle se retourna cependant en l'entendant se lever et en quelques pas, elle fut auprès de lui, ses mains sur son torse alors qu'elle le repoussait sur le lit. « Robyn. Non seulement tu es nu mais en plus tu es malade. Reste dans ce lit. » Elle le gronda de nouveau en poussant un peu plus fort pour le forcer à s'allonger de nouveau. Son regard, lui, était posé sur le mur derrière lui. Elle ne voulait pas se plonger dans ses yeux. Elle ne voulait pas se noyer dans son regard. Pas cette fois. Pas alors qu'elle lui avait fait confiance et que quelques minutes avaient suffi pour qu'il la trahisse. « Je ne laisse jamais personne dans ma chambre. Jamais. Je déteste l'idée qu'un individu puisse rester seul dans cette partie de la maison. Mais je t'ai laissé seul. Toi. Et tu m'as trahie. J'avais confiance en toi Robyn. Confiance. Suffisamment pour te présenter mon fils. Mais aujourd'hui c'est parti. Et ça ne reviendra jamais. » Elle chuchota en se détachant tout doucement. Elle ne devait pas rester aussi proche de lui, ce n'était pas bon pour elle. Ça ne l'aidait pas à tourner la page et à aller de l'avant. Elle devait l'oublier, le protéger de loin. Ça avait toujours été mieux comme ça.

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 31 Aoû - 22:59

« Je m'en rappellerai la prochaine fois. » C’est un peu le crédo de sa vie, à Cordélia. Il ne s’en rend pas compte Robyn, il ignore tout de sa vie passée, mais s’il savait, il comprendrait le comportement si froid de sa bien-aimée. Pour lui, elle est simplement rancunière. Beaucoup trop à son goût. Lui n’a jamais pu se résoudre à en vouloir à ses proches plus d’une journée. Il considère que lorsque l’on aime vraiment quelqu’un, on est prêt à lui pardonner toutes les erreurs du monde. Evidemment, c’est plus compliqué pour certaines choses, mais le pardon prouve bien que l’on vaut beaucoup plus que l’on ne le pense. Il acquiesce doucement, un peu déçu, désappointé de voir que ses paroles entrent d’une oreille pour sortir de l’autre. Elle ne l’écoute même pas. Ce n’est pas la première fois, mais c’est toujours désarmant. Il ne contrôle rien de la relation qu’il partage avec elle. Rose était plus facile à vivre. Elle se laissait attendrir par ses regards en braise et ses beaux discours. Elle insistait, mais pas autant que Cordélia, qui le gronde presque de vouloir la rassurer. Sa voix claque comme un fouet, et Robyn ne répond rien à sa remarque acide. Il est encore un peu fragile, éreinté par l’aventure qu’il vient de vivre dans les rues froides mais il n’est pas non plus mourant. Il n’a qu’un mal de tête qui disparaitra d’ici quelques temps. Il s’en remettra, comme toujours. Il s’en est remis quand elle est partie pendant cinq ans. Il s’en remettra cette fois encore pour cette stupide idée d’être resté toutes ces heures devant sa demeure avec sa guitare… qui a disparu. « Où est passé ma guitare ? » Qu’il demande alors qu’elle lui offre un plateau de sandwich, qu’il refuse, de peur de lui restituer tout son plat en pleine figure. Avec ça, il n’est pas sûr qu’elle lui pardonnera aussi facilement. Il l’observe néanmoins ôter le jambon pour mordre ensuite dedans. Avery lui avait dit qu’elle était végétarienne quand ils étaient encore à Poudlard et aujourd’hui, il en avait bien la confirmation. L’écoutant d’une oreille, obéissant sans un mot à ses ordres, Robyn ne cherche pas à lutter contre la tornade. Il grimace, le goût de la potion n’étant pas aussi sucré qu’il l’espérait. Au moins, elle ne l’a pas forcé à ingurgiter la nourriture. Elle en aurait été capable. Comme un enfant malade, elle joue les mamans poules et prend soin de lui avec attention… ou presque. Il ne manque qu’une seule chose dans la panoplie, la tendresse, qu’elle semble avoir oublié dans un de ses placards. Pressée de quitter les lieux et de ne plus avoir affaire à lui, Robyn se voit devoir la retenir avec une question qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Sa réponse n’est pas vraiment celle qu’il attendait, mais c’est déjà un bon début. Elle aurait tout aussi bien pu l’ignorer pour rejoindre son fils perdu dans l’une des nombreuses salles du château. A la place, elle s’étonne de son talent pour la musique. Robyn esquisse un sourire, ravi par son intérêt soudain pour l’une de ses passions. C’est la première fois qu’il a la chance de pouvoir lui expliquer quelque chose qu’elle ignore. Il a l’habitude de l’entendre lui répéter qu’elle sait bien plus de choses qu’elle ne montre et qu’il est bien ignorant à côté d’elle. « J’en joue que lorsque j’en ai le temps… autant dire que les temps se font plutôt rares. » Loin de vouloir se plaindre de son emploi du temps chargé, il lui explique simplement qu’elle n’est pas la seule à être surprise quand on le découvre avec une guitare à la main. Disons que c’est l’un des secrets du jeune homme que l’on n’a pas encore réussi à percer à jour. Il compose lorsqu’il en ressent le besoin, mais ce ne sont qu’à de rares occasions qu’il montre son potentiel à un public. Elle est l’une des rares personnes à l’avoir entendu avec une musique originale. Mais la discussion est loin d’être porté sur son talent puisque Cordélia se permet enfin d’expliquer la tension certaine qui règne entre eux depuis son réveil. Robyn la laisse le repousser contre le lit, n’ayant pas la force, ni l’envie, de se battre avec elle. Il rit en se souvenant qu’il était encore nu. Il avait presque oublié. Il faut dire qu’avec elle, il commence à avoir l’habitude de se balader en tenue d’Eve. C’est comme si c’était naturel. Son rire, pourtant, ne dure que l’espace d’un instant. Ses yeux cherchent les siens mais ne tombent que sur un mur de glace. Il triture ses mains, baisse de la tête, désolé de la sentir aussi blessée par son comportement. Il ne voulait pas lui faire autant de mal. Ce n’était pas dans son attention que d’être aussi cruel. S’il pouvait recommencer, nul doute qu’il garderait sa curiosité mal placée pour ne pas tomber sur ses lettres. Et pourtant, ces lettres lui étaient bien adressées. Quelque part, elles étaient bien à lui et il était légitime de les lire… mais peu importe, Robyn se retient de remettre de l’huile sur le feu. « Je suis désolé. Je ne savais pas qu’elles comptaient autant pour toi. J’en avais pas conscience et j’aurai pas dû. Je ne sais pas quoi te dire, je sais que tu m’en veux et t’es en droit de m’en vouloir toute ta vie… » Elle n'a pas vraiment besoin de son autorisation pour le faire. Il sait qu'elle est assez têtue pour pouvoir lui faire une telle chose, mais tant pis... il l'aura bien cherché. Il se rapproche un peu plus d’elle, lève son menton, incitant son regard à s’accrocher au sien. Il aimerait pouvoir lire en elle et savoir ce qu'elle pense. Il aimerait qu'elle voit comme il est sincère dans ses mots. Il ne joue pas avec elle comme il jouait avec les autres. Ce n'est pas un numéro. C'est la vérité. C'est réel. Ses doigts glissent jusqu’à sa joue qu’il caresse avec tendresse et avec douceur. Il la dévore presque des yeux, la suppliant de ne plus lui en vouloir. «  Je comprendrai que tu ne veuilles plus me voir. Dis-le-moi et je te laisserai tranquille. Je m’en irai. » Et tant pis si ce n’est pas ce qu’il souhaite. Il n’a pas vraiment son mot à dire après une telle trahison.

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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Lun 1 Sep - 1:07

Je me perds à vouloir me défaire
de tous ces liens qui nous serrent
Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Cordélia n'oubliait jamais rien. Elle s'accrochait aux petits détails comme à sa vie et elle les ressortait au bon moment. C'était également le cas avec Robyn. Elle enregistrait toutes les informations utiles à son sujet et une fois le moment opportun, elle les ressortait. Elle avait tiré comme leçon de sa vie précédente que tout comptait et qu'elle ne pouvait pas se permettre de délaisser quoi que ce soit pour parvenir à ses fins. La chose en apparence la plus infime pouvait absolument tout changer. Et Merlin que la rouquine n'aimait pas laisser les choses au hasard. Elle ne supportait pas que quelque chose ne se passe pas comme elle l'avait prévu et que son existence soit contrôlée par une autre personne qu'elle. Le défaut qui découlait de cela était qu'elle avait justement elle-même tendance à trop interférer dans celles des autres et de ses proches notamment. Elle veillait sur Robyn comme une mère poule et tirait les ficelles dans son dos pour éviter qu'il ne rencontre les mauvaises personnes ou qu'un mauvais choix ne le fasse trébucher sur une pente glissante. Depuis qu'ils se connaissaient, elle avait toujours été là pour lui dans les ombres et ce n'était pas aujourd'hui alors qu'il était un peu malade qu'elle allait arrêtait de le protéger. Sa colère était toujours présente mais ce n'était pas une raison suffisante pour qu'elle se détourne totalement de lui. Pas quand sa santé était en jeu. Une étincelle malicieuse vint danser quelques secondes dans ses prunelles claires alors qu'il lui posait sa question et la sorcière décida de l'embêter un peu. Un peu de taquinerie ne faisait pas de mal et il était adorable quand il était paniqué « Oh, j'ai profité que tu dormais pour la jeter dans la cheminée du salon – j'avais plus de bois à cet étage. » Elle expliqua tranquillement en haussant les épaules, maintenant le jeu un petit moment avant d'exploser de rire et de prendre sa propre baguette magique. Faisant un moulinet rapide de la main dans les airs, elle fit apparaître la fameuse guitare qui se reposa sur le côté du lit alors qu'elle souriait légèrement en coin. Elle ne manquait jamais de bois – prévenante comme elle était. Une nouvelle fois, son contrôle quasi-absolu lui permettait d'éviter les situations gênantes de la vie. Contrairement à ce que Robyn pensait, la Swan ne s'apprêtait pas à rejoindre son fils qui n'était même pas en ces lieux. Elle voulait juste mettre de la distance entre eux deux et le fuir le plus loin possible. Il lui devenait difficile de résister aux yeux doux du jeune homme et elle ne voulait pas céder une nouvelle fois. Cependant, elle ne put s'empêcher de répondre à sa question, même de manière vague. Une nouvelle fois, un sourire vint arrondir la courbe de ses lèvres mais il fut plus doux, plus triste également. Elle s'était perdue l'espace d'un instant dans ses propres pensées. « C'est bien d'avoir une passion. Tu devrais en jouer plus souvent. » Elle commenta lentement, regardant l'instrument un petit moment en silence. C'était plus calme et plus intimiste que le quidditch et nul doute que ça ne pouvait lui faire que du bien que de pratiquer un art tel que la musique. Cordélia aimait beaucoup les chants, les danses et tout ce genre de divertissements mais cela faisait bien longtemps qu'elle avait tourné le dos à toutes ces distractions – aussi bien par manque de temps que pour frustrer Sofia. Jouer de la guitare, chanter ou même danser ce n'était plus des choses pour lesquelles elle avait des heures à gaspiller. Et elle savait que c'était la même chose pour cette relation. Cinq putain de mois – même pas. Elle n'avait que ça pour tenter d'arranger les choses et rendre le monde un peu meilleur avant de disparaître pour toujours. Elle ne pouvait pas se permettre de se faire briser le cœur comme une petite adolescente ayant son premier chagrin d'amour. Elle devait se montrer forte et intouchable. Cependant, malgré elle, ses yeux se fermèrent quand il déposa sa main sur sa joue, la rouquine ne pouvant s'empêcher d'apprécier la caresse. C'était lui, c'était sa main, sa peau et peu importe ce qui pouvait se passer entre eux, son toucher était toujours aussi magique – aussi troublant. Cependant, c'est un regard triste qu'elle reposa sur lui quand ses yeux s'ouvrirent de nouveau, alors qu'elle le fixait en silence, comme si elle cherchait la bonne réponse au fond de ses prunelles. Mais il n'y en avait pas et elle le savait mieux que quiconque. La vie n'était pas un conte de fées et les choses ne se passaient pas souvent comment on l'aurait voulu « Robyn.. Comment suis-je censée te confier mon cœur quand je ne peux même pas te faire confiance avec de simples lettres ? » Elle chuchota de nouveau, mélancolique mais terriblement sincère. Il avait échoué, il avait raté le test et pourtant, merlin seul savait à quel point elle aurait secrètement voulu qu'il réussisse. Mais peut être que c'était mieux comme ça, peut être le destin lui envoyait-il un électrochoc pour qu'elle reprenne le contrôle et mette un terme à cette histoire d'amour maudite. « Cinq mois, Robyn. Cinq mois c'est tout ce qui me reste. C'est tout ce qui me reste pour arrêter ces gens et rendre ce monde un peu plus sûr et surtout meilleur. Je ne peux pas me permettre de perdre mon temps dans un chagrin d'amour qui me détourne de ce but. Pas quand de mes actes dépendant les vies d'autres personnes.» Elle continua alors qu'elle détournait les yeux quelques secondes pour regarder longuement le mur, comme si elle espérait de nouveau que les mots justes allaient finir par apparaître. Mais ce ne fut bien sûr pas le cas et elle dut reporter son attention sur son amant qui lui faisait face. Elle avait la gorge nouée, mais elle se forçait à conserver une voix basse et déterminée. « Et toi tu ne peux pas te permettre de t'accrocher à cette histoire sans avenir. Dans cinq mois je serai partie – et cette fois-ci pour toujours, Robyn. Il n'y a ni épouse ni enfant ici pour toi. On ne se mariera pas et on n’élèvera pas ce bébé. Robyn, je vais mourir pour de vrai cette fois-ci. Tu ne peux pas t’accrocher comme ça à moi. Un de nous deux peut encore être heureux et je suis soulagée que ça soit toi. Ça ne me dérange pas de mourir, si je sais que toi tu vis et que tu es heureux. » Elle termina tout doucement en retirant sa main de sa joue pour la déposer sur le lit. Peut être était-ce finalement le moment des adieux. Le terrible instant où son cœur allait se briser pour toujours. Si elle le laissait partir maintenant, elle savait qu'elle ne le reverrait plus jamais. Elle sentait déjà l'air lui manquait dans les poumons, la nausée la prendre. Elle savait que dès qu'il serait parti, elle s'écroulerait et que son père la retrouverait dans un état si horrible qu'il penserait l'avoir perdu pour de bon avant l'heure. Mais elle ne pouvait pas faillir – pas quand le bonheur du joueur de Quidditch entrait dans la balance. « Ce que je veux n'a pas d'importance. Ça n'en a jamais eu et ça n'en aura jamais. » Elle se contenta de répondre lentement, comme si elle lui confiait un terrible secret. Les désirs et rêves avaient été confisqué depuis son enfance pour ne jamais être rendus. Et aujourd'hui, cela lui pesait bien plus que cela ne l'avait jamais fait en vingt-trois ans.

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 7 Sep - 0:11

Cordélia a une manière bien à elle de résoudre les problèmes de la vie quotidienne. Robyn ne doute pas un seul instant que son explication n’est qu’une mauvaise plaisanterie. Ses yeux s’écarquillent alors qu’il se redresse un peu plus, abasourdi par ce qu’elle lui dit. Aucun son ne sort de sa bouche tant il lui semble difficile d’accepter une telle idée. De quel droit ose-t-elle brûler un objet qui ne lui appartient pas ? Il n’en est pas pour autant surpris par son geste, la connaissant comme étant une femme sans foi, ni loi. Elle ne respectait que ses propres règles et n’avait aucun compte à rendre à personne. Mais elle finit par en rire avant de faire apparaitre sa guitare près du lui dans un parfait geste de baguette magique. Ses yeux tombent jusqu’à l’instrument, détaillant le manche, puis les cordes d’un œil professionnel. Elle est aussi belle qu’il l’avait laissé. A peine éraflée, seulement vieillie par le temps. Un sourire vient illuminer son visage. Elle ne s’en rend probablement pas compte mais il y tient plus qu’elle ne le pense. Son attention est bien vite détournée par les mots de la rousse, qu’il acquiesce, partageant totalement les mêmes convictions. « J’aimerais bien. » Qu’il ajoute simplement, sans en dire plus. Il a laissé les notes de musique au profit du quidditch. Disons que ce n’est pas avec ses quelques mélodies chantonnées sous la pluie qui lui permettre de vivre dans un bel appartement. Avec le temps, il a l’impression d’avoir perdu la main. Il ne se trouve plus aussi doué qu’auparavant. Il n’apprécie plus autant d’entendre ses doigts glisser sur les cordes, et encore moins quand la chanson est de sa composition. En réalisant le sujet de conversation, Robyn relève la tête. « Et toi ? De quoi es-tu passionnée ? » C’est plutôt drôle de lui poser ce genre de questions quand on sait qu’il a passé ses années de Poudlard à enquêter sur ses gouts. Il ne se souvient pas l’avoir vu s’adonner à une quelconque activité pour le simple plaisir. Il la voyait très souvent dans la bibliothèque, ou dans les couloirs avec sa bande d’amis, mais elle n’était pas en train de pratiquer un véritable loisir. Quand il avait voulu en savoir plus, Avery n’avait pas pu le renseigner comme il l’avait souhaité. Il ne doute pourtant pas qu’elle puisse avoir une passion elle aussi. Tout le monde en a une. Certains ont plus de mal que les autres à la trouver, mais çà finit toujours par arriver. On est tous passionnés. Robyn, c’est le sport, la musique… et puis l’amour. Un amour qui s’effrite alors même que la relation n’a pas officiellement commencé. Ils s’aiment, mais surtout, ils ne cessent de se faire du mal. Leurs actions ne font pas que les blesser un peu plus dans leur cœur déjà brisé. Il ne répond rien quand elle lui fait remarquer ce qu’il avait déjà conscience. Il baisse simplement de la tête, coupable d’avoir été trop curieux, d’avoir voulu n’en faire qu’à sa tête, comme à son habitude. Sa question reste sans réponse, mais elle n’en reste pas là. Cinq mois. Merlin comme cela passe si vite. Cinq mois, c’est si peu dans une relation amoureuse. C’est même pas la moitié d’une année, c’est juste le début d’une idylle. Cinq mois, c’est le temps qu’il faut pour un couple à apprendre à se connaitre, à s’attacher à l’autre, à tomber fou amoureux. Sur le coup, y’a rien qui sort de sa bouche. Il ne sait pas quoi lui répondre, ne saurait si ses mots seraient assez bons pour pouvoir la réconforter et se persuader lui-même que ça ira. Il n’est pas idiot, il sait que cela n’ira pas. Quoiqu’elle fasse, y’aura toujours des cœurs brisés. Les lendemains seront difficiles, plus pour lui que pour elle. Cordélia détourne des yeux, et Robyn baisse les siens. Le fossé se creuse à nouveau sous leurs pas. Un peu plus à chaque mot qu’elle prononce. C’est déjà trop tard. Il est déjà accroché à elle comme il s’accrocherait à une bouée de sauvetage. Quand elle mourra, y’aura plus personne pour le sauver de la noyade. Il fronce des sourcils quand elle termine. Ses mots sont d’une absurdité sans nom. Qui peut bien être d’accord de mourir si tôt ? Sa vie ne fait que commencer, elle ne peut pas déjà s’arrêter en si bon chemin. Elle n’a rien vécu, elle n’a fait que rejeter le bonheur de peur d’être heureuse. Robyn lâche un soupir, de lassitude, de fatigue, de chagrin. Ses yeux reviennent s’accrocher à ceux de la rousse. Son regard est celui d’un condamné. Il est résigné à accepter la fatalité. « Ce que je veux ne semble pas en avoir non plus. Alors vas-y, fais-le. T’as qu’à me quitter, reprendre tes activités comme s’il ne s’était rien passé. Retrouver ta vie, faire comme si c’était la meilleure chose à faire. Jeter tout ce qu’on a vécu à la poubelle, oublier les semaines qu’on a passé. C’est comme ça que ça doit se terminer, n’est-ce pas ? » Faire le premier pas avant que l’autre ne le fasse. Elle tourne autour du pot, ce n’est pas dans ses habitudes et ça l’agace plus qu’il ne l’aurait pensé. Attendre que l’autre rompe est décidément la pire torture qui puisse exister sur Terre, alors il se lance. Maintenant, c’est fait. « Tu le dis toi-même, c’est une perte de temps. Arrêtons le massacre. Laisse-moi. Abandonne-moi. T’es douée pour ça. » C'est pas comme si elle ne l'avait pas déjà fait. Il ne lui en voudra pas. Pas elle. Il ne s'en prendra qu'à lui, c'est promis.

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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 7 Sep - 7:11

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Cordélia aimait bien embêter les gens. C'était une chose qu'elle faisait depuis qu'elle était toute petite, un moyen très particulier qu'elle avait de montrer son affection. Elle taquinait absolument tout le monde et depuis quelques temps il semblait que le brun ne pouvait pas y échapper non plus. Elle adorait voir sa petite moue contrariée – cela lui donnait envie de lui pincer les joues et de l'enquiquiner encore un peu plus. Robyn ne devait probablement pas comprendre pourquoi elle réagissait de cette manière. La plupart des filles agissaient avec minauderie autour de lui mais pour la rouquine, ce n'était pas une option envisageable. Elle refusait de se laisser aller à ce genre de stupidités qui n'étaient pas le moins du monde dans ses habitudes. Elle ne serait jamais tout sucrée tout miel, elle n'aurait jamais les mots doux et tendres qu'il espérait tant entendre sortir de sa bouche. Elle était un volcan, un poison, la touche épicé qui venait relever un peu la vie. Et si les gens ne pouvaient pas l'accepter, alors, ils n'avaient qu'à couper le lien avec elle – elle n'allait sûrement pas en pleurer « Trouve du temps pour. Ça te fera du bien. » Elle commenta, presque gentiment. Elle était persuadée que cela ne pouvait être que bénéfique pour Robyn de s'accorder un peu de temps seul pour lui même avec sa guitare. Il pourrait s'éloigner des foules une heure ou deux et juste profiter de la musique. Elle  ne le lui avait pas dit mais il jouait bien et sa voix était plus qu'agréable à l'oreille – ce dont elle avait été plus que surprise. Il devrait chanter plus souvent – même juste pour lui tout seul. Elle eut un léger sourire las à sa question cependant : Cordélia n'avait jamais vraiment eu l'occasion de se trouver une passion – ce n'était clairement pas dans ses priorités. Elle n'avait connu que le combat et l’entraînement et ses rares moment s de détente, elle les avait passé à boire pour oublier son passé. «Par rien. A part si picoler est considéré comme une passion. » Elle rajouta avec une touche d'humour pour ne pas sembler trop pathétique ou même juste triste. Sa vie n'était pas faite pour être plaisante et agréable. Elle n'était présente sur terre que pour une mission. Et rien d'autre et une fois qu'elle l'aurait accomplie, elle s'en irait – ayant perdue toute son utilité. « Mais je joue également d'un instrument – ce que tes petits espions n'ont probablement jamais pu te dire puisque personne à part mon fils et toi désormais ne le sait. » Le jour où elle avait réussi à mettre la main sur le violon de feu Aleksander Romanov, la rousse avait décidé d'apprendre à en jouer. Ce n'était pas son genre d'être tout particulièrement sentimentaliste mais quelque part, elle avait eu besoin de ce lien avec son ancien frère – malgré la tournure des événements entre lui et Sofia. C'était son plaisir coupable et il s’avérait désormais qu'elle n'était pas si mauvaise que cela dans le maniement de l'archer. Elle ne jouait que pour elle même et probablement que personne à part son fils ne l'avait jamais entendu même s'ils n'en avaient jamais parlé. Il ne pouvait pas comprendre à son jeune âge – et ce, malgré son intelligence évidente – ce que cela impliquait pour elle. Et comme pour beaucoup de choses, elle ne comptait pas le lui expliquer. C'était un peu pareil avec Robyn, finalement. Elle ne pouvait pas tout lui expliquer et pour son propre bien, elle était obligée de lui imposer des choses. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela ne faisait pas du tout plaisir à la Swan, loin de là. Secrètement, elle voulait rester à ses côtés, elle voulait élever cet enfant avec lui. Mais elle ne pouvait pas – elle n'en avait pas le droit. Le joueur de Quidditch ne pouvait pas envisager qu'elle avait un devoir et qu'elle état pieds et poings liés à celui-ci. C'était une chose que Gabriel lui avait appris malgré lui dans le passé : il ne fallait pas fuir ses responsabilités – pas quand la vie d'autres personnes en dépendaient. Et c'était ce qu'elle faisait aujourd'hui. Elle faisait passer le bonheur des autres avant le sien, elle sacrifiait sa vie pour que celles des autres ne se terminent pas de manière tragique. Mais comment expliquer ça à un garçon qui ne comprenait même pas que le monde était en permanence sur le point de sombrer dans le sang et le chaos ? Ses mots lui firent mal. Très mal et cette douleur se refléta dans ses prunelles vertes même si elle tenta de la garder pour elle-même. Il n'était pas le seul à souffrir dans cette situation, à être brisé par un mot de l'autre. Peut être pensait-il être le seul à être amoureux. Mais ce n'était pas le cas – elle l'avait aimé avant même de connaître son nom. Elle l'avait aimé avant même qu'il ne sache qu'elle existait. Lentement, sa main vint caresser sa joue une dernière fois alors qu'elle observait ses traits de ses yeux tristes – comme si elle essayait de graver son image dans son cœur. Malgré son sourire d'une profonde tristesse, elle vint poser ses lèvres quelques secondes sur les siennes dans un ultime baiser d'adieu, un baiser qui terminait ainsi cette brève histoire de la même manière qu'elle avait commencé, ici, à son domaine. « Toujours. » Elle chuchota dans un souffle quand elle mit fin à l'échange, avant de se relever et de se détourner de lui, partant rapidement sans se retourner. Traversant le château d'un pas rapide, elle sortit et ne fit pas grand cas de la pluie qui tombait pourtant à flot alors qu'elle commença à traverser le parc avec rapidité. Ce n'est que lorsqu'elle sentit les premiers coups qu'elle finit par s'arrêter au niveau d'un arbre, posant une main sur celui-ci et l'autre sur son ventre. Vraiment ? Elle venait de rompre avec Robyn et c'était le moment que leur enfant choisissait pour bouger pour la toute première fois ? Le tragi-comique de la situation fit pleurer et rire Cordélia en même temps. Alors que les larmes coulaient silencieusement sur ses joues, elle ne cessait de rire et d'hoqueter en même temps à cause des sanglots. Cordélia ne pleurait pas devant les gens. On la pensait sans cœur mais la vérité était bien différente et ce n'était pas la première fois qu'elle versait des larmes à cause de son ancien amant. Sa main toujours sur son ventre, elle finit par se détacher de l'arbre pour avancer et regarder le ciel. Les gouttes de pluie se mêlaient à ses larmes – comme si les nuages s'étaient décidés à partager sa tristesse. C'était fait. Tout était fini. Et elle en mourrait de chagrin.

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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 7 Sep - 23:58

Lui conseiller de trouver du temps pour, c’est bien une chose dont elle ne peut pas se permettre de faire. Elle est bien trop mal placée pour qu’il puisse en prendre compte. C’est comme si un fumeur disait à un autre d’arrêter de le faire. Néanmoins, Robyn ne relève pas. Son ton est doucereux et la paix entre eux est trop rare pour qu’il ne veuille raviver les blessures. Cordélia ne se laisse jamais véritablement aller à la tendresse et il ne souhaite pas gâcher ce petit moment. Pourtant, il trouve la situation bien ironique. Trouver du temps. Elle devrait appliquer ses propres conseils avant de les prodiguer aux autres. Les choses seraient différentes si elle l’avait fait. Ils auraient eu le temps de profiter de l’autre avant qu’elle commence à compter les derniers mois qu’il lui reste à vivre. Trouver du temps. Elle n’accepterait peut-être pas qu’il lui réponde qu’il n’en a pas assez. C’est comme lui rappeler qu’elle va bientôt finir au fond d’un trou. Et pourtant, c’est bien vrai. « Sans doute. » Répond-il doucement, en haussant des épaules.  Avec les entrainements, Rose et ses amis, Robyn n’a pas forcément l’occasion, ni l’envie de toucher à sa guitare. Elle est simplement devenue une œuvre d’art rangé dans son étui, posé contre le mur de sa chambre. Elle trône comme un tableau. Il n’y accorde plus que quelques regards nostalgiques et puis c’est tout. Il avait eu l’idée d’y rejouer quand une mélodie s’était naturellement installé dans son esprit durant les quelques jours de son énième disparition. Faut croire qu’elle ravivait tous ses premiers amours. Il aimerait connaitre ceux de Cordélia, qui lui répond une boutade, qu’il ne prend pas aussi bien qu’elle ne l’aurait probablement espéré. Elle est enceinte, elle n’a plus vraiment droit à ce genre de choses et l’idée qu’elle puisse continuer à le faire en mettant en danger leur bébé n’est pas une plaisanterie très drôle. Heureusement, la suite est plus intéressante et Robyn est moins tendu. Il esquisse un sourire, prenant son petit pic pour un compliment malgré lui. Ca lui met du baume au cœur de savoir qu’elle se confie un peu à lui – même si l’information n’est pas d’une grande importance. C’est bien qu’elle le considère plus que comme un simple garçon collant. « Lequel ? » Demande-t-il, intéressé. Maintenant qu’elle a commencé, elle ne peut plus s’arrêter. Il aimerait en savoir plus sur elle, il aimerait tout savoir, jusqu’à ses légumes préférés. Il s’imagine la demoiselle jouer au piano, ses doigts effleurant avec délicatesse les notes, ses yeux fermés, son esprit concentré, mais aussi ailleurs. Ce serait bien la première fois qu’elle serait apaisée par une activité. C’est une image qui lui plait assez pour l’accepter et s’en convaincre pleinement. La dernière image peut-être qui marque la fin d’une histoire de quelques semaines. Elle ne répond rien à son monologue et Robyn prend cela comme l’acceptation de la rupture. Ca y est. C’est fini, comme ça. Elle n’essaie même pas de le retenir, elle n’essaie même pas de le contredire, ni de lui prouver qu’il va le regretter. Elle ne réagit pas comme les autres demoiselles qu’il a côtoyé tout le long de sa vie et c’est bien embêtant, ne sachant comment le prendre, ni comment réagir. Abattu, il ferme simplement les yeux quand ses lèvres viennent embrasser les siennes dans un ultime baiser. Il ne fait rien pour l’arrêter, et encore moins pour le continuer. Il est figé. Il a envie de pleurer, mais il l’a tellement fait depuis ses derniers jours qu’il n’en a plus vraiment la force. Peut-être que cette fois, il a compris que cela ne servait à rien de se battre dans le vide. Y’a que ce mot qui traverse les lèvres de Cordélia qui lui font l’effet d’un coup de poing en pleine figure. La sensation est désagréable, et lui donne l’impression de retomber dans le tourbillon dans lequel il était enfermé depuis ses dernières années. Des souvenirs remontent dans son esprit, le hantent alors même qu’il en a la certitude qu’ils ne lui appartiennent pas. Pourtant, ce sont bien les siens. Un seul mot, qui définirait toute leur histoire. Gabriel rouvre les yeux, mais Cordélia a déjà quitté les lieux. Sans prendre compte de la fatigue et du léger tournis qui l’accapare lorsqu’il met un pied au sol, il convainc Robyn, - qui a furieusement envie de rentrer chez lui et de s’emmitoufler dans sa couverture - se rhabille en vitesse et tente de rejoindre la rousse, mais il n’y a déjà plus personne dans le manoir. Robyn fait le tour de la demeure, sans en comprendre vraiment le sens, sans connaitre la raison de sa soudaine détermination. C’est confus dans sa tête quand ses yeux balayent le jardin du regard. Il est mêlé à toutes ses émotions qui ne sont pas les siennes, mais qui lui sont si réels. Il vient de rompre avec Cordélia, et pourtant, il a envie de se faire pardonner. Décidément, il ne sait plus sur quel pied danser. Mais plus le temps de se poser la question, elle est à l’extérieur et il l’aperçoit légèrement adossée contre l’arbre, comme si elle se sentait mal. Quand il arrive presque à sa hauteur, elle s’est reprise depuis quelques instants. « Mais qu’est-ce que tu fais ? Est-ce que ça va ? C'est le bébé ? » Mais fort heureusement, cela ne semble pas être le cas. Il s'approche, tente de discerner son comportement, et ne voit pas d'autre choix que de la sermonner comme elle a l'habitude de le faire à sa place. Les rôles sont inversés, ça change. « Tu devrais pas sortir comme ça, il pleut des cordes ! » Et c’est bien lui qui est l’inconscient dans le couple, c’est une grosse blague ! Ils n’y sont que depuis quelques minutes et pourtant, ils sont déjà trompés de la tête au pied. Il l’incite à se diriger à l’intérieur d’un regard. « C’est moi qui suis censé partir, rentre, tu vas tomber froid. » Et c’est un ordre non discutable. Quand elle baisse les yeux, croise son regard, il comprend qu’elle n’est pas tout à fait dans son état. Elle pleure et ses sanglots se mêlent à la pluie sur son visage mélancolique. « Me dis pas que tu pleures pour moi, je te croirais pas. Je le mérite pas, je suis qu’un idiot. S’il te plait, arrête, calme-toi, je ne pensais pas ce que je disais. » Qu'il ajoute en rangeant quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles. Il laisse ses mains sur son visage pour l'observer avec attention, caresse du bout des doigts ses joues, avant de l'attirer, l'obligeant à se blottir contre lui. « Ca ira, d'accord? » Dit-il en la berçant comme l'aurait fait Gabriel avec Sofia.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Lun 8 Sep - 0:39

Je me perds à vouloir me défaire
de tous ces liens qui nous serrent
Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Cordélia aurait voulu avoir du temps pour elle. Elle aurait voulu pouvoir faire autre chose que se battre et courir pour sa vie. Cependant, elle n'avait jamais eu le choix. Depuis qu'elle était toute petite on lui avait imposé un rythme de vie infernal et maintenant que l'imminence de sa mort se rapprochait elle se rendait compte qu'elle n'avait jamais réellement vécue. Elle n'avait été qu'une arme à la disposition du Bien et jamais une véritable jeune fille, une personne dont on se souciait et qu'on traitait avec amour et respect. Elle n'était qu'un objet qui avait une fonction et un but. Et si les quelques instants qu'elle avait pu passer avec Robyn lui avaient donné la sensation de renaître, cela ne suffisait pas à effacer les mauvais traitements qu'elle avait subi. Elle n'était même pas capable d'imaginer ce qui pourrait lui faire plaisir – comment elle pourrait passer son temps libre. C'était des questions qu'elle n'avait jamais eu à se poser jusqu'à ce jour. Et qu'elle n'aurait jamais à se demander de nouveau – alors, pourquoi se torturer ? Elle soupira lentement en voyant la tension sur le visage de Robyn alors que ses yeux roulent de lassitude. Il n'avait visiblement pas compris qu'elle blaguait et que non, même si ça la gonflait, elle n'avait pas bu ou fumé depuis un petit moment. Depuis qu'elle avait décidé de donner une chance à cet enfant qu'elle ne connaîtrait jamais et de veiller à ce que Freya ne lui vole pas son cœur. « Je n'ai pas bu depuis deux mois, ne me lance pas ce regard désapprobateur. » Elle grogna en entortillant ses propres cheveux roux autour de ses doigts pour tenter d'évacuer la tension dans chacun de ses muscles. Bien qu'elle était profondément agacée par moment par le brun, jamais elle ne se permettrait de s'en prendre physiquement à lui. Elle se refusait à lui faire le moindre mal malgré l'ardent désir de Freya de le faire souffrir mille morts. Jusqu'à ce jour, la rouquine avait toujours réussi à tenir son ancienne psychotique de mère loin de son amant mais elle avait peur de ce que celle-ci pourrait lui faire si jamais elle réussissait à prendre possession de son corps. Encore une des nombreuses phobies de la jeune Swan. « Tu peux toujours essayer de deviner. » Elle le taquina avec un clin d’œil, bien décidée à ne pas lui livrer son secret aussi facilement. Elle aimait bien les jeux et autres challenges et si le brun voulait en savoir un peu plus sur elle, il allait devoir se creuser les méninges. Ou pas. Cette rupture qui n'en était pas réellement une puisqu’ils n'étaient pas en couple sonnait le glas de toute évolution possible entre eux. C'était une certitude que la rousse avait encore du mal à accepter alors qu'elle regardait le ciel. Elle ne pouvait imaginer sa vie sans lui c'était à la fois bien trop douloureux et bien trop étrange. Il était une partie d'elle – la plus belle sans le moindre doute possible – et elle se sentait désormais vide. Elle se retourna cependant quand elle entendit des pas derrière – surprise de le découvrir à ses côtés – avant de regarder de nouveau le ciel avec attention. Elle était complètement perdue – une myriade de sentiments venant l'assaillir et la faire presque défaillir. « Non... Il va bien il a même... Il a même bougé pour la toute première fois. » Elle chuchota du bout des lèvres, ses doigts caressant toujours son ventre arrondi. Bien qu'elle ait déjà un fils c'était la première fois que la sorcière était enceinte et c'était donc sa première expérience du genre. Et elle devait bien admettre que si c'était une sensation plus qu'étrange c'était également merveilleux. Seulement, elle n'aurait jamais formulé ça à voix haute et encore moins en présence de Robyn. Elle ne l'aurait émotionnellement pas supporté et ça aurait été cruel de lui infliger ça tout en sachant qu'ils ne pourraient pas élever ce bébé. « J'aime la pluie. » Elle commenta juste avant de finalement tourner son regard vers lui. Les larmes coulaient toujours silencieusement sur ses joues mais elle n'essaya pas pour autant de les chasser. C'était trop tard, il avait du probablement déjà les voir et elle n'en serait que plus ridicule si elle niait le fait qu'elle avait bien pleurniché pour lui. Secouant légèrement la tête, c'est avec un sourire triste qu'elle consentit à lui répondre, son pouce tapotant tout doucement son propre ventre arrondi comme s'il battait la mesure d'une musique silencieuse « Je n'ai jamais attrapé froid en vingt-trois ans. Toi par contre, tu as déjà de la fièvre. » Elle contesta, plus amusée que véritablement en colère. C'était le seul point positif à la présence de sa sociopathe de mère en elle. Cordélia ne tombait jamais malade et elle n'avait donc pas à se soucier de ce genre de choses. Robyn ne pouvait pas en dire autant. Elle le laissa venir prendre son visage entre ses mains sans protester – se contentant de le fixer de ses émeraudes vides et tristes. Elle n'était pas la seule à lancer des signaux contradictoires et cela ne rendait la situation que plus difficile pour la rouquine. Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire, si elle devait le repousser ou au contraire le garde auprès d'elle pour toujours. Elle était complètement perdue. « T'es le roi des idiots. » Elle souffla en guise de réponse, restant quelques secondes silencieuse avant de reprendre « Tu le pensais. » Elle affirma, convaincue de cela. Et elle ne pouvait pas le blâmer. Il n'y avait pas de gentil ou de méchant dans cette histoire – du moins, pas dans l’équation de base que le brun connaissait. Ce qui les séparait pour toujours les dépassait de loin et il n'y avait rien qu'ils puissent faire pour combattre ce foutu destin. Quand il vint l'étreindre, la première réaction de Cordélia fut le désir de le repousser. Elle ne pouvait pas autoriser cette affection, cette dépendance mutuelle. Ils avaient pris une décision commune et ils devaient s'y tenir. Cependant, malgré elle, ses mains trouvèrent leur chemin jusqu'au dos du jeune homme et elle lui rendit son étreinte, le pressant tout doucement contre elle. D'eux mêmes, ses yeux se fermèrent alors qu'elle humait son tshirt, sa tête se reposant sur son torse. Dans ses bras, elle étai apaisée. Dans ses bras, elle se sentait enfin bien. C'était cependant une chimère, une illusion. Les problèmes étaient toujours là et ils ne partiraient pas de sitôt. Mais elle était si bien. Elle était avec lui.

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Sam 13 Sep - 23:04

Robyn grimace à l’entente de sa réponse et si le but était clairement de le rassurer, il ne fait que renforcer le sentiment d’impuissance. Il n’a aucune emprise sur son comportement et s’il est clairement très heureux d’accueillir l’enfant conçu avec Cordélia, il lui arrive parfois d’avoir des éclairs de lucidité. Elle n’est pas prête à avoir un enfant, et l’idée même de pouvoir mettre en danger le bébé avec sa mauvaise hygiène de vie ne semble traverser que rarement l’esprit de la rousse. Elle se fout bien de le perdre, elle n’en voulait pas. « Bravo, tu mériterais une médaille. » Applaudit-il pour son grand effort. Ils devraient peut-être même le fêter en pétant une bouteille de champagne et jeter en l’air les premiers mois d’une telle torture pour la demoiselle. La lassitude d’être jugée se lit sur le visage de la sorcière, mais Robyn n’y fait guère attention et ignore ostensiblement son manège. Elle peut enfin comprendre la frustration d’être constamment jaugé d’un regard sévère et presque hautain de sa compagne. C’est chiant, n’est-ce pas ? Il aimerait presque le lui faire remarquer mais s’abstient de tout commentaire qui pourrait mettre un peu plus d’huile sur le feu. Nul doute qu’à sa place, elle aurait pris un malin plaisir à le faire, même alors qu’elle aurait été présente pour se faire pardonner. Mais Robyn est plus doué pour les relations humaines qu’elle ne le sera jamais. Néanmoins, elle se prête au jeu et lui propose même une petite devinette, redescendant un peu la tension qui traverse les deux amants. L’idée s’est installée naturellement dans son esprit quand elle lui a avoué jouer d’un instrument. Un sourire en coin, il entre volontairement dans son jeu et avec un plaisir certain de la voir soudainement plus ouverte que quelques minutes plus tôt. « Si je le trouve du premier coup, je gagne quelque chose ? » Demande-t-il, un brin taquin. Il n’est pas vraiment en position de pouvoir exiger une quelconque récompense mais soit, il n’a rien à perdre. La bonne humeur finit par laisser place au chagrin. La lutte est terminée, les deux partis ont perdu la guerre. Egalité, y’a que les cœurs qui se sont brisés. Ses yeux s’écarquillent à ses paroles, réalisant l’impact de ses mots. Le bébé. Robyn y croit dur comme fer, c’est définitivement un signe du destin qu’il se mette à bouger dans une situation aussi désespérée que la leur. Son regard glisse jusqu’à son ventre, s’arrête sur la forme arrondie. C’est bon signe qu’il bouge, n’est-ce pas ? Il est plus vivant que jamais. Le joueur de quidditch ne sent rien, ne sait ce que l’on peut véritablement ressentir aux premiers coups du futur bébé, mais il en est tout autant ému par l’idée qu’il puisse grandir chaque jour un peu plus en elle. C’est bien qu’il existe un « nous » qui les représente sur cette Terre. Il esquisse un sourire, se met à rire doucement par nervosité, alors qu’elle lui annonce aimer la pluie comme elle lui annoncerait une information anodine. Il lève les yeux vers le ciel noir quelques instants, réalisant qu’ils partageaient au moins quelque chose en commun. Lui aussi l’aime. C’est plus romantique qu’un ciel sans nuage. Quand son attention revient vers elle, ses yeux s’accrochent au sien. Perplexe, il lâche un petit rire à la comparaison de leur état de santé. C’est vrai qu’il n’est pas au meilleur de sa forme, mais ce n’est pas si grave. Il a vécu pire. S’y connaissant très bien, tombant malade aussi facilement qu’il changeait de chemise, Robyn ne s’inquiète pas. Inconscient, que sa mère crierait sur tous les toits en entendant ses pensées. « Jamais ? » Répète-t-il, surpris par le fait qu’on ne puisse pas être malade. Elle en a de la chance. Elle peut sortir pieds nus en pleine nuit, sous une pluie battante sans se soucier des conséquences. La tempête semble être passée entre eux alors même qu’ils viennent de rompre. Il s’en veut de lui avoir dit toutes ses choses, d’avoir voulu cesser leur histoire alors même qu’il n’en avait aucune envie. Lassé par leurs disputes constantes et leur bras de fer qui n’en finit jamais, il a suivi l’opinion qu’elle semblait avoir les concernant. Mais Robyn, il aimerait que leur histoire marche, qu’elle ne soit pas qu’une succession de cris et de pleurs. Il acquiesce doucement à ses paroles. « Je sais. Je sais. » Et encore, le mot est bien faible pour pouvoir le qualifier. Si cela ne tenait qu’à lui, il se traiterait de tous les noms possibles et inimaginables. Il vient l’étreindre tendrement, la protégeant presque de la pluie qui s’abat encore sur eux, alors qu’il s’approche pour lui murmurer à l’oreille « je suis désolé », jusqu’à glisser pour venir effleurer sa joue et descendre à ses lèvres. Un baiser avec toute la tendresse qu’un homme peut donner à une femme qu’il aime profondément. Un baiser d’un amour véritable comme il en existe peu. Robyn demande le pardon pour tout ce qu’il a pu faire pour la blesser, autant dans le passé au nom de Gabriel, mais aussi dans le présent. Sans qu’elle ne prenne garde, il s’abaisse et l’attrape pour la porter élégamment contre lui comme il porterait une véritable princesse, et ne lui laissant aucune possibilité de fuir ni de débattre, il l’emmène déjà vers la demeure. Ne doutant pas de ses paroles, il ne préfère néanmoins pas qu'elle tombe pour la première fois malade à cause de lui. Allez, on oublie tout et on recommence. C'est la bonne cette fois, il le sait, il le sent au plus profond de son être.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Sam 13 Sep - 23:44

Je me perds à vouloir me défaire
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Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Peu importe ce que Cordélia pourrait faire, elle ne perdrait pas le bébé et ça, elle avait fini par le comprendre. Freya elle-même le protégeait pour s'assurer une enveloppe charnelle convenable et la rouquine aurait pu descendre des litres de vodka que cela n'aurait eu aucun impact sur l'enfant. Mais bien sûr, Robyn ne pouvait pas le savoir. Il ne pouvait pas deviner que trois entités se disputaient ce corps qu'il chérissait tant et que si deux d'entre elles étaient – relativement – bonnes, la troisième était en réalité Satan avec un vagin. Ce n'était que lorsqu'elle avait compris qu'elle ne pourrait pas empêcher la venue au monde de ce petit être qu'elle avait refermé ses bouteilles et éteint ses cigarettes même si cela lui coûtait bien plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Cordélia en avait besoin. Cela l'aidait à tenir, à endurer la présence quasi-permanente d'une sociopathe dans sa tête. Cela lui apportait un réconfort certes maigre mais nécessaire. Le joueur de Quidditch ne comprendrait jamais cela, il vivait encore dans un monde pour enfants, un monde pour naïfs qui ne connaissaient pas la réalité et sa cruauté. Et elle ne voulait pas être celle qui lui enlèverait les œillères des yeux. S'il pouvait continuer à vivre comme ça jusqu'à sa mort, ça lui allait parfaitement. Cependant, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être agacée par sa complaisance. Elle ne supporterait déjà pas un tel comportement de la part de son propre père, ce n'était vraiment pas de la part de Robyn qu'il allait mieux passer. Ce n'était qu'un enfant – pour qui se prenait-il pour lui faire ainsi la morale ? « Tu t'attendais à quoi ? Je te rappelle que je ne voulais pas de ce bébé. Il est là, ça me fait chier, mais je fais avec. J'ai pas pu fumer ou boire depuis deux mois à cause de lui alors viens pas me casser les ovaires avec tes reproches et tes regards noirs. » Elle grinça alors qu'elle le fusillait de ses yeux pâles. Il avait le beau rôle lui. Il n'avait pas à supporter les nausées matinales ou la sensation permanente d'être un mini éléphant – alors qu'il ne vienne pas la faire chier avec ses réflexions désagréables. Elle soupira alors que finalement, ils abordaient un sujet plus plaisant – comme deux enfants qui se testaient et apprenaient à mieux se connaître. Elle avait l’œil pétillant et le sourire en coin alors qu'elle ne cessait de l'observer. Elle vint lui pincer la joue tendrement, juste pour l'embêter un peu plus qu'elle ne le faisait déjà. « Peut être. » Il fallait déjà qu'il trouve et elle doutait sincèrement qu'il y arrive du premier coup. Non pas qu'elle doutait de son intelligence – quoi que – mais il n'avait aucun indice qui pouvait le guider sur la bonne voie. Du moins, pour ce domaine vu que visiblement ses pieds l'avaient conduit jusqu'à elle dans le jardin. Elle pensait sincèrement qu'il serait déjà reparti et elle n'imaginait pas une seule seconde qu'il aurait pu voulu la rejoindre dehors. Tout était fini, c'était lui qui l'avait finalement décrété – alors pourquoi était-il toujours là ? Ils étaient un cercle sans fin, ils revenaient toujours l'un à l'autre pour mieux se quitter. Ils se retrouvaient pour se perdre. Ils se perdaient pour se retrouvaient. C'était tout aussi plaisant que douloureux. Alors qu'il rit, elle prend l'une de ses mains pour la déposer sur son ventre sans le quitter des yeux. Elle déplace ses doigts pour qu'il caresse son ventre, leur enfant à venir. Ils ne l’élèveront jamais mais cela ne veut pas dire que pour un temps, même à demi-mots, ils ne peuvent pas l'aimer. Elle sourit tendrement à sa surprise, alors que de nouveau ses yeux s'échappèrent pour regarder le ciel noir au dessus de leurs têtes. Il ignorait bien des choses. « Disons que c'est le seul point positif à mon état de santé pour le moins particulier. » Elle haussa tranquillement les épaules sans aller plus loin, ne pouvant lui en confier plus à son sujet. Freya veillait à ce qu'elle reste en état de marche au cas où elle finirait par avoir le dessus et c'était probablement la seule chose pour laquelle elle pouvait lui être reconnaissante. Ce corps avait ses défauts mais au moins la rouquine n'était jamais dérangée par un rhume ou une fièvre. Cela lui permettait de faire bien des choses. Mais cela était complètement inutile quand venait le moment d’interagir avec les autres et si Cordélia était très douée pour un très grand nombre de choses, les relations sociales n'en faisaient pas partie. Blottie contre Robyn, elle se sentait bien. Elle se sentait apaisée. Elle était toujours mal et en colère mais il était là. Il était avec elle. Et à cet instant précis, il n'y avait rien qui comptait plus que ça. Elle ne put s'empêcher de faire la moue à ses excuses mais cela ne lui empêcha pas pour autant de répondre à son baiser, la sorcière venant grignoter tendrement ses lèvres avant de glapir en le sentant la soulever. Tout naturellement, ses bras vinrent s'enrouler autour de ses épaules pour ne pas trébucher alors qu'elle le regardait dans les yeux, venant recolle finalement ses lèvres contre les siennes dans un murmure. « Je ne veux pas d'un autre. » Elle chuchota « Je n'ai jamais voulu que toi. » Elle rajouta entre deux baisers, lents et amoureux. Une confession à demi-mots sur la vraie nature de ses sentiments à son égard. Elle était peut être morte une fois, mais même la grande faucheuse n'avait pas réussi à lui prendre ses sentiments pour lui. Ils étaient bien trop forts, bien trop profondément inscrits en elle pour qu'on puisse les lui retirer. Quoi qu'il puisse se passer, elle aimerait toujours Robyn plus que tout au monde.

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Robyn Lysaght
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 14 Sep - 21:19

Cordélia dénigre l’être humain qui vit en elle. Il n’est pas encore né et il se retrouve déjà à devoir supporter une mère qui ne veut pas de lui. Profondément blessé par les paroles qu’elle prononce d’une froideur glaciale, Robyn fronce des sourcils. Il roule des yeux, accentue volontairement ses réactions dues à sa colère, forçant les traits du visage pour la blâmer alors même qu’elle lui demande de cesser de la dévisager. Il ne compte pas prendre de gants avec elle, pas alors qu’elle se montre aussi désagréable avec lui. Il est normal qu’il s’inquiète pour sa santé et celle du bébé. Sa réaction semble totalement inappropriée aux yeux du jeune homme. « Mais tue-le alors si t’en veux pas ! Tue-le qu’on en finisse pour que tu puisses aller te bourrer la gueule et fumer tes putains de clopes comme tu l’entends ! » Gronde-t-il, en roulant des yeux d’exaspération. C’est la première fois qu’il se montre aussi grossier avec une femme. Il n’aurait pas dû, mais les mots sont sortis sans qu’il ne puisse les arrêter. Ne supportant pas l’idée qu’elle puisse penser d’une telle manière d’un être aussi pur que leur futur enfant, il s’était emporté. Et pourtant, il avait déjà connaissance de ses sentiments envers celui-ci. Elle était sur le point de le tuer quand il est parvenu à arrêter miraculeusement son geste. Il aurait peut-être dû la laisser avorter d’elle-même, il aurait laissé la chance à ce gosse de ne pas naitre dans une famille qui ne souhaitait pas de lui. Mais les choses étaient faites et aujourd’hui, il était encore en elle. A présent qu’elle avait décidé de le garder, elle ne pouvait se permettre d’agir comme bon lui semblait. Il y avait des vies en jeu, une vie qui comptait sur elle pour ne pas tout foutre en l’air. Il la fusille du regard, aucunement prêt à céder à l’un de ses énièmes caprices. Robyn est prêt à passer par une énième dispute s’il le faut véritablement. Le jeu qu’elle instaure entre eux leur permet de souffler un instant et c’est avec les yeux d’un garçon de cinq ans qu’il répond à sa devinette par ce qui lui semble être une évidence. Il ne voit pas un autre instrument avec elle, pas une autre activité avec laquelle elle pourrait se réaliser. « Le piano ? » Sans véritable justification pour avoir choisi celui-ci plutôt qu’un autre, Robyn est persuadé d’avoir trouvé la bonne réponse et de toucher du bout des doigts la récompense. Quelle déception quand il apprendra que ce n’est pas le cas. Une déception qui grandit chaque seconde un peu plus et qu’il tente de dissimuler. Robyn n’a jamais été convaincant en petit-ami parfait. A Poudlard, il parvenait toujours à blesser ses compagnes, même alors que l’intention n’était d’abord pas mauvaise. Recoller les morceaux est une activité qu’il avait toujours détestée pour la simple et bonne raison qu’il était un boulet. Il ne savait jamais de quelle faute il devait se faire pardonner et encore moins de quelle manière il devait s’y prendre. Et pourtant, ce soir-là, il parvient à réconcilier leurs cœurs. Ses yeux brillent quand sa main vient toucher son ventre et le caresser avec tendresse pour sentir les petits coups de leur merveille. Des petits coups qu’il perçoit à peine mais qui le rendent heureux. Alors c’est ça, le bonheur ? C’est se sentir rempli de joie en prenant conscience qu’on est bientôt papa ? C’est revoir le sourire de sa bien-aimée après avoir passé une tempête de sentiments négatifs les envahir quelques minutes plus tôt ? Probablement. Il répond rien à sa réponse, acquiesce simplement, ne cherchant à vouloir en savoir plus. Ce qu’elle lui en dit, suffit pour le convaincre de sa révélation. Il n’a jamais eu aucun doute sur le fait que Cordélia puisse être spéciale. Elle ne faisait que le prouver un peu plus en lui avouant cette information. Il ne souhaite rien ajouter, cherchant simplement le contact de sa peau contre la sienne. Il ne fera plus jamais l’erreur de la rendre aussi malheureuse. Comme un couple fraichement marié prêt à entrer dans leur nouvelle demeure, Robyn l’emmène jusqu’à l’entrée, laissant volontiers à Cordélia le soin de l’embrasser avec tendresse et amour. Les mots doux qu’elle prononce après leur échange lui arrachent une expression de surprise. C’est la première fois qu’elle lui dit ce genre de choses, qu’elle lui ouvre autant son cœur. La première fois qu’il entend ce qu’il attendait depuis si longtemps. Il le savait, il n’avait cessé de le croire depuis leur premier échange de regards, ils étaient faits l’un pour l’autre, mais aujourd’hui, elle venait simplement de le confirmer et de renforcer tout l’amour qu’il portait pour elle. Emu par sa déclaration, il ne la quitte plus des yeux alors que ses lèvres reviennent prendre d’assaut les siennes, approfondissant leur baiser dans une valse langoureuse. Il arrive déjà maladroitement dans le manoir, se dirigeant vers le salon pour la déposer avec soin sur le canapé, puis prendre place près d’elle. Ses mains agrippent son cou, ses yeux plongent dans les siens, lui montrant toute la sincérité de son geste. « Je t’ai toujours aimé, et je ne cesserai jamais de t’aimer. » Et qu’elle le veuille ou non, elle est coincée avec lui. Il range ses cheveux derrière ses oreilles. « Je t’aime Cordélia. » Répète-t-il. Aucun doute possible dans l’authenticité de ses paroles tant sa voix semble armée de franchise. Il ne veut plus jamais qu’elle pense qu’il puisse un instant se servir d’elle. Il ne se permettrait jamais de la blesser ou de tenter de la manipuler d’une quelconque manière. Ce sera toujours elle qui passera avant les autres, avant le monde entier. Après un dernier regard empli de sous-entendus, la confortant dans l’idée qu’elle ne sera jamais que la seule reine dans son cœur, il l’embrasse avec sensibilité et délicatesse, ôtant son tee-shirt trempé pour le jeter derrière le canapé. Il se penche, l’allonge alors que déjà ses mains glissent sous son haut, caressant ses courbes avec un désir grandissant. Le désir d'unir leur amour dans leurs cœurs et leurs corps.

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Cordélia Swan
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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Dim 14 Sep - 22:09

Je me perds à vouloir me défaire
de tous ces liens qui nous serrent
Faut-il faire la guerre pour se plaire ? Faut-il faire l'amour et se taire ? Faut-il réduire au silence nos différences ? Faut-il fuir encore nos blessures ? Effacer le fer des morsures ? Se trahir, sans s'avouer nos différences. Ce qui nous attire nous sépare. Ce qui nous attire nous égare. Ce qui nous assemble nous ressemble.ROBELIA, chapitre IV



Ce n'était pas que Cordélia ne voulait pas de cet enfant – c'était plutôt qu'elle ne pouvait pas prendre le risque de s'y attacher. Elle savait qu'elle ne survivrait pas à cette grossesse et que si, en plus de son fils Gabriel, elle s'attachait à un autre membre de sa famille, elle ne pourrait jamais mettre un terme à sa propre vie. Et cela serait la chose la plus égoïste qu'elle ne pourrait jamais faire. Elle était un risque, une nuisance. C'était elle l'épée de Damoclès au dessus de la tête de tous les sorciers. Son existence ne valait pas plus que celle de milliers d'autres magiciens. Contrairement à ce que beaucoup de gens semblaient penser à son sujet, la rouquine ne se pensait pas meilleure que les autres. Elle avait conscience du fait qu'elle n'était qu'une raclure, un réceptacle pour sa mère et que son existence n'avait aucun autre but que de fournir à ce monstre un nouveau corps pour répandre le chaos et le désespoir. Tout ce pouvoir, cette force, elle ne le possédait que pour des mauvaises raisons qui faisaient qu'elle peinait encore à se regarder dans le miroir. Elle n'était pas le héros de cette histoire – elle en était le vilain, le monstre, le dragon à terrasser. Et si Robyn en était le prince, il se fourvoyait et prenait la méchante sorcière pour la belle sorcière. Peut être que c'était pour cela qu'elle avait tant besoin de le confronter à sa véritable nature, à sa méchanceté. A son absence totale de sympathie et d'empathie pour les autres. « Aurais-tu oublié que j'ai effectivement essayé de m'avorter un nombre incalculable de fois ? » Elle commença à répliquer, avec tout le sarcasme dans la voix alors qu'elle lui offrait son sourire le plus complaisant « Je n'ai pas réussi et j'ai donc fini par accepter que quoi que je fasse il viendra au monde. Je fais de mon mieux, okay ? J'ai pas eu le manuel de la parfaite femme enceinte et j'ai pas eu d'mère, tu t'attendais à quoi ? Désolée hein, c'est pas comme si j'avais choisi de lui arracher les entrailles en venant au monde, à choisir j'aurais préféré qu'elle soit avec moi plutôt qu'entrain de pourrir dans un coin et de se faire bouffer par des corbeaux. Tu te prends pour qui pour prendre tes grands airs et me juger, toi qui n'a fait que foutre ton pénis dans mon vagin avant de retourner roucouler auprès de ta poule ? Tu n'as pas de leçons à me donner. J'en voulais peut être pas de ce bébé mais maintenant qu'il arrive, je fais de mon mieux pour que ça soit dans les meilleurs conditions et ni toi ni ton paternalisme à deux balles ne pourront me faire remettre en question ma capacité ou non à être une bonne mère. » Le moins que l'on puisse dire, c'était que la rouquine ne l'épargnait pas. Puisque visiblement il avait choisi honnêteté et la vulgarité, elle en venait à lui rendre la pareille. Si Robyn amenait la dispute à un tout nouveau niveau, la rousse explosait toutes les barrières de la décence. Quand ils se disputaient, les deux jeunes gens ne connaissaient pas la demi-mesure et c'était la même chose quand ils jouaient. Elle ne put s'empêcher de glousser tout doucement à sa réponse alors qu'elle secouait tout doucement la tête. Faisant une légère pichenette sur son front, elle finit par le regardait avec un éclat amusé dansant dans le fond de ses prunelles claires. « Faux. Tu es même très loin du compte. » Pouvait-on faire plus différent qu'un piano et un violon ? Probablement pas. Mais cela ne l'étonne même pas. Il devait se baser sur le ressenti de Gabriel. Nul doute que Sofia aurait joué du piano mais ce n'est pas elle. Il n'y a pas le tragique, la douleur du violon chez le piano. Le piano est un instrument pour les Ravenclaw, le violon est celui des Slytherin. Le sien. Robyn aussi était sien, et ce petit grandissant en elle était « leur » . Un enfant, le produit de leur amour qui malheureusement arrivait au pire moment possible. Sofia aurait pu le mettre au monde et l'élever sans que cela n'affecte leurs deux vies, pas Cordélia. Elle devait encore trouver un moyen pour s'assurer que sa mère ne réussirait pas à passer de son corps à celui de l'enfant et c'était pour cela que dans le plus grand des secrets elle travaillait sur différents poisons qui l'aiderait à emmener la grande Freya avec elle dans la tombe. Bien évidement, c'était un sujet qu'elle ne comptait pas aborder avec le joueur de Quidditch. Il n'avait pas besoin de savoir que sa dite mort était en réalité un suicide – une nouvelle fois. Au moins avait-elle la satisfaction de se dire que personne ne pourrait se vanter de l'avoir tuée. Sa mort était encore la seule chose qui lui appartenait réellement. Ça, et ses sentiments profonds et sincères pour le brun. Elle ne faisait pas de transfert – elle distinguait parfaitement Robyn de Gabriel. Elle l'avait observé de loin pendant des années, dans l'ombre, tombant pour ce garçon ô combien agaçant mais terriblement attachant en même temps. Elle était amusée par sa réaction de surprise alors qu'elle lui rendit son baiser, s'amusant de nouveau à lui mordre les lèvres tel l'animal sauvage et capricieux qu'elle est. Il ne parviendrait jamais à la dompter mais peut être au final est-ce ce qu'il aimait vraiment chez elle. Elle n'était pas comme ces autres qui se pâmaient devant lui, elle continuait à être piquante et difficile. Cependant elle ne le quitta pas des yeux quand il se déclara alors que finalement, un sourire tendre venait arrondir ses lèves. Elle ne disait pas ces mêmes mots – pas encore – mais ses yeux, ô Merlin, ses yeux disaient mille fois plus. Ils racontaient l'histoire d'un amour qui avait traversé les siècles, d'un amour pour laquelle une femme était un jour morte et pour qui elle était encore prête à sacrifier sa vie. Il narrait la souffrance et l'horreur mais aussi l'infini et la beauté. Ils chuchotaient à Robyn la confidence de sentiments interdits et passionnés, sincères et dévoués. Ils brillaient de cet amour si profondément inscrit dans la chair de la rouquine que c'était lui qui la faisait encore vivre. Ses yeux, Merlin, ses yeux disaient plus de 'Je t'aime' à Robyn qu'il n'y avait d'étoiles dans le ciel au dessus de leurs têtes. « Tu es un idiot. » Elle souffla au bout d'un moment et pourtant, cela ne sonnait pas comme une insulte. C'était une caresse, un baiser composé de mots qu'elle venait déposer sur son cœur. Il était idiot mais peut être l'était-elle encore plus pour l'aimer malgré lui, malgré eux, malgré cette époque. Malgré la fin qui approchait. Elle ne le se débattit pas lorsqu'il l'allongea, pas plus qu'elle ne le fit quand elle sentit ses mains sur sa peau froide et humide. Lentement ses propres doigts vinrent caresser sa chair, redécouvrir chaque courbe, apprendre par cœur chaque creux qu'elle rencontrait. Du bout de ses mains, elle le redessinait comme elle l'aurait fait avec une œuvre d'art – avec son plus beau chef d’œuvre. Lentement, ses jambes vinrent encercler ses hanches – non pas seulement pour approfondir leur étreinte, mais aussi pour le retenir. Il n'avait plus le droit de partir, il n'avait plus le droit de la laisser. Et si elle devait mourir par amour, et bien tant pis. Au moins, pourrait-elle emporter avec elle cette image comme dernière pensée, comme dernier souvenir. Y avait-il une plus belle manière de mourir que par amour, une plus belle dernière pensée que celle de l'être vous regardant de ses yeux faits d'étoiles ? Certainement pas pour Cordélia.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Sam 27 Sep - 23:04

La douleur se lit dans ses yeux. C’est l’incompréhension qui règne à nouveau entre eux. C’est incessamment le même registre qui revient dans leurs conversations. Non, il n’a pas oublié qu’elle avait tenté par tous les moyens de tuer leur enfant. Elle avait même hésité à mettre fin à sa propre vie pour cesser ce massacre. Peut-être qu’elle y serait parvenu s’il n’était pas arrivé à tant dans sa chambre d’hôpital. Peut-être qu’après cela, il serait enfin parvenu à tourner la page et la rayer complètement de sa misérable vie de privilégié. Il se sentait pathétique dans sa manière de l’observer avec son expression déchirante et ses grands yeux mélancoliques. Il lâche un soupir, baisse des yeux, renfrogné. A la différence des mots qu’il avait prononcé quelques instants plus tôt, Cordélia pensait tout ce qu’elle venait de lui dire. Une longue tirade sur l’absence de sa mère, qu’évidemment Robyn n’aurait jamais pu deviner. Si elle, elle connaissait les Lysaght par cœur, lui, ne savait que ce qu’elle acceptait de faire circuler dans les couloirs de Poudlard. Et s’il se sent profondément désolé pour elle, il n’a pas décoléré. Il aimerait bien la prendre dans ses bras, embrasser le dessus de son crâne en lui disant qu’elle serait une bonne mère, mais ce serait mentir que de lui dire une telle chose. Elle n’a fait que confirmer un peu plus les doutes qui persistent dans son esprit. Si lui, se sent capable d’assumer de grandes responsabilités, elle, n’est pas prête à accueillir un bébé. Sa fierté mal placée le pousse à agir contre elle. La tension est toujours palpable et chaque parcelle de son corps transpire l’impertinence quand, hautain, il finit par répondre. « Et tu crois que sous prétexte que tu n’as pas eu de mère, tu peux te permettre de me considérer comme une merde ? » Il croise les bras, son regard revenant vers elle. Il montre ostensiblement une attitude désinvolte et indifférente à la situation, comme s’il était déconnecté, qu’il n’était pas concerné par cette affaire. « T’avais qu’à te protéger. Je suis pas le seul fautif. Je t’ai pas forcé à ouvrir les cuisses. » Annonce-t-il sans prendre de gant. Il est volontairement mauvais et intransigeant, ne supportant plus son attitude insolente. Elle se montrait à nouveau abominable avec lui, abusant de l’amour qu’il portait pour elle pour le détruire et écraser son cœur en morceau. Et si dans les premiers temps, Robyn s’était montré conciliant pour la séduire, aujourd’hui, il ne cherchait plus à cacher son propre avis. Cordélia a besoin de limites. Ils se sont trop souvent permis de la laisser agir comme une princesse, et Robyn avait bien l’intention de la faire redescendre sur Terre. Leurs sentiments aussi forts soient-ils rendent leur conversation aussi enjouée que ponctuée par de longues critiques acerbes. Quand le sourire est sur les lèvres de Robyn, il est aussi sincère que quand ses larmes coulent sur ses joues. Il est rayonnant quand elle tente de lui faire deviner l’instrument dont elle pratique. Persuadé qu’elle était faite pour être pianiste, il est désorienté que cela ne soit pas le cas. Après un temps de réflexion où il décide de faire le pitre en posant une main sur son menton, levant les yeux au ciel dans une expression exagérée, Robyn décide de retenter le coup. «  J’en sais rien… du violoncelle ? Du violon ? » Sûr de rien, il est néanmoins curieux de connaitre la réponse. Qui sait, peut-être que dans un futur lointain, ils finiront par jouer un duo, lui à la guitare et elle, à son instrument mystère. Et peut-être bien que leurs mélodies s’accorderont aussi bien que leurs corps. Ses baisers voluptés réconcilient leurs cœurs et leurs disputes interminables de deux égos meurtris. Les morsures qu’elle lui prodigue sur sa lèvre le fait sourire, réalisant qu’un tel geste ne pouvait qu’être bon signe de la part de sa bien-aimée et quand ses mots viennent interrompre leurs échanges dans une ultime déclaration d’amour, se mettant entièrement nu à elle, brisant toutes les barrières qu’elle n’avait cessé d’ériger pour les séparer, ses yeux croisent ceux de Cordélia. Elle ne lui dit pas qu’elle l’aime, elle lui dit plus que n’importe qui n’a jamais raconté. Il n’y lit pas qu’une extrême tendresse et affection qu’elle porte pour lui, il voit aussi leur histoire. Une histoire qui relie deux âmes sœurs. C’est bien plus que fort que ce que personne ne ressentira jamais, plus intense que tout ce qu’ils n’ont jamais vécu. Elle a beau lui dire que ce n’est qu’un idiot, Robyn voit en cela comme sa manière de lui prouver comme elle tient à lui. Son front contre le sien, il esquisse un sourire tendre, ému par leur échange presque solennel. C’est aussi formel qu’un mariage, mais à la différence du simple contrat, leur amour, eux, est inébranlable. Quand ses lèvres s’unissent à les siennes, c’est la promesse de ne plus jamais se quitter qui se forment silencieusement entre eux. Leur lien est scellé par les baisers éparpillés sur ses courbes arrondies, descendant jusqu’à sa poitrine, sa main glissant jusqu’à la cuisse enroulée autour de lui, ôtant déjà le superflu pour se concentrer à la partie la plus intéressante. Ils s’accrochent l’un à l’autre de la même manière qu’ils tiendraient à la vie, résolus à ne plus laisser échapper le bonheur qui leur tend les bras. L'abandon est total et tous deux, reprennent la place qui semble leur être dédié depuis toujours, dans les bras de l'être aimé.

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MessageSujet: Re: robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats. Sam 27 Sep - 23:39

Je me perds à vouloir me défaire
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Lorsque que les deux jeunes gens se disputent, cela prenait toujours des proportions absolument folles. Ils ne savaient pas faire dans la demi-mesure et en venaient à prononcer des mots d'une cruauté sans borne qui en feraient pleurer plus d'un. Pourtant, aucun des deux ne semblait prêt à rendre les armes et à signer l'armistice – et surtout pas Cordélia. Après tout ce qu'elle avait enduré – et notamment pour Robyn – elle ne pouvait pas accepter qu'on s'adresse à elle sur ce ton. Le brun avait tort de croire qu'on l'avait élevée comme une princesse. Si Aloysius s'était tout de même montré bon avec la rouquine, cela n'effaçait pas le fait qu'elle avait été éduquée comme une soldate et que les gens – et notamment, le directeur de Poudlard – avaient été très durs avec elle. Elle n'avait pas connu le temps de l'innocence et de l'amusement puisqu'elle avait du tout de suite se jeter à cœur perdu dans le monde des adultes. C'était un pan de sa vie qu'il ne pourrait jamais comprendre. A vrai dire, elle commençait à douter du fait qu'il puisse comprendre quoi que ce soit la concernant tant il était fermé d'esprit voire même un brin simplet. Ça en était navrant – Gabriel devait s'étouffer de frustration tout au fond de lui. « Non, mais le fait que sans exemple maternel j'ai quand même été capable d'éduquer mon fils pendant quatre ans seule me prouve que oui, dans ce domaine, je m'en tire mieux qu'une grande gueule dans ton genre. » Elle répliqua avec acidité en le regardant de haut en bas. Elle n'avait pas besoin de lui pour savoir comment éduquer un gosse – son fils, c'était seul qu'elle s'en était chargée et elle était plus que fière de lui aujourd'hui. Il était intelligent et indépendant et elle ne se faisait pas de souci à son sujet. Elle savait que même lorsque qu'elle serait décédée, celui-ci serait suffisamment débrouillard pour réussir sa vie. Il n'était peut être pas son enfant biologique mais elle se reconnaissait en lui et elle était heureuse de voir qu'il avait hérité de son caractère fort et à toutes épreuves. Ou presque. La sorcière pâlit nettement en entendant les mots de l'ancien Poufsouffle et sa main se leva seule pour venir s’abattre sur la joue du jeune homme. Elle réussit à la dévier au dernier moment – celle-ci s'écrasant alors douloureusement contre le mur derrière lui – mais elle ne put retenir son genou qui se propulsa violemment contre Robyn, le frappant avec une force extrême au niveau de son entrejambe. Un œil pour un œil, un pénis pour un vagin – ou des cuisses dans ce cas là. « Désolée, contrairement à toi peut être je ne reçois pas les gens chez moi – des gens qui d'ailleurs, s'invitent sans même me prévenir – avec l'intention de les sauter quelques minutes après. » Elle siffla, dangereuse alors qu'elle le regardait cette fois-ci avec une méchanceté si évidente qu'elle rendait ses prunelles claires bien plus foncées qu'à l’ordinaire. Elle était véritablement en colère contre le joueur de Quidditch et il aurait mieux fait de faire marche arrière avant d'amener cette conversation au point de non retour – surtout que Cordélia n'était pas connue pour être du genre pardonner facilement. Heureusement, leur conversation concernant les instruments de musique est bien moins violente alors qu'elle finit par rire tout doucement en le voyant faire le pitre, lui pinçant finalement la joue alors qu'elle ne peut s'empêcher de le couver du regard. « Du violon. Je joue bien du violon. » Elle lui concéda tout doucement dans un léger sourire presque timide, transformant son pincement en caresse alors qu'elle laisse ses propres yeux glisser sur la guitare du jeune homme. C'était fou comme ils avaient encore tant de choses à apprendre l'un sur l'autre quand leurs corps, eux, semblaient se comprendre à la perfection. Peut être au final était-ce - en plus de leur amour fou et passionnel – ce qui restait véritablement de Sofia et Gabriel, cette manière de s'accrocher pour ne plus se laisser partir. Plus jamais. Et peut être que cette fois-ci serait la bonne, peut être qu'ils parviendraient à ne plus se lâcher. Cordélia ne voulait plus penser, et elle n'en était plus véritablement capable alors que déjà, sa respiration avait un accro en sentant la main de Robyn s'occuper d'elle. Elle sourit et rompit leur baiser pour venir embrasser son cou alors que lascivement, ses bras s'enroulaient autour de ses épaules pour le ramener contre elle, toujours plus près. Ses lèvres remontèrent jusqu'à son oreille pour que pour la première fois depuis qu'ils se font l'amour, elle ne lui chuchote ce qu'elle désirait réellement – comme s'ils avaient franchi une nouvelle barrière dans leur vie de couple ,dans leur intimité. « Fais moi ressentir à quel point tu m'aimes. Montre le moi. » Rien qu'un chuchotement, mais aussi une provocation, un défi. Pour une fois, elle lui donnait carte blanche pour exprimer ses sentiments à son égard, une chose qu'il n'avait jamais réellement pu faire sans qu'elle ne tente de s’opposer à lui, sans qu'elle ne lui montre des signes de résistance. Mais aujourd'hui, elle était prête à s'ouvrir à lui et à le laisser l'aimer. Aujourd'hui, elle était prête à lui laisser voir un peu plus de la Cordélia qui se cachait derrière l'armure de fer qu'elle portait en permanence.

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robélia ⊰ j'ai rêvé nos ébats plus fort que nos combats.

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