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BRILINE « Lost in the Echo »

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Briseïs Vessalius
IT'S DRIVING ME CRAZY
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MessageSujet: BRILINE « Lost in the Echo » Mar 2 Sep - 13:26



Qu'est ce que pouvait représenter un livre ? Aux yeux de beaucoup cela ne semblait être qu'un assemblage de morceau de papier renforcer avec une couverture de cuir vu comment ils en prenaient soin. Pour d'autre, on voyait immédiatement qu'un livre avait une dimension tout autre et d'un regard en général on reconnaissait ceux pour qui un livre était source d'un savoir infini, souvent des esprits discrets, lunette sur le bout du nez et nez plongé dans une encyclopédie. On pouvait même imaginer que la fin du monde n'ébranlerait pas leur concentration, seuls la fin de leur lecture semblait pouvoir les ramener dans notre monde. D'autres par contre considérait le livre comme une distraction ou une sublimation de la féerie de notre monde, ceux-ci se reconnaissait par les étoiles qui pétillaient dans leur regard lorsqu'ils étaient plongé dans un roman d'aventure, ou une belle histoire d'amour. Cette passion que certain éprouvaient pour la lecture était bien un point commun qui liait le monde moldu au monde magique, c'était un point commun de chaque être vivant doté d'une conscience évoluée, après tout, chacun savait que les livres étaient de véritable recueil de savoir, celui qui niait ça était bien souvent un vulgaire abruti qui n'avait jamais ouvert un bouquin de sa vie, le pauvre homme. Bref, ce qui était certain, c'est que ce n'était pas le cas de notre chère Briseïs, la jeune femme était une grande lectrice, le mot était encore faible car la lecture était un de ses rares passe temps après le travail et enchaînait les livres par dizaine et collectionnait depuis des centaines et des centaines de bouquin. Elle n'avait pas de genre favoris dans ses lectures, elle dévorait aussi bien roman d'aventure qu'encyclopédie de la faune magique. La bibliothèque de son appartement avait finalement rendue l'âme depuis longtemps sous le poids des lectures de la jeune femme et celle-ci décréta a partir du décès du pauvre meuble qu'elle empilerait chacune de ses acquisitions de papier et de cuir là où l'âme de la pauvre bibliothèque devait persisté, si celle-ci avait une âme. En bref, aujourd'hui la jeune femme se perdait un peu entre les piles de bouquin qui décore un coin de son appartement, donnant un certain côté studieux et décalé à celui-ci sans trop l'être.

Mais aujourd'hui, elle n'était point dans son appartement où à son bureau au sein de ministère. La jeune femme n'était pas non plus en mission pour répertorier de nouvelles espèces à protéger ou ne chassait pas le braconnier aujourd'hui. Non, elle profitait d'une journée de repos pour vagabonder comme bon lui semblait aux travers du chemin de traverse, l'esprit légèrement troubler par ses récents rêves plutôt violent et le désir inavoué pour la silhouette d'une belle femme qu'elle n'avait plus vu depuis bien longtemps déjà, elle se demandait même pourquoi son visage restait graver dans son esprit, elle l'ignorait et cela lui faisait peur au fond... Très peur, trop peur peut-être. Et pour tenter d'oublier la belle, elle enchaînait les hommes dans son lit, espérant trouver celui qui pourrait faire s'évaporer de son esprit cette belle nuit passer en compagnie de l'objet de tout ses désirs. Mais cette pratique devenait de plus en plus douloureuse pour la blonde qui ne ressentait plus aucun désir pour la gente masculine à son grand désespoir, elle ne comprenait pas, elle n'assumait pas la pulsion qui s'éveillait en elle. Un soupir et une cigarette, elle espérait que cela apaiserait son esprit tandis que son regard se perd face à la vitrine de Flourish and Blotts magnifiquement décoré et emplit de livre que la jeune femme rêverait d'acquérir si seulement son budget lui permettait, mais vivre à Londres n'était pas toujours donné.

Son regard fut soudainement attiré par un visage familier, à l'ombre d'un comptoir, immédiatement elle l'a reconnu... La belle qu'elle tentait d'oublier, Briseïs ignorait qu'elle travaillait ici et se surprit à penser que cette femme était définitivement parfaite. Elle fut surprise de sentir un sourire incontrôlé se dessiner sur ses lèvres, un sourire absurde, car au fond d'elle, son cœur battait à cent à l'heure et la panique balaya tout sentiment de bien-être. C'était affreux, affreux de ressentir cela, de sentir son cœur s'emballer face au désir interdit, elle trembla intérieurement, voulant à la fois entrer dans la librairie mais aussi se retourner et s'enfuir le plus vite possible. Mais finalement, elle décida de rentrer dans la librairie... Si on peut appeler cela une décision, elle était encore en pleine panique lorsque sa main attrapa la poignée et ouvrit la porte du magasin, a partir de ce moment, il était trop tard pour retourner sur ses pas. Elle vit la belle quitter son poste pour s'engouffrer dans les rayons, Briseïs la suivit, le souffle court et bruyant, elle resta à quelques mètres de la femme, son regard prit le temps de détailler cette silhouette parfaite qui l'a faisait rêver. Son esprit s’embruma de désir et la jeune femme trébucha sur un livre sur le sol, chutant dans les bras de la libraire qui semblait plonger dans une recherche de bouquin. La chute fut plutôt violente pour Briseïs, immédiatement, elle eut comme premier réflexes de s'excuser mille fois sur une voix des plus fluettes et gênée ;

« Excusez-moi, je suis désolée, vraiment... Désolée... »

Elle releva la tête et se retrouva alors face à la femme avec laquelle elle avait sans doute partager sa plus belle nuit quelques mois auparavant. La blonde rougit, elle n'avait pas réellement l'habitude de ce genre de situation, surtout que maintenant, Emaline pouvait la reconnaître. A cet instant, la jeune Briseïs était à sa merci et cette situation... Était fort désagréable, elle n'aimait pas ça, elle était incapable d'articuler le moindre mot compréhensible, bien trop gênée par la situation qui ne semblait guère aller en s'améliorant.
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Emaline Thornworthy
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MessageSujet: Re: BRILINE « Lost in the Echo » Sam 6 Sep - 4:54



Le métier de libraire pouvait être incroyablement passionnant un jour et profondément ennuyeux le lendemain. Tout dépendait de la fréquentation de la librairie dans laquelle on officiait : les gens pouvaient tout à coup se prendre d’affection pour le dernier best-seller en vogue et se presser entre les étalages chargés d’ouvrages qui n’auraient pas la même chance que le petit nouveau que tout le monde s’arrachait. A l’inverse, il arrivait aussi que les clients fuient la boutique comme s’il s’était agi d’une maladrerie où croupissaient toutes sortes de maladies dangereuses et contagieuses. Comme si les livres pouvaient rendre malades – quoique certains en étaient bien capables.
Ce jour-là, à Flourish and Blotts, on était plus du second cas de figure que du premier. Il y avait bien eu quelques lecteurs invétérés et autres curieux, mais sans plus. La foule était loin de se presser aux portes, laissant l’endroit bien silencieux si l’on exceptait les bruits étouffés qui parvenaient de l’extérieur. La vie suivait son cours en dehors des murs de la librairie, et la belle vendeuse à son comptoir n’en était pas plus mécontente.
Emaline avait eu le temps de traiter les commandes et les personnes qu’elle avait vu défiler aujourd’hui ; elle avait fait un inventaire rapide de ce qu’il leur restait et ce qu’ils devraient se procurer bientôt s'ils ne voulaient pas être en rupture de stock au mauvais moment ; elle avait même pu faire la poussière sur certaines des antiques étagères qui se dressaient jusqu’au plafond, en profitant pour vérifier que les livres qui devaient rester à l’ombre ou bien attachés l’étaient toujours – il aurait été malheureux que quelques manuscrits un peu trop agressifs sèment la panique en décidant d’aller faire un tour.

La grande brune se retrouvait désormais à lire un roman pour lequel elle avait beaucoup d’affection – une fiction écrite par des Moldus, rien que ça. Née de parents sans pouvoir et sans lien avec le monde de la magie, elle avait été élevée dans une société où le surnaturel restait de l’ordre de l’imagination et rien de plus. C’était là qu’elle s’était passionnée pour ces histoires de chevaliers, de héros aux capacités incroyables, à ces univers oniriques et fantastiques qu’elle aurait tant voulu voir. Et sa lettre pour Poudlard n’avait en rien entamé cet amour qu’elle avait pour cette forme de littérature. Au contraire, elle pouvait ainsi comparer ce que les uns prenaient pour de jolies fables à dormir debout et ce qui était pure réalité pour les autres. Elle regrettait seulement que certains sorciers et sorcières dénigrent ainsi tout ce qu’accomplissaient ces gens sans pouvoirs. Ils auraient eu bien des choses à apprendre d’eux pourtant, et l’inverse était tout aussi vrai.
Mais l’ancienne Gryffondor ne pensait pas à ça, plongée qu’elle était dans sa lecture. Quoique la lecture en question ait été quelque peu perturbée par les pensées de la jolie brune.
Les rêves n’avaient pas cessé ; pire, ils avaient redoublé d’intensité, à tel point qu’elle s’était réveillée plusieurs fois assise dans son lit, en sueur et le cœur battant à cent à l’heure. Elle commençait à avoir des absences aussi, agissant mécaniquement tandis que son esprit l’envoyait loin, très loin, dans de grands paysages couverts de neige qu’elle ne connaissait pas, ou en tout cas ne pensait pas connaître. Les murmures étaient toujours là, répondant à ses pensées comme un écho désagréable dont elle se serait volontiers passée. Elle avait de plus en plus de mal à s’y retrouver et elle songeait sérieusement à aller voir un médecin avant de perdre la tête pour de bon.
En soupirant, la jeune femme marqua sa page et referma son livre, le rangeant quelque part où elle était sûre de le retrouver plus tard. Elle ne voyait pas l’intérêt de poursuivre plus avant sa lecture si elle devait s’arrêter tous les deux mots pour réguler ce qui lui passait par la tête.
Un miaulement rauque se fit entendre à sa droite ; tournant la tête, elle aperçut sur le comptoir de bois l’énorme chat qui servait de mascotte et de messager à l’intérieur de la librairie. L’animal était imposant, tant par son poil ébouriffé que par la couche de graisse qu’il recouvrait. C’était un vieux matou qui avait l’habitude de l’intérieur et de la poussière, et pour rien au monde il ne sortirait dans la rue sauf si sa vie en dépendait.
Emaline lui grattouilla gentiment la tête et sous le menton, générant un ronronnement satisfait tandis que le chat lâchait le morceau de parchemin qu’il tenait avant de s’en retourner d’un pas lourd vers son panier dans l’arrière-boutique. La libraire prit le papier. C’était une liste de livres à récupérer pour une commande.
Sortant de derrière son comptoir, elle s’éloigna dans les rayons à la recherche de ce qu’il lui fallait. Elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir et décida de se dépêcher et de récupérer ses livres pour s’occuper tranquillement du nouvel arrivant.
Elle entendit quelques pas derrière elle, puis l’exclamation surprise de quelqu’un qui venait de trébucher. Se retournant, elle eut tout juste le temps de rattraper au vol une grande blonde avant qu’elle ne s’écrase sur le parquet. Emaline la regarda et l’écouta s’excuser, lui trouvant un furieux air de déjà-vu ; mais ce ne fut que lorsque la demoiselle releva la tête vers elle qu’elle la reconnu.
Un fin sourire accompagna un haussement de sourcils. Elle lui était en effet familière, cette très jolie jeune femme aux longs cheveux dorés. Emaline se souvenait encore d’elle – elle avait régulièrement pensé à elle après leur nuit passée ensemble à vrai dire. Elle n’avait pas eu l’occasion de la revoir depuis, et avait fini par se dire que finalement, ce n’était qu’une histoire d’un soir parmi tant d’autres. Peut-être que les choses seraient un peu différentes après tout.
La brune l’aida à se redresser.

- Ce n’est rien, ça arrive à tout le monde.


Elle lui adressa un sourire calme mais plutôt content. S’il y avait bien une personne qu’elle ne s’était pas attendu à voir ici, c’était bien sa compagne d’un soir qui, après quelques verres, lui avait fait tant d’effet. Enfin, même avant d’attaquer les bouteilles, elle lui avait déjà trouvé un charme certain avec son visage aux traits si doux et sa longue chevelure dans laquelle elle avait adoré passé les doigts. Les souvenirs de la soirée lui revinrent tandis qu’elle détailla rapidement la jeune femme.

- Briseïs, tiens donc, ça faisait longtemps.

Elle n’avait pas oublié son nom – s’il y avait bien une chose qu’elle retenait admirablement bien, c’était les noms. Alors, celui-ci, elle l’avait gravé quelque part dans sa mémoire, là où elle savait qu’elle ne risquait pas de le perdre.

- Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?


Elle n’avait aucune idée de la vraie raison de la présence de la grande blonde dans la librairie. Pour elle, elle était simplement venue chercher un livre, et rien de plus.
Cela dit, la suite de la conversation risquait fort de la détromper à ce sujet.
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BRILINE « Lost in the Echo »

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